Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - octobre 2021.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine de l’article est toujours indiquée par un lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

***********************************

l’union 211020a
AUJOURD’HUI

La séance des Toiles filantes Graines de Démocrates.

Programme de courts-métrages européens pour la jeunesse, à partir de 7 ans.

Médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean Louis Debar, à 14 h 30.

Gratuit mais sur réservation au 03 26 35 68 40.

***********************************

l’union 211019b
Une rencontre autour du livre à Croix-Rouge

 

 

 

Basée rue Alain-Polliart au quartier Croix-Rouge, l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) a organisé « un après-midi autour du livre » afin de « promouvoir la lecture auprès des familles » . Ce fut l’occasion de rapprocher le livre des familles et de transmettre le plaisir de lire au pied des immeubles.

Cette rencontre s’est déroulée dans une ambiance conviviale entre les habitants du quartier, les animatrices et la présence de l’écrivaine marocaine Kabira Béniz (vêtue de jaune sur la photo), auteure du roman Le voile de la mariée qui décrit le combat d’une jeune femme pour échapper à la soumission des traditions et son départ en France, sur fond d’attentats et d’immigration clandestine.

 

 

 

***********************************

l’union 211019a
FAITS DIVERS : Ils veulent quitter l’immeuble touché par un incendie

Zacharia a constaté, atterré, l’état de son appartement où l’eau recouvrait tout son plancher. Il souhaite désormais partir. A.P.
- Agrandir la photo

Une demi-dizaine de foyers espèrent quitter le 23 avenue Léon-Blum après le violent incendie qui a frappé leur immeuble, samedi soir. Mais les démarches ne sont pas simples. Les expertises des assureurs sont très attendues.

Pour eux, le 23 avenue Léon-Blum, c’est déjà du passé. Six familles qui habitent sur le même palier ou dans les étages inférieurs du logement touché par les flammes, désirent quitter les lieux. « Les murs vont s’écrouler. Mes meubles sont foutus. L’odeur n’est pas supportable avec ma fille de dix mois et ma femme enceinte , lance Zacharia, père de famille. Il y avait de l’eau partout. Il nous faut un nouveau logement » , assène-t-il dans la foulée.

Comme lui, ils sont plusieurs foyers à désirer ardemment partir. « Les gens du cinquième, sixième et septième étages devraient tous être relogés. J’aimerais aussi saisir un expert qui puisse analyser tout l’immeuble » , explique Nacer Benadela, responsable associatif du quartier, qui est allé voir les sinistrés dès les premières heures. En entrant dans le bâtiment, les traces de suie sont visibles à partir du premier étage. L’odeur, quant à elle, est présente dès le rez-de-chaussée et devient même omniprésente plus on se rapproche du sixième étage. « On nous dit que tout va être nettoyé mais ça ne réglera rien. C’est impossible de revivre ici. J’étais tranquille chez moi, je n’ai rien demandé » , peste une autre locataire.

Relogées pour la plupart à l’hôtel Akéna de Bezannes, ces familles vivent des heures difficiles, particulièrement ce lundi, quand il a fallu reprendre le chemin du travail. « J’ai quitté l’hôtel à 7 heures. J’ai simplement avalé un petit-déjeuner car je suis sans cuisine. Je suis enceinte de trois mois, vous trouvez cela normal ? » , interpelle une mère de famille qui a dû jongler entre ses enfants, les appels à Plurial Novilia et les démarches administratives. « Vous savez, ici, il y a beaucoup de mères célibataires, de personnes qui ne parlent pas forcément français ou qui n’ont pas une bonne assurance » , explique-t-on.

Pas facile, dans ce cas, de trouver des solutions rapides. Pour tenter d’obtenir gain de cause, les familles désireuses de partir se sont toutes rendues à l’antenne Plurial Novilia du quartier. Les agents, qui ont reçu tous les locataires ce lundi, ont expliqué la démarche à suivre.

La guerre avec les assureurs

« Il faut contacter votre assureur et lui dire qu’une expertise doit être menée très rapidement en leur disant que l’incendie a été très grave » , souligne le bailleur social, qui explique qu’il a fait tout son possible jusqu’à présent. « Nous avons payé les deux premières nuits alors que nous n’étions pas obligés de le faire. Devant l’urgence, nous avons fait ce choix et aucune contrepartie ne sera demandée » , explique-t-on. Il faut dire que l’incendie s’est déclaré un samedi soir et que le personnel d’astreinte a dû parer au plus vite en dépêchant un bus et en payant des nuits d’hôtel aux locataires. Pour les nuits suivantes, le relogement est de la responsabilité des assurances. Certaines familles sont prises en charge jusqu’à vendredi ou samedi, d’autres jusqu’à mercredi.

Une chose est certaine, obtenir un nouveau logement ne se fait pas comme cela. Il faut que l’expertise l’exige. « Si cela n’est pas possible, il faudra faire une demande de déménagement classique » , expliquent les agents de Plurial Novilia. Et une mère de famille de résumer la situation : « Le choix final va être déterminé par un monsieur qui, s’il n’a pas envie, me dire non » , souffle une locataire.

Le gaz rétabli

Le gaz a été rétabli ce lundi après vérification totale du réseau. Les locataires peuvent donc se chauffer et cuisiner. Quant à la décontamination, elle est réalisée ce mardi. Toujours ce lundi, des policiers étaient sur place pour tenter de déterminer les causes de l’incendie. À l’heure actuelle, les raisons restent inconnues.

Les faits

Samedi 16 octobre dans la soirée , un incendie touche un appartement du sixième étage du 23, avenue Léon-Blum, dans le quartier Croix-du-Sud.

Une centaine de personnes ont dû être évacuées et six victimes ont été prises en charge par les secours. Plusieurs familles ont été relogées par Plurial Novilia.

Ce lundi , des foyers espéraient quitter leur logement mais attendaient toujours la visite des experts.

Jean-Marie Cornuaille

***********************************

l’union 211018c
Il n’insultait pas la police mais ses copains (dit-il)

Un après-midi de la semaine dernière, alors qu’ils patrouillaient près de la médiathèque rue Jean-Louis-Debar à Croix-Rouge, des policiers de la brigade anticriminalité ont vu un mineur qui les fixait du regard en criant « Cassez-vous, bande d’en… ! » . L’interpellation a suivi. Et le garçon d’expliquer qu’il n’insultait pas les policiers mais des copains qui se trouvaient derrière eux.

Il a pu répéter cette explication au délégué du procureur devant lequel il a été présenté.

***********************************

l’union 211018b
Environnement : Des rats plein le square Colbert

Les rats sont, au square Colbert, en terrain conquis. Il suffit d’observer les massifs quelques minutes pour en voir défiler à toute vitesse. Remi Wafflart
- Agrandir la photo

Il suffit de s’asseoir une dizaine de minutes sur la coursive en pierre du square Colbert pour réaliser combien les rats sont ici comme chez eux. Le problème ne date pas d’hier selon la Ville, qui a pris des mesures… radicales.

Aurore en a « une peur bleue » . Au point que la Rethéloise, qui traverse le square Colbert matin et soir depuis la gare pour rejoindre la rue de Talleyrand où elle travaille, a dû revoir son itinéraire quotidien afin d’esquiver « la seule bestiole sur terre » qui l’effraie : le rat.

Depuis cet été, selon elle, ils ont envahi le parc circulaire rénové en juin 2019 dans le cadre des travaux des Hautes promenades. Il suffit de se balader et de jeter un œil dans les massifs pour confirmer. Les rongeurs, visiblement bien nourris, ont bel et bien élu domicile ici. Et ils sont apparemment nombreux, trop nombreux.

« Ils me regardent sans bouger, c’est horrible » , poursuit l’Ardennaise, écœurée. « Quand on passe, ils ne fuient même pas ! » Souvent, « tous les jours » en fait, elle en voit traverser les larges allées. « Avant, c’était un ou deux, mais là, c’est matin et soir. Du coup, je passe par l’arrêt de bus. Mais j’en vois encore. Ils restent sur le trottoir, loin des buissons, ils n’ont pas peur du tout. C’est dégoûtant. Il y a des petits qui jouent au ballon, ici ; des jeunes qui s’allongent au pied de la statue. Et puis, je ne sais pas s’ils sont capables d’attaquer… L’autre jour, un Monsieur m’a dit : N’avancez pas, il y en a 5 ou 6 ! Je suis partie en courant. »

Elle n’avait jamais vu ça. « Au premier confinement, j’en ai bien aperçu des gros en ville, la nature avait repris ses droits (…) Ils sortaient d’un soupirail du passage Subé vers la place d’Erlon. Mais depuis 30 ans que je travaille à Reims, c’est arrivé une fois ! Alors que dans le square, c’est tout le temps. » Pour Aurore, qui n’a pas manqué d’alerter la Ville via Facebook il y a deux semaines, cette invasion soudaine aurait deux causes : « À mon avis, ça va avec les travaux des Basses promenades, ils ont été délogés. Et puis, comme le parc a été rénové, les gens viennent y manger. Ça a dû les attirer. Ils sont à la fête. »

Si Marie Dépaquy écarte la première hypothèse, elle confirme bien la seconde. Pour l’adjointe à la santé et aux affaires sociales, dont le service communal d’hygiène et de santé relève de la compétence, la présence des rats, « utiles » et « sympathiques quand on ne les voit pas », est bien liée aux déchets alimentaires. « C’est un coin où les gens pique-niquent. Si les détritus ne sont pas correctement emballés, ça les attire. Et quand la cantine est bonne, ils se passent le mot ! » note-t-elle, précisant que les équipes de nettoyage sont au courant et passent régulièrement dans le secteur. « Mais elles ne peuvent pas passer toutes les deux heures », modère l’adjointe, qui se souvient que le même problème s’était posé à Croix-Rouge il y a un peu plus d’un an. « Tous les quartiers peuvent être touchés à partir du moment où il y a des déchets alimentaires. »

Quand le nettoyage ne suffit plus, place à l’appâtage

Actuellement, deux lieux de la ville sont surveillés par les services : la place d’Erlon, car il y a beaucoup de monde et beaucoup de poubelles (mais pas encore de remake de Ratatouille ici) ; et le square Colbert, donc, pour lequel l’alerte a été donnée en début d’année. Là, puisque la prévention, à savoir le nettoyage, ne suffit plus, la Ville a décidé d’employer les grands moyens : « L’appâtage » . Les biocides en boîte ont été disposés au square depuis un peu plus d’un mois. On l’aura compris, les petites bêtes ne survivent pas à ce procédé dangereux pour la santé et l’environnement et donc utilisé uniquement en dernier recours.

« Les rats sont favorables au système, ils nettoient le réseau d’assainissement. Mais quand ils sont trop nombreux, ça devient dérangeant pour la population » , justifie l’élue. « Ils n’attaquent pas, mais à un moment, il faut réguler leur présence sur le domaine public. » Elle ajoute que les risques sanitaires sont minimes. En cas de doute, il suffit de se laver les mains, ou de nettoyer l’objet souillé. Dernière recommandation : « On ne nourrit pas les oiseaux en mettant de la nourriture au sol, car on peut attirer d’autres animaux. Et on ne laisse pas traîner ses déchets. » Qu’on se le dise !

Que faire s’ils arrivent à la maison ?

En matière de rongeurs et autres insectes « nuisibles », la Ville n’intervient que sur le domaine public. « Sur le domaine privé, nous accompagnons pour diagnostiquer et expliquer comment s’en débarrasser, précise Marie Dépaquy. Pour ce faire, nous communiquons les coordonnées de personnels qualifiés pour intervenir. Les Rémois peuvent nous appeler quand ils ont un problème de nuisible, comme des rats, des puces de lit, des cafards… »

Marion Dardard

***********************************

l’union 211018a
Après l’incendie de l’immeuble, des habitants dans le désarroi

L’appartement d’où est parti le feu a été ravagé ; les autres ont été nettement moins touchés.A.P.
- Agrandir la photo

Hier, l’heure était aux constats pour les habitants, parfois désemparés, du 23 Léon-Blum à Reims, après le violent incendie de la veille. Des solutions d’urgence ont été proposées.

On va faire comment ? On ne peut pas vivre ici ! Ma femme est enceinte, j’ai une fille de 10 mois, il nous faut un autre appartement. À qui faut-il s’adresser ?… » Ce dimanche 17 octobre au matin, Zacharia était complètement désemparé. Cet habitant de l’immeuble 23, avenue Léon-Blum à Reims découvrait avec consternation l’état dans lequel se retrouvait son appartement du troisième étage après l’intervention des pompiers la veille au soir pour combattre un violent incendie survenu dans un logement du sixième, et qui avait mis en émoi ce quartier populaire de Croix-du-Sud. Son plancher n’était effectivement plus qu’une grande flaque d’eau. La trace d’une immense fuite souillait son plafond.

Départ à plus de trois heures du matin

Zacharia fait partie des locataires qui avaient été obligés de passer la nuit en dehors de chez eux une fois l’intervention des pompiers finie. « Moi, je suis allé dormir chez mes parents à Orgeval. » D’autres comme Éliane, du sixième, voisine de palier de l’appartement d’où est parti le feu, ont dû attendre longtemps avant d’être évacués dans un hôtel ou au centre international de séjour (CIS) : le bus affrété par le logeur Plurial Novilia et le Grand Reims ne s’est mis en route que vers trois heures et demie du matin. Heureusement que les sinistrés, accompagnés également par l’association Croix-du-Sud entraide rémoise, avaient pu monter à bord, bien avant le départ, pour s’abriter de la froidure de la nuit.

Que s’est-il produit pour expliquer un tel sinistre ?

Les stigmates de l’incendie n’étaient pourtant pas criants de l’extérieur : il fallait pénétrer dans l’immeuble pour se rendre compte qu’effectivement quelque chose d’anormal s’y était passé dernièrement : un reste de mélange de suie et d’humidité en témoignait. L’appartement du départ de feu, lui, était complètement ravagé. Que s’est-il produit pour expliquer un tel sinistre ? La police n’était pas en mesure ce dimanche de nous renseigner à ce sujet.

« Je ne sais pas où je vais dormir cette nuit » , nous confiait encore Éliane, soucieuse devant les petites mares d’eau encore répandues sur son plancher et les fissures abîmant ses murs. Mais elle ne s’est pas retrouvée sous les ponts : une fois encore, pour cette deuxième nuit, le logeur a pu proposer à tous les délogés une solution (lire ci-dessous).

Une solution pour tous pour la deuxième nuit

Selon Jérôme Florentin, cadre d’astreinte chez le logeur Plurial Novilia, une solution pour cette deuxième nuit, de dimanche à lundi, a été proposée à tous les sinistrés encore dans l’incapacité de réintégrer leur logement, soit une vingtaine de personnes (dont Zacharia et sa famille) : c’est à nouveau l’hôtel Akéna de Bezannes qui devait les accueillir, le CIS, lui, étant alors fermé. Pour un relogement plus durable ainsi que pour l’aide aux procédures de constat et d’indemnisation, l’agence locale de Plurial prend le relais à partir d’aujourd’hui.

Antoine Pardessus

***********************************

l’union 211017b
3 QUESTIONS À…RAPHAËL BLANCHARD, ADJOINT AU MAIRE CHARGÉ DES SPORTS À REIMS

René-Tys, l’Arena, le complexe aqualudique, Delaune… Avec huit sites sur 23, Reims compte un tiers des centres de préparation retenus dans la Marne, les Ardennes et l’Aisne. Comment concrétiser cet atout en y faisant venir des délégations ?

Au total, nous pouvons accueillir seize disciplines olympiques et paralympiques.

Traditionnellement, les délégations ne se lancent qu’à la fin d’une olympiade : là, le timing est serré, puisque nous n’avons que trois ans au lieu de quatre. Donc depuis la fin des Jeux de Tokyo, le travail s’intensifie. Ce sont d’abord des échanges techniques par mail, et ensuite des visites sur site. Nous avons ainsi noué des contacts avec trois ou quatre pays, surtout d’Europe et d’Amérique, puis nous avons reçu en septembre les visites de plusieurs délégations. Seuls les Britanniques nous ont autorisés à les citer.

Il se dit qu’ils ont été séduits par Reims. Pouvez-vous en dire plus ?

Une délégation anglaise d’une dizaine de personnes est venue en septembre et, en effet, ils ont été impressionnés par plusieurs de nos équipements : en particulier l’Arena (qui ouvrira en 2022, ndlr) et l’UCPA Sport station (nouveau complexe aqualudique, ndlr), mais aussi le complexe René-Tys et notre projet à Georges-Hébert. La dimension des équipements et le haut niveau de services proposés les ont séduits.

Certains des sites retenus sont neufs, ou fraîchement rénovés, d’autres nécessitent des travaux, comme le stade Georges-Hébert. À quoi faut-il s’attendre ?

Globalement, nos sites ont tous les atouts requis pour Paris 2024, mais il peut y avoir quelques travaux techniques pour répondre aux besoins des délégations. Rien n’est prévu à ce stade sur des sites en bon état, comme Delaune, Blériot, René-Tys ou les équipements neufs comme l’Arena ou l’UCPA. La rénovation du Creps est déjà lancée, quant à Géo-André, il n’y a pas de souhait particulier des délégations. Le gros projet concerne effectivement Georges-Hébert : il s’inscrit en vue des Jeux de 2024, mais il est fait aussi pour les usagers. Il consiste en une rénovation complète du complexe sportif. Le coût est en cours de chiffrage, mais il s’agit d’un projet d’envergure.

La liste des sites retenus dans nos départements

En octobre 2020, 619 centres de préparation étaient retenus pour Paris 2024. Cette liste a encore grossi depuis : elle compte désormais 780 sites. Et d‘autres, à Châlons notamment, sont encore dans l’attente d’une réponse.

Voici les 21 centres retenus il y a un an dans nos contrées, plus deux sites ardennais récemment ajoutés.

AISNE : salle Frédéric-Cochet à Belleu (lutte) ; dojo de Bucy-le-Long (judo) ; complexe Marcel-Levindrey à Laon (football, handball et goalball pour le paralympique) ; salle Rolf-Maier à La Ferté-Milon (haltérophilie) ; plusieurs sites à Saint-Quentin (boxe, gymnastique artistique, gymnastique rythmique, tennis de table olympique et paralympique, tir) ; l’Arquebuse soissonnaise (tir) ; dojo départemental à Tergnier (judo olympique et paralympique).

MARNE : piscine olympique de Châlons-en-Champagne (water-polo) et huit sites à Reims : Creps (athlétisme olympique et paralympique, escrime, judo olympique et paralympique) ; piscine UCPA Sport station (natation olympique et paralympique) ; Aréna (basket et basket fauteuil) ; complexe René-Tys (badminton, basket, basket fauteuil, boxe, escrime, gymnastique artistique, gymnastique rythmique, handball, judo, lutte, taekwondo, tennis de table olympique et paralympique, trampoline) ; gymnase Géo-André (cyclisme sur route) ; stade Georges-Hébert (athlétisme, photo ci-dessus) ; stades Delaune et Blériot (football).

ARDENNES : salle des sports de Bogny-sur-Meuse (handball) ; salle Reine-Bestel à Charleville-Mézières (tennis de table olympique et paralympique) ; Maison départementale des sports à Bazeilles (boxe, judo olympique et paralympique) ; lac des Vieilles-Forges (aviron olympique et paralympique, canoë-kayak sprint, paracanoë) ; complexe du Bois de Han à Fumay (gymnastique artistique).

Dans les Ardennes, deux sites viennent d’être ajoutés : l’Arena à Charleville-Mézières (basket et basket fauteuil) et le stade Dugauguez à Sedan (football).

***********************************

l’union 211017a
Violent incendie dans un immeuble de Croix-du-sud : L’immeuble en feu, cinquante personnes évacuées

Le feu a pris dans un appartement du sixième étage du 23, rue Léon-Blum. Aurélien Laudy
- Agrandir la photo

Le sinistre n’a pas fait de victimes graves, en revanche il a fallu reloger du monde. Près d’une cinquantaine de personnes ont été évacuées et relogées pour la nuit.

Moment d’émotion et d’inquiétude hier soir dans le quartier Croix-du-Sud de Reims : pour une raison qui reste à déterminer, un feu s’est déclaré dans l’immeuble du 23 rue Léon-Blum aux alentours de 21h30, dans un appartement du sixième étage.

Une cinquantaine de personnes ont été évacuées indique le commandant Guillaume Boisseau qui dirigeait le détachement de pompiers.

« On a sonné chez moi, c’étaient des voisins, qui m’ont dit : Il y a le feu, sortez ! » raconte Mohamed, qui habite au deuxième étage. La petite Lola, bientôt quatre ans, était déjà endormie dans son appartement du quatrième quand les policiers ont demandé à ses parents, qui étaient restés sur place, de quitter les lieux également.

« Il y avait plein d’eau partout », témoigne la maman.

Par ailleurs six personnes, demeurant au septième étage, ont été impactées par les fumées, et transportées au CHU par précaution, leurs jours ne sont pas en danger.

Au moins trois étages à reloger

Le feu était éteint peu avant 23 h 30. Les pompiers avaient déployé une trentaine d’hommes en tout, et engagé trois fourgons-pompes tonnes, quatre ambulances, et une échelle.

Une fois l’incendie maîtrisé, se posait la question du relogement : « Les gens des trois premiers étages pourront rentrer chez eux, indique le commandant Boisseau, en revanche ceux des 5ème, 6ème et 7ème devront être relogés, et pour le quatrième, on verra. »

Le logeur Plurial Novilia se chargeait de ce relogement avec l’aide de la Ville de Reims.

Antoine Pardessus

***********************************

l’union 211016c
Les pompiers vus un peu partout

Jeudi soir, une grande échelle des pompiers a manœuvré rue de l’Arbalète, pour accéder au dernier étage d’un immeuble en raison d’une fuite d’eau dans un appartement. Vers 23 heures, une équipe est intervenue allée Maurice-Lemaître pour éteindre un feu de carton entre deux conteneurs enterrés. Hier à 9 heures, des détritus ont brûlé dans une cave de l’allée des Tourangeaux.

Vers 10 heures, un début d’incendie s’est déclaré dans un local de la Sanef à Tinqueux. Une cinquantaine de personnes ont été évacuées dans la cour. À l’arrivée des pompiers, l’incendie était éteint. Il avait pris sur un transformateur.

Une demi-heure plus tard, un homme de 58 ans s’est fracturé le bras lors d’une chute à trottinette allée Pierre-Mendès-France à Fismes. À midi, direction l’A34 au niveau de la Croix-Blandin pour secourir une femme de 22 ans légèrement blessée lors d’un accident entre deux voitures, dans le sens Rethel-Reims.

Vers 17 h 45, appelés pour une odeur nauséabonde rue des Élus, les sapeurs ont diagnostiqué « une odeur d’œuf » , sans en déterminer précisément l’origine.

***********************************

l’union 211016b
Justice tribunal correctionnel : Jugé en neuf minutes chrono en main

L’homme était jugé pour détention et offre d’herbe de cannabis. Illustration
- Agrandir la photo

 

 

Il aura fallu 540 secondes au président du tribunal, délibération comprise, pour juger un Rémois de 20 ans accusé de détention et offre de stupéfiants.

L’homme avait été surpris en flagrant délit de vente de stupéfiants le 5 avril par des policiers, puis interpellé en possession de 3,5 g d’herbe de cannabis stockés dans trois petits sachets roses en plastique. L’intervention s’était déroulée au quartier Croix-Rouge, du côté d’Eisenhower.

S’il a reconnu détenir des stupéfiants, il a nié avoir vendu la marchandise malgré le témoignage des fonctionnaires de police. Déjà placé en garde à vue à plusieurs reprises ces derniers mois, le jeune majeur n’a pas eu à attendre longtemps pour connaître son sort. Sortis pour délibérer, les juges sont revenus moins d’une minute plus tard pour annoncer leur décision, soit 90 jours-amende à trois euros.

Et comme ils ont bien et (vite) fait les choses, deux des complices absents le jour de l’audience ont écopé respectivement de 300 euros d’amende et de 60 jours-amende à 3 euros.

 

 

***********************************

l’union 211016a
Faits divers : Ivre ou drogué, ils agressent des femmes

Pas une journée ou presque sans présentation d’hommes violents au palais de justice de Reims.
- Agrandir la photo

Un conjoint à domicile et un toxicomane dans la rue ont été arrêtés pour des violences sur des femmes. Sursis pour l’un, détention provisoire pour l’autre.

Le 5 octobre vers 5 heures du matin, un couple s’est fait importuner par une connaissance sur le cours Eisenhower, dans le quartier Croix-Rouge. Sous l’emprise de produits stupéfiants, l’homme s’en est pris à la femme, l’attrapant par le bras et lui touchant la poitrine tout en menaçant de lui faire des « choses sales » si elle ne lui donnait pas de l’argent afin de rembourser une dette, a-t-il expliqué.

Les policiers ont été alertés. À leur arrivée, ils ont été insultés et l’un d’eux blessé à coups de pied lors de la rébellion qui a suivi (sept jours d’incapacité totale de travail).

Présenté au tribunal dans le cadre d’une comparution immédiate, l’individu âgé de 50 ans, multirécidiviste, a demandé un délai pour pouvoir préparer sa défense. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès renvoyé au 2 novembre.

Mardi soir, coups de poing, coup de tête et jet de whisky au visage ont fait une victime lors d’une crise de jalousie

Hier après-midi, la sanction est déjà tombée pour un homme de 46 ans qui a brutalisé sa concubine mardi soir avenue de Laon. Lui ne s’est pas drogué mais avait bu. D’après ses explications, furieux de ne pas pouvoir consulter les SMS de la plaignante, ce qui a déclenché une crise de jalousie, il lui a donné des coups de poing aux jambes, un coup de tête, l’a projetée dans l’appartement et lui a également lancé un verre de whisky au visage. Alors que la malheureuse était en train de nettoyer à quatre pattes, l’agresseur lui a donné un coup dans les fesses.

Jugé à l’audience des comparutions immédiates, l’homme a été condamné à huit mois de prison intégralement assortis d’un sursis probatoire. Il a été remis en liberté avec l’obligation de se soigner, de travailler et de ne plus entrer en contact avec la victime.

***********************************

l’union 211015b
Haltérophilie : Reims reçoit au 1 er tour régional

Après les deux titres master (60 ans) ramenés de Saint-Médard (Gironde) le week-end dernier, par Frédéric Magnan (81 kg) et Olivier Dehu (73 kg), le Reims Haltérophilie Musculation voudra surfer sur cette dynamique lors du 1 er tour régional demain (16 heures, François Legros), devant Obernai et Ancerville. Les Rémoises se rendront, elles, à Strasbourg pour leur entrée dans la compétition Grand Est.

***********************************

l’union 211015a
Faits divers : L’excitée au couteau neutralisée au Taser

La police a dû dégainer le Taser pour maîtriser une ex furibarde armée d’un couteau. Illustration


- Agrandir la photo

 

Jeudi dernier 7 octobre, vers 15 h 30, la police est appelée au secours par un homme pris à partie par son ex venu le voir chez lui allée des Provençaux au quartier Croix-Rouge : à peine avait-il ouvert la porte qu’elle l’avait menacé avec un couteau de cuisine. Une visite autant discourtoise que défendue puisque la jeune femme âgée de 21 ans a l’interdiction judiciaire d’entrer en contact avec lui, condamnée pour l’avoir déjà frappé.

Une paire de ciseaux et deux autres couteaux dans le sac à main

Le temps que la police arrive, la demoiselle disparaît mais pour mieux surgir d’une cachette, la main toujours armée de son couteau avec lequel elle tente de frapper le requérant en présence de la patrouille ! Sommée de lâcher le couteau, elle refuse, le brandit au-dessus de sa tête en faisant face aux policiers qui tentent de la désarmer à coups de pied. Ils sont finalement obligés de l’électriser avec le Taser. Une fonctionnaire est blessée lors de l’interpellation.

Le sac à main de la jeune femme est fouillé. Il contient deux autres couteaux et une paire de ciseaux utilisée précédemment pour menacer son ex alors qu’il se trouvait à la fenêtre. Il avait eu juste le temps de la refermer après avoir été saisi par le tee-shirt. La furie s’était alors accrochée au volet.

jalousie maladive

Originaire de Sedan, la demoiselle a été présentée à l’audience des comparutions immédiates. « Il est en couple, ça m’a pas plu. Je voulais régler le compte à la fille » , a-t-elle expliqué. Le tribunal s’est interrogé sur son équilibre mental, aussi l’affaire a-t-elle été renvoyée au 9 novembre, le temps pour un psychiatre d’expertiser la prévenue. Elle a été maintenue en détention d’ici à cette date.

F.C.

 

***********************************

l’union 211014a
justice : Le chauffard qui a tué le collégien rejugé en appel

Le drame s’était produit le 10 octobre 2019, sur un passage du boulevard Barthou. Archives F.C.
- Agrandir la photo

Condamné à sept ans de prison en première instance, le prévenu reconnaît avoir mortellement fauché le collégien et pris la fuite. Délibéré le 10 novembre.

Quasiment deux ans jour pour jour après le dramatique accident qui a coûté la vie au jeune Valentin, un collégien de 12 ans fauché par un véhicule en fuite sur un passage du boulevard Barthou, le conducteur a été rejugé hier après-midi par la cour d’appel de Reims. Domicilié au quartier Croix-Rouge quand il n’est pas détenu, Fatah Merdji, 20 ans, avait été condamné le 25 mai dernier à sept ans de prison ferme (L’union du 26 mai). Il a reconnu les faits, le parquet général a requis la confirmation des sept ans de prison (mais sans s’opposer à ce qu’une partie soit assortie d’un sursis probatoire) et la cour rendra sa décision le 10 novembre.

Scolarisé en 5 e au collège Paul-Fort, le jeune Valentin revenait d’une promenade avec son père, le 10 octobre 2019 à 22 h 50, lorsqu’un 4x4 le fauchait sur le passage piéton. Projeté à une distance de 60 mètres, il succombait à ses blessures quatre jours plus tard. Le véhicule se révélait être une Jeep Renegade de location qui passait de mains en mains dans le quartier Croix-Rouge.

Le chauffard roulait sans permis, tous feux éteints, à vive allure

Arrêté en février 2020 à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne, où il avait été incarcéré entre-temps pour un trafic de stupéfiants, Fatah Merdji avait nié être le conducteur, avant de l’avouer le 25 mai à l’audience. Il roulait sans permis, tous feux éteints, à vive allure, puis s’était occupé de cacher le 4x4 dans un parking souterrain de la place Maurice-Utrillo.

Fin de cavale dans un appartement squatté

Libre le jour de son procès (sa détention provisoire n’avait pu excéder un an, maximum légal), Fatah Merdji avait profité du délibéré pour s’éclipser et ne fut retrouvé que le 17 juillet, par hasard, dans l’appartement d’une personne handicapée qu’il squattait avec des amis place Utrillo. La police y était intervenue à la suite de graves violences commises sur le locataire (L’union des 13 et 31 août) .

Trois passagers se trouvaient à bord du 4x4 : un mineur et deux majeurs alors âgés de 18 et 21 ans, condamnés le 25 mai à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis pour l’un, un an avec sursis pour l’autre. Ils n’ont pas fait appel.

Fabrice Curlier

Les faits

Le 10 octobre 2019 à 22 h 50, un collégien de 12 ans, Valentin, est fauché sur un passage par un 4x4 qui prend la fuite, boulevard Barthou. Il meurt quatre jours plus tard.

Le 12 février 2020, les quatre occupants du 4x4, dont un mineur, sont arrêtés puis mis en examen.

Le 25 mai 2021, les trois majeurs sont jugés par le tribunal correctionnel de Reims. Conducteur du 4x4, Fatah Merdji est condamné à sept ans de prison ferme mais il profite du délibéré pour s’éclipser.

Le 17 juillet 2021 , appelée pour l’agression d’un locataire handicapé à Croix-Rouge, la police découvre Fatah Merdji dans l’appartement de la victime. Écroué, il a fait appel a été rejugé hier.

***********************************

l’union 211013b
lutte championnats de France jeunes : Magamadov se dévoile

Tourpal-Ali Magamadov, hier soir devant le tapis rémois de René-Tys arbore l’or ramené de Ceyrat.Avec Magomed Varaev, U13 surclassé, médaillé de bronze en U15 samedi dernier d’Auvergne. Hervé Oudin
- Agrandir la photo

REIMS Sacré en Auvergne vendredi, le junior rémois a fait forte impression, sans être réellement inquiété. Et il doublera dans dix jours pour ses premiers Élite.

Il en ferait douter son entraîneur, Khalid Sahli, après des France jeunes aboutis. Comme Ali-Tourpal Magamadov, solide gaillard de 18 ans, un rien timide, a réussi à déstabiliser le favori en finale U20 vendredi à Ceyrat, « il a tenu et est parvenu à semer le doute dans l’esprit de son rival » (Sahli), il en est parvenu à interpeller le staff du CL Rémois sur sa présumée faculté à être plus à l’aise en lutte gréco-romaine.

Applaudi en guise d’exemple par tous les U9-U13, hier soir dans la salle d’entraînement de René-Tys, à la demande de l’un des entraîneurs, Sami Gharbi, « Tourpal inspire les autres » , relance Sahli au sujet de son fer de lance tchétchène, au verbe aisé en français et en bac pro plomberie chauffage à Arago. L’ex pensionnaire du pôle France à Dijon va doubler aux France Élite à Schiltigheim (23-24 octobre), avec l’aval de la CTR Grand Est.

Tourpal, est-ce un titre qui compte plus que ceux d’avant ?

Oui, parce qu’il s’agit, là, de ma 1 re année en juniors. Cela fait toujours plaisir de faire (*) champion de France, surtout que ce n’est pas mon style car je suis plus, de base, en gréco-romaine (au dessus de la ceinture). Et ça me fait plaisir, à ma famille, mes coaches, aux responsables du club, à tout le monde.

Vous semez presque le doute au sein du staff…

Je vais continuer toujours en gréco mais je vais participer aux tournois en lutte libre, vu que cela fait longtemps que je suis au club.

Avec une échéance qui arrive très vite…

Oui, dans deux semaines, les championnats de France seniors et dans moins d’un moins, les France U20 en gréco. La pression ? Non, jamais car cela fait un moment que je lutte avec les grands, je suis prêt. À Schiltigheim, on va essayer de ramener la 1 re place sur les deux styles.

Qu’est-ce que représente votre statut de locomotive du club ?

Si cela fait plaisir, oui, il ne faut pas trop non plus se prendre pour quelqu’un d’autre. Il reste encore plein de choses à faireet à prouver, ce n’est que le début, allons-y étape par étape.

Paris-2024, est-ce un rêve ?

Oui, j’aimerais bien, au moins me qualifier pour les Jeux.

Avec l’équipe de France ?

Oui. Je n’ai pas fait de démarche encore mais je compte bien le faire d’ici peu. (*) Sa présence au club depuis plus de trois ans d’affilée lui procure la nationalité sportive française, valable aux France, à l’Euro et aux Mondiaux. Pas aux JO, selon la Fédération internationale.

Propos recueillis par Christophe Devaud

Deux podiums pour Châlons

Grâce à Aslanbek Zaourbekov, qui a décroché l’argent en U15 samedi, le Cocac est reparti du Puy-de Dôme avec deux médailles, après celle de son « aîné » Samvel Mkrtchyan en U17 la veille. Un bon bilan pour le club du président Michel Triqueneaux pour ce premier championnat de France depuis un an. « On attendait plus ceux qui sont en pôle, moins les autres qui ont brillé », résumait Marc Grunewald, entraîneur au club châlonnais. Contrairement au CLR, ce dernier n’aura personne aux France Élite de Schiltigheim dans une dizaine de jours. « C’est trop jeune encore », reprenait le père de Tabatha, l’ex-internationale, qui travaille pour l’avenir, avec le staff du Cocac. Lundi soir, il avait « une trentaine de gamins » en séance.

***********************************

l’union 211013a
justice : Libéré pour vice de forme après une tentative de meurtre

L’horizon du détenu s’est éclairci après sa remise en liberté par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims qui a annulé l’ordonnance d’incarcération.
- Agrandir la photo

Écroué pour tentative de meurtre après une agression au couteau cet été au quartier Orgeval, l’unique suspect a été libéré au bout de dix jours : l’ordonnance d’incarcération n’était pas assez motivée.

C’était le 4 août dernier, au quartier Orgeval. Vers 16 heures, un jeune homme blessé à l’arme blanche était découvert par des passants rue du Docteur-Schweitzer (L’union du 5 août) . Il n’avait rien dit aux policiers, bien en peine de comprendre alors ce qui lui était arrivé.

Depuis, l’enquête a progressé puisqu’on vient d’apprendre qu’un suspect a été mis en examen pour « tentative de meurtre » le 6 septembre et écroué, mais dix jours seulement : il a été remis en liberté le 16 septembre par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Reims, saisie d’une requête de son avocat qui demandait l’annulation de l’ordonnance de placement en détention provisoire.

Coups de poing et trace ADN

Blessée de trois coups de couteau au torse et à l’abdomen, la victime âgée de 23 ans est originaire de Croix-Rouge, quartier connu pour ses tensions avec celui d’Orgeval. A-t-elle été agressée dans le cadre d’une de ces rivalités ? Si aucun témoin n’a assisté aux coups de couteau, le jeune homme fut aperçu quelques instants plus tôt alors qu’il se faisait frapper à coups de poing, au sol, par un individu accompagné d’autres personnes.

Une trace ADN trouvé sur un vêtement de la victime a orienté les soupçons vers un jeune du quartier âgé de 20 ans et dont le signalement pouvait correspondre à l’agresseur vu lors de la bagarre à mains nues. Son téléphone bornait sur les lieux. Placé en garde à vue le 4 septembre, le suspect a contesté toute implication mais sur la base de ces éléments, il était mis en examen le 6 septembre puis incarcéré, jusqu’à sa comparution le 16 septembre devant la chambre de l’instruction.

« Indices graves ou concordants »

En droit pénal, la liberté est la règle, la détention l’exception : un suspect ne peut être incarcéré qu’en fonction d’une série de critères énumérés par la loi (risque de fuite, de pression, de concertation, de destruction de preuves…). Lorsqu’il décide d’incarcérer un suspect, le juge des libertés et de la détention motive son ordonnance au regard de ces critères, mais cela ne suffit pas. Dans un arrêt de principe rendu en début d’année, la Cour de cassation exige que soit également vérifiée l’existence des « indices graves ou concordants » sans lesquels la personne placée en détention provisoire ne peut être préalablement mise en examen. Inspirée par la Convention européenne des droits de l’homme, la haute juridiction française considère qu’en l’absence d’une telle motivation, la personne n’est pas en mesure de connaître les raisons qui ont conduit à son incarcération, ce qui porte atteinte à ses droits et entache de nullité sa détention. Or, s’agissant du jeune d’Orgeval, la chambre de l’instruction a constaté que l’ordonnance de placement en détention ne faisait aucune mention des « indices graves ou concordants » ayant motivé sa mise en examen. Elle a donc annulé l’ordonnance et prononcé sa remise en liberté intervenue l’après-midi même de l’audience.

Contacté par L’union, l’avocat du mis en examen, M e Arthur De La Roche, confirme la décision, sans vouloir s’étendre davantage. « La chambre de l’instruction de Reims a eu le courage de dire le droit. Pour ce qui est du fond du dossier, je ne commenterai pas une instruction en cours ». Celle-ci se poursuit, avec un suspect désormais placé sous contrôle judiciaire.

Fabrice Curlier

***********************************

l’union 211011a
La percée des Étudiants musulmans de France

Cheickh Dieng, président de l’antenne marnaise de l’EMF : « Nous aidons tous les étudiants, pas seulement les musulmans. »
- Agrandir la photo

 

 

 

Les Étudiants musulmans de France, EMF, est l’association qui monte à l’Urca. Créée en 2014, elle compte aujourd’hui « 240 bénévoles » et « 40 membres actifs » . Elle a été particulièrement active pendant la crise sanitaire : « Nous avons distribué 100 tonnes de nourriture » , précise son président actuel Cheickh Dieng. « À ce sujet, je tiens à remercier chaleureusement le promoteur rémois Benoît Migneaux qui nous a prêté gratuitement un local qui normalement se loue 11 000 euros par mois. » EMF ne s’occupe pas que des étudiants de confession musulmane : « Bien sûr que non.

L’appartenance religieuse, on s’en fout. Et aussi, on n’agit pas que sur le campus Croix-Rouge à Reims. Nous allons dans les lycées, nous allons à Charleville et Châlons. » Présente sur la liste UER lors des précédentes élections, il est probable que lors des prochaines échéances, l’association présente sa propre liste. « Certainement. »

 

 

 

***********************************

l’union 211007a
Aujourd’hui : Rencontre avec le réalisateur

Rémi Chayé découvre le dessin animé alors qu’il travaille comme illustrateur. Après avoir intégré l’école d’animation La Poudrière, il devient storyboardeur et/ou assistant-réalisateur sur plusieurs films.

En 2020, son film Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, remporte le Cristal du long-métrage au festival d’Annecy.

La rencontre est suivie d’une visite de l’exposition dédiée au film Calamity. À 10 heures, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar.

Gratuit.

***********************************

l’union 211006a
seniors - Les temps forts de la Semaine bleue : Dictée géante

jeudi 21 octobre de 14 à 17 heures à la mairie avec 160 participants sur place et des retransmissions en direct pour les collèges, les maisons de retraites et les seniors.

Patrick Demouy fera la lecture du texte au côté d’un jeune lauréat du concours d’éloquence, des enseignants corrigeront les dictées, les prix seront remis par le maire et Pierre-Emmanuel Taittinger et le goûter préparé et servi par les élèves du lycée Gustave Eiffel.

L’Éducation nationale est partie prenante de cette action où 90 élèves de cinquième et de quatrième affronteront les seniors (collèges Joliot-Curie, Trois-Fontaine, Saint-André, Notre-Dame et François-Legros).

Yann Le Blévec

***********************************

l’union 211004a
La ronde des chauffards

Lors d’une surveillance dans la zone Ikéa de Thillois, vendredi après-midi, les gendarmes ont voulu contrôler un automobiliste qui a refusé de s’arrêter. Rattrapé, le chauffard sédentarisé dans la région de Reims a couvert de mots grossiers la maréchaussée. Il a été remis en liberté avec une convocation en justice.

Toujours vendredi mais à 20 h 30, rue François-Arago à Reims, un habitant du quartier s’est fait remarquer de la police alors qu’il conduisait sa Renault Clio tous feux éteints. Il n’avait pas de permis, encore moins d’assurance mais beaucoup d’alcool dans le sang. Il a d’abord refusé le dépistage, avant d’accepter de souffler au milieu de la nuit : il avait encore près d’un gramme. Âgé de 21 ans, le conducteur ira voir le délégué du procureur.

***********************************

l’union 211002a
Un bataillon de prévention de la délinquance

Le futur « bataillon » doit tenter de prévenir la délinquance par la médiation et la pédagogie. Archive Remi Wafflart
- Agrandir la photo

GRAND REIMS Les conseillers communautaires ont notamment appris que le futur bataillon de prévention travaillera principalement le soir et le week-end. La perspective d’une rupture de contrat relativement aux transports urbains a pour sa part suscité des réactions.

On sait depuis le mois d’avril qu’il est prévu de constituer un « bataillon de prévention » de la délinquance pour le quartier Croix-rouge de Reims. Ceci correspond à un engagement de l’État auquel le Grand Reims et la Ville ont souhaité répondre. Ce jeudi 30 septembre au soir, les élus du conseil communautaire y ont vu un peu plus clair sur le sujet. La présidente Catherine Vautrin évoquait en effet le recrutement d’adultes-relais, ou médiateurs, destinés à faire partie de ce bataillon. « Ce terme (officiel, NDLR) de bataillon renvoie à mes yeux à une image de guerre », commentait l’opposant nationaliste Jean-Claude Philipot, mais il dut reconnaître que dans les faits, le but n’était pas de recourir à la violence, mais, autant que possible, à la pédagogie. Les membres du futur bataillon, 13 en tout, seront en effet, non pas des militaires ni même des policiers, mais des médiateurs ou des éducateurs.

Le soir et le week-end

L’opposant socialiste Éric Quénard s’interrogeait également : « Ce dispositif d’État sera-t-il accompagné par la collectivité ? » L’adjoint au maire de Reims Philippe Wattier répondait, mais à côté, en donnant principalement des précisions sur le fonctionnement du bataillon : « Il disposera d’un local sur place, et travaillera principalement le soir et le week-end ; par ailleurs il viendra s’ajouter aux cinq éducateurs déjà portés par le Département. » La réponse plus précise à la question de M.Quénard, on pouvait toutefois la trouver dans la note explicative accompagnant ce point de l’ordre du jour.

On apprend en effet dans ce document que la communauté urbaine du Grand Reims se mouille financièrement sur ce projet : elle s’engage notamment à « réaliser les travaux d’aménagement d’un lieu base-vie situé dans le quartier Croix-Rouge pour accueillir le bataillon (le local dont parlait M.Wattier) pour un montant prévisionnel de 150 000 € » ; mais aussi à équiper ce local en mobilier, en outils de travail (téléphonie et informatique mobiles), et à fournir des moyens de locomotion, pour un montant prévisionnel de 40 000 €, soit un total de 190 000 €.

Caricatural

On peut ajouter que ce sujet valut une réponse du maire (et vice-président du conseil communautaire) Arnaud Robinet à Éric Quénard déjà cité, à propos des médiateurs de la Ville déjà en fonction : « Il est caricatural de dire comme vous qu’ils feraient seulement de l’accompagnement sportif, leur action va largement au-delà ! » Quant à Jean-Claude Philipot lui aussi déjà cité, il fit valoir qu’à ses yeux, il s’agit dans cette problématique « moins d’aller au chevet des jeunes qu’au chevet de la population, qui souffre de cette délinquance, des trafics en particulier. »

Antoine Pardessus

***********************************

l’union 210930b
solidarité : Kelly, jeune patineuse, a retrouvé son précieux sac

L’angoisse a été intense mais heureusement de courte durée pour Kelly, 11 ans.


- Agrandir la photo

Reims/Saint-Brice-Courcelles Gros soulagement pour celle qui avait oublié son sac de sport à l’arrêt de bus… À l’intérieur, ses patins et surtout sa tenue de compétition.

La fin de semaine dernière a été rude émotionnellement pour Kelly Oger et sa famille. Mais, on vous rassure tout de suite, l’angoisse a été de courte durée.

Vous avez peut-être vu ou entendu cet appel à l’aide lancé sur les réseaux sociaux. Même Ludo, le Super Héros de Champagne FM, se préparait à sortir sa cape et intervenir sur les ondes, tant l’histoire de la jeune habitante de Saint-Brice-Courcelles l’avait touché.

Tout commence mercredi dernier. La famille de Kelly se désespère : la collégienne de 11 ans a oublié son sac de sport vers 7 h 30 à l’arrêt de bus rue Charles-de-Gaulle à Saint-Brice-Courcelles. Le problème, c’est que celui-ci contient non seulement ses patins à glace tout neufs mais aussi sa tenue de compétition faite sur mesure.

Kelly est membre du Club de patinage artistique de Reims, le CPAR, depuis l’âge de 8 ans. Elle s’entraîne trois fois par semaine à la patinoire Albert 1 er et à la patinoire Jacques-Barot de Croix-Rouge. « Elle y travaille dur. Sans sa tenue et ses patins, elle ne pourra pas se présenter à ses prochaines compétitions ! », expliquait alors sa tante Élisa

Quelques minutes après être montée dans le bus qui l’emmène au collège Trois-Fontaines, Kelly s’est aperçue de son oubli. Elle a bien tenté de prévenir sa mère Cindy. Malheureusement, à 8 h 20, le sac avait disparu. « D’habitude, ma fille prend toujours son sac rose spécial patinage. Mais, pour une fois, elle a changé et pris son sac bleu. C’est ce qui l’a perturbée. La pauvre, elle était en pleurs. »

24 heures d’angoisse

Pour la sportive, c’est la panique : une remise de médailles et diverses compétitions sont bientôt prévues. « Si on avait dû refaire une nouvelle tenue, on n’était pas sûr qu’elle l’ait à temps… » Les proches de la jeune fille s’organisent : les uns contactent le service des objets perdus à Citura, d’autres la mairie de Saint-Brice ou encore les différentes patinoires… Des affiches et des annonces sont aussitôt rédigées et déposées. Certains surveillent les sites de petites annonces au cas où la robe, unique, apparaîtrait.

L’attente a heureusement été de courte durée. Alors qu’un rendez-vous était déjà pris pour enregistrer l’appel au secours au studio de la radio régionale, la mairie contacte Cindy jeudi matin pour lui annoncer l’excellente nouvelle : le sac venait d’être rapporté « par un Monsieur si gentil », détaille la maman : « Il travaille dans le bâtiment. Il est passé une première fois devant. Et comme le sac n’avait pas bougé à son second passage, intrigué, il a décidé d’aller voir. Il a vite compris qu’il appartenait à une jeune patineuse mais, travaillant jusque tard dans la soirée, il n’a pu le déposer en mairie le jour même… J’ai voulu lui offrir une récompense, mais il a refusé. Si tout le monde était aussi charitable, ce serait tellement plus agréable ! »

Trois entraînements par semaine

Le week-end dernier, Kelly a pu reprendre ses entraînements sur la glace, où elle danse et glisse à raison de sept heures et demie chaque semaine (deux heures le mercredi, quatre le samedi et une heure et demie le dimanche).

Le 30 octobre, elle pourra participer comme prévu à une compétition régionale de patinage artistique à Épinal dans les Vosges. On croise les doigts.

Alice Renard

***********************************

l’union 210930a
Sécurité : Une opération anti-rodéo à Croix-Rouge

Outre le comportement des usagers, les dispositifs non-réglementaires et les défauts d’assurance ont été contrôlés. Photo Remi Wafflart


- Agrandir la photo

 

 

Le groupe de sécurité de proximité de la police nationale (GSP), la formation motocycliste urbaine (FMU) et des policiers municipaux étaient déployés en nombre, ce mercredi, avenue Wilson et rond-point de la Chaise au Plafond, à l’occasion d’une opération anti-rodéo. « L’objectif est de protéger les populations puisque les rodéos créent beaucoup d‘accidents parfois très graves », a expliqué Samira Alouane, directrice de cabinet du préfet.

Bien que la météo automnale n’ait pas vraiment été à l’avantage des forces de l’ordre sur ce coup, l’opération a permis de rappeler que le dispositif Stop rodéo était en vigueur à Reims depuis le début de l’été. S’il est encore « en rodage » , de l’aveu même de la directrice de cabinet, il doit permettre aux habitants de signaler des faits aux forces de l’ordre.

Quelques infractions ont également été relevées : deux défauts d’assurance, un pneu lisse, deux défauts de clignotant, une circulation sur trottoir, deux non-ports de gants et un port d’oreillettes.

J.-M.C

 

 

***********************************

l’union 210929a
Accusé d’agression sexuelle sur une mineure

Aux juges, l’homme a simplement affirmé qu’il ne buvait que très rarement et que la partie civile avait dû le confondre avec quelqu’un d’autre.


- Agrandir la photo

Le 21 septembre, une mineure de 11 ans affirme avoir été agressée à l’arrêt de tram Arago. Un Rémois a été placé en détention provisoire. Il sera jugé en novembre.

Du stress, de la tachycardie, des difficultés à manger et à dormir. Les symptômes énumérés par un médecin décrivent bien le traumatisme vécu par une collégienne de 11 ans, agressée le 21 septembre à l’arrêt de tram Arago. L’adolescente, dont les parents sont gravement malades, a porté plainte avec sa grande sœur et a décrit précisément la scène et son agresseur. Selon son témoignage, c’est en sortant du tram que l’individu s’est approché d’elle, lui a pris le bras, avant qu’elle ne s’enfuie avec son amie qui a confirmé ce récit. Toujours selon ses dires, l’homme est connu dans le quartier pour être très souvent alcoolisé et agressif envers la gente féminine, particulièrement les mineures.

Trois jours plus tard, l’auteur présumé est interpellé au même arrêt, avec des vêtements similaires à ceux mentionnés dans la procédure. L’exploitation de la vidéosurveillance ou il est facilement identifiable semble le désigner, même si la vidéo ne permet pas de reconnaître formellement les deux victimes. Placé en garde à vue, le prévenu ne s’est pas exprimé tout comme il a refusé son expertise psychiatrique. L’expert missionné a pourtant assuré qu’il était « responsable pénalement » , que sa dangerosité était « élevée » , et son addiction « pour les jeunes filles » , une réalité.

Des propos qui ont fait bondir M e Jean Roger, lors de la comparution immédiate qui s’est déroulé lundi 27 septembre. « L’expert parle de lui alors qu’il ne l’a vu ni d’Ève ni d’Adam. On vient nous dire qu’il est responsable de ses actes et accessible à une réponse pénale sans même avoir discuté avec lui » , s’est étonné l’avocat de la défense. Lequel a également noté qu’il n’avait pas pu visionner la vidéo mentionnée dans le dossier et que le procès-verbal expliquait « qu’il y a un léger trouble de l’image » , et que son client « semble » , avoir pris le bras de la collégienne.

Pour l’avocate de L’Association d’enquête et de médiation (AEM), qui intervient au soutien des intérêts de la collégienne puisque ses parents ne sont pas en mesure de le faire, les symptômes décrits « par une fille de 11 ans ne peuvent pas être inventés » . De plus, le prévenu étant très connu dans le quartier, « elle n’a pas pu le confondre ». Quant au parquet, il s’est inquiété du comportement du prévenu à l’audience mais s’est appuyé sur les écrits de l’expert pour requérir dix-huit mois de prison dont six avec sursis.

Une expertise psychiatrique ordonnée

M e Roger a attiré l’attention sur le comportement du prévenu, lequel semblait perdu et ailleurs, se contentant parfois de maugréer quand la présidente évoquait ses vingt-deux condamnations inscrites au casier judiciaire. Une expertise psychiatrique était espérée avant qu’une décision ne soit prononcée. Après plusieurs minutes de délibération, la présidente du tribunal a décidé que l’affaire ne pouvait pas être jugée en l’état et a renvoyé le dossier au 2 novembre, dans l’attente de la fameuse expertise. Il restera en prison jusqu’à son procès.

Jean-Marie Cornuaille


Navigation

Articles de la rubrique