Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - septembre 2020.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 200919c
santé : Le masque n’est plus obligatoire partout

Le nouvel arrêté préfectoral d’obligation du port du masque se limite désormais à l’hypercentre et aux périmètres entourant les campus.

3 Autour des campus

En dehors de l’hypercentre, le port du masque sera également obligatoire à l’intérieur des périmètres entourant les principaux campus rémois, à savoir au Moulin de la Housse dans les espaces et lieux extérieurs ouverts au public délimités par la rue Jankel-Segal, la rue des crayères, la rue Lanson, l’avenue de l’Europe, la rue de la Meuse, la rue de l’Escaut, l’avenue Dieudonné-Costes et son prolongement jusqu’à la rue Santos-Dumont, la rue Alberto-Santos-Dumont, l’avenue Henri-Farman ; sur le campus Croix Rouge sur les espaces et lieux extérieurs délimités par l’avenue François-Mauriac, la rue George-Sand, la rue du Lieutenant-Colonel-Schock, la rue de Bezannes, la rue Branly, la rue Léon-Mathieu, l’avenue du Général-Eisenhower, la rue Pierre-Taittinger, dans sa partie rejoignant l’avenue François-Mauriac ; et sur le campus Science-Po sur les espaces et lieux extérieurs délimités par la rue des Moulins, la rue des Carmes, la rue de Barbâtre, la rue d’Oseille, la rue Navier jusqu’à la rue Simon, la rue du Pistolet jusqu’à la rue des Moulins.

Caroline Garnier

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l’union 200919b

AUJOURD’HUI


Projection « Brooklyn », un film de Pascal Tessaud.

Le rendez-vous mensuel du cinéma impertinent et subversif destiné à un public averti de plus de 14 ans.

La projection est suivie d’un échange avec le public.

À 14h30 à la Médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis Debar. Gratuit.

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l’union 200919a
Faits divers : Internée après le saccage au magasin

Les policiers ont dû sortir la femme manu militari du magasin. Capture vidéo Facebook
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Mercredi vers 18 heures, d’importantes forces de police ont foncé au supermarché Spar de Croix-Rouge, avenue Bonaparte, après avoir appris qu’une femme revêtue d’un jilbeb commettait d’importantes dégradations à l’intérieur, en criant « Allahou Akbar » selon les requérants (L’union de jeudi).

Interpellée à l’intérieur du magasin (évacué de tous les autres clients), elle n’est pas restée longtemps en garde à vue. Le soir même, son hospitalisation d’office était décidée après l’avis du psychiatre venu l’examiner.

Âgée de 36 ans, la femme a été saisie d’une crise d’hystérie dont l’origine reste nébuleuse. Elle a brisé les vitres de rayons réfrigérés, jeté et cassé de nombreuses bouteilles d’alcool, bousculé un employé.

À l’arrivée des policiers, elle n’a pas voulu se laisser faire. Ils ont dû la sortir manu militari du magasin, puis de leur véhicule une fois celui-ci arrivé dans la cour du commissariat.

F.C.

 

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l’union 200918a
Désaccord avec le ministre

En lançant son idée de réflexion sur la dépénalisation, le maire de Reims renoue avec un lancer de pavé qui agite régulièrement les eaux politiques. On peut rappeler le contexte dans lequel il l’avait fait : en pleines grandes vacances, juste après le 15 août, Reims venait de vivre une séquence assez hallucinante à Wilson et Croix-Rouge, avec série de feux de voitures, tirs de mortier sur les forces de l’ordre, et autres blessures par balle ou coup de feu tiré dans un salon. Le maire avait alors fait le lien entre ces violences et les trafics de drogue. Donc il souhaitait réfléchir. Réfléchir à n’est pas soutenir, certes, mais tout de même, ça semble en prendre le chemin. C’est en tout cas ainsi que l’a perçu le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui n’a pas manqué d’exprimer un désaccord avec l’édile rémois. « Sur ce sujet il se trompe profondément » avait-il déclaré dans nos colonnes avant sa visite de lundi à Reims. « Nous pouvons avoir des désaccords, même entre amis » avait-il confirmé sur place. Le maire avait toutefois effectué un rétablissement : « Nous partageons le même objectif : la lutte contre les trafiquants ».

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l’union 200917a
Elle entre en crise, le magasin évacué

 

 

Hystérique, une « cliente » du Spar a saccagé le rayon des alcools en criant des propos inquiétants.

Hier vers 18 heures, d’importantes forces de police ont foncé au supermarché Spar de Croix-Rouge, avenue Bonaparte, à Reims. Les premières informations transmises au commissariat avaient de quoi inquiéter : une femme hystérique cassait tout dans le magasin en hurlant « Allahou Akbar » . En fait, elle a brisé de nombreuses bouteilles d’alcool et des portes vitrées réfrigérées.

Le commerce a été évacué et fermé avec la dame à l’intérieur. Les policiers l’ont arrêtée, non sans difficulté car elle ne voulait pas se laisser transporter. Manifestement, elle ne dispose pas de toutes ses facultés mentales. Deux versions circulaient hier : la première selon laquelle la « cliente » serait allée directement aux rayons des alcools pour tout casser ; la seconde évoquant une remarque d’un employé après le bris accidentel d’une bouteille, ce qui aurait provoqué la crise d’hystérie.

La police va tenter d’y voir plus clair en l’interrogeant, sauf avis contraire du psychiatre qui va l’examiner.

 

 

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l’union 200915b
politique : Le premier flic de France à Croix-Rouge

À Croix-Rouge, Gérald Darmanin a voulu « montrer la présence policière partout sur le territoire ». Christian Lantenois
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Présent, hier, dans la Marne, le ministre de l’Intérieur a passé la soirée à Reims. Au menu : échange avec le maire, visite du centre de supervision urbain et descente non prévue à Croix-Rouge.

Sept minutes chrono. Ce fut le temps de l’échange entre une dizaine de journalistes et Gérald Darmanin, aux côtés d’Arnaud Robinet, hier soir, devant la mairie. L’occasion pour le ministre de l’Intérieur, de mentionner « les événements inacceptables survenus cet été » dans la cité des sacres, où le mois d’août fut émaillé par plusieurs scènes de violences. « Une conséquence notamment du trafic de stupéfiants » , avait affirmé celui-ci, dans l’après-midi, à Châtillon-sur-Marne, ayant évoqué la thématique sécuritaire avec des élus locaux.

« J’ai pu évoquer avec eux la mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle (…), par exemple 1 000 € pour une installation sauvage sur un terrain, ce qui allégerait le travail des policiers » en matière de procédure, a souligné le ministre.

15 policiers supplémentaires promis

À Reims, il a confirmé l’arrivée de quinze policiers nationaux supplémentaires, « pour un projet de reconquête républicaine » des quartiers les plus exposés à la délinquance, ainsi que des projets de coopérations entre polices nationale et municipale (notre édition d’hier). « Si Reims candidate à cette expérimentation de renforcement des moyens de la police municipale, d’accès aux fichiers, je donnerai les moyens » , a-t-il confirmé.

Farouchement opposé à l’expérimentation de la légalisation du cannabis proposée par Arnaud Robinet, Gérald Darmanin a déminé, sourire en coin : « Nous pouvons avoir des désaccords, même entre amis. » « Et nous partageons le même objectif : la lutte contre les trafiquants » , a renchéri le maire, dont le ministre estimait la veille dans nos colonnes « qu’il se trompait profondément » sur ce sujet.

Deux heures plus tard, l’ancien adhérent des Républicains s’est rendu au centre de supervision urbain (CSU), dans les locaux de la police municipale, rue Ernest-Renan. C’est ici qu’arrivent toutes les images des caméras installées dans la ville. Cette fois, la presse n’a pu rester que quatre ou cinq minutes, le temps de mesurer les moyens mis durant le dernier mandat, notamment le doublement des effectifs (de 60 à 120 policiers) et la démultiplication des caméras (de 35 à 217).

Pas le temps de traîner, que déjà Gérald Darmanin a rejoint son imposant cortège (quinze voitures). Et contre toute attente, il ne prend pas la direction de Paris, mais de Croix-Rouge. « Le ministre veut aller saluer des agents engagés dans une opération anti-stupéfiants, et montrer la présence policière partout sur le territoire » , décrypte son entourage. À 22 h 30, toutes sirènes hurlantes, voici le ministre devant un immeuble de l’avenue Léon-Blum. Des dizaines de policiers, deux chiens anti-drogue et un autre dressé pour chercher des armes : le débarquement fait son effet. Quatre riverains semblent apprécier : « C’est le ministre de l’Intérieur ? C’est bien qu’il soit là. On n’en peut plus du bordel ! » Un autre enchaîne : « Ça fait plaisir qu’il pense à nous, ça devient invivable la racaille, les rodéos et tout ça. »

Ils auraient aimé le lui dire en personne, mais comme un éclair, Gérald Darmanin a déjà filé à l’autre bout de la ville. Direction le square Colbert, où « deux personnes viennent d’être interpellées pour usage de stupéfiants. » Coût du joint : 200 € chacun. Le ministre arrive, les deux fumeurs sont déjà partis. Gérald Darmanin en profite pour faire le tour du square rénové, en compagnie du maire, du préfet et du patron de la police nationale. Il est 23 heures quand le ministre décide d’aller saluer les agents au commissariat central, avant de rentrer à Paris.

Mathieu Livoreil et Guillaume Lévy

LES FAITS

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était en visite, hier, dans la Marne. Après avoir participé à une réunion à Châtillon-sur-Marne, il est venu à Reims où il a rencontré le maire et visité le centre de supervision urbain, où arrivent les images des caméras de vidéosurveillance.

Il s’est ensuite rendu sur le terrain , à Croix-Rouge et au square Colbert, dans le cadre d’opérations anti-stupéfiants. Il a terminé sa tournée à 23 heures au commissariat central.

Lundi , il annonçait dans nos colonnes l’arrivée de quinze policiers supplémentaires et des projets de coopération entre polices nationale et municipale.

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l’union 200915a
Rénovation : La procédure de relogement enclenchée aux 15 et 17 rue des Savoyards

Le Foyer Rémois, le bailleur social, se fixe 18 mois pour reloger les 17 familles qui occupent les deux immeubles. Rémi Wafflart
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17 foyers sont concernés. La démolition des deux immeubles, prévue en 2022, s’inscrit dans le nouveau plan de rénovation urbaine.

Les choses s’accélèrent aux numéros 15 et 17 rue des Savoyards, quartier Croix-Rouge à Reims. La démolition des deux immeubles, inscrite dans le nouveau programme de rénovation urbaine du quartier, est prévue dans l’hiver 2022. Mais déjà, le relogement des habitants s’organise.

La procédure a été lancée ce jeudi, lors d’une réunion d’information en présence d’une équipe municipale, de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et de représentants du Foyer Rémois. Le bailleur social se fixe 18 mois pour reloger tout le monde.

Actuellement, 17 des 25 logements sont occupés soit, autant de famille à reloger.

Parmi elles, une dizaine avait fait le déplacement, un peu chamboulée par la nouvelle. « Nous avons reçu le courrier qui annonçait la réunion, aujourd’hui , s’agace un habitant du numéro 17. Je trouve cela aberrant. »

Pendant près d’une demi-heure, les intervenants se sont succédé pour leur expliquer les différentes étapes de la procédure.

Un entretien individuel est proposé dans un premier temps, pour connaître les envies de chacun, et leur présenter un logement en adéquation avec leur situation familiale et économique. Les locataires pourront visiter jusqu’à trois appartements et n’auront rien à débourser. Le bailleur prendra à sa charge les frais de déménagements et remboursera les frais d’installation du gaz et d’électricité. Les familles ne paieront pas de double loyer. D’ailleurs, elles pourront choisir d’aménager, selon les disponibilités, dans le quartier de leur choix, qu’importe le bailleur social.

Autre point : la sécurité des lieux. Elle sera assurée jusqu’au départ du dernier locataire. « Dès qu’un logement est vide, la porte est condamnée », explique Thierry Renne, responsable de projet urbain du foyer rémois.

Pourtant lancé en 2016, le projet de rénovation urbaine du quartier, et par conséquent ces relogements étaient restés au stade de rumeurs pour les habitants. « On en entendait parler ici et là mais rien d’officiel » , souffle une habitante .« Nous sommes inquiets ? On ne sait pas à quelle sauce nous allons être mangés, surtout qu’on a recommencé notre vie ici , s’inquiète une autre. Nous gardons notre petit-fils, il a été scolarisé à l’école juste à côté pour que l’on puisse s’en occuper… » Pour d’autres, « c’est une bonne nouvelle, c’est l’occasion pour nous de changer de quartier… ici il y a du squat et c’est sale », conclut un locataire.

Charlotte Lesage

Retour sur le projet de rénovation urbaine

La démolition des 15 et 17 rue des Savoyards, quartier Croix rouge s’inclut dans le projet de rénovation urbaine de quatre quartiers de Reims, signé en 2018. 27 400 habitants sont concernés par différents types de travaux dont l’ensemble représente 370 millions d’euros. Le chantier est prévu jusqu’à la fin 2024. « L’idée sur le secteur est de dédensifier, explique Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims. Il y a beaucoup d’habitants et les immeubles sont les uns sur les autres. L’idée a été de regarder comment on pouvait créer de nouvelles circulations dans les quartiers, et pour faire cela, on a fait le choix de démolir un certain nombre d’immeubles. » Rue des Savoyards, après la démolition, restera des îlots d’immeuble. Le bailleur pourra d’ailleurs y aménager des espaces privatifs extérieurs. Enfin, une traversée piétonne sera créée dans le prolongement de l’allée des Picards.

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l’union 200914b
Sécurité : Gérald Darmanin prêt à coopérer avec Reims

Gérald Darmanin propose également plusieurs pistes pour donner plus de pouvoirs aux polices municipales.
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Le ministre de l’Intérieur est aujourd’hui dans la Marne. Il nous annonce l’arrivée de quinze policiers supplémentaires à Reims et des projets de coopérations entre polices nationale et municipale.

Vous venez rencontrer des maires, notamment de communes rurales. Comment les accompagner dans la lutte contre la délinquance, contre ce sentiment d’impuissance ?

Je suis l’un d’entre eux. J’ai longtemps été maire d’une commune (Tourcoing) et je suis toujours élu municipal. Je connais les difficultés des élus et la bonne complémentarité qu’un maire peut avoir avec l’État. Dans les communes les plus rurales, il est tout à fait possible d’être accompagné par l’État, notamment par la mise en place de caméras de vidéo protection mutualisées avec les autres communes, souvent dans des centres de supervision qui peuvent être intercommunaux. Plus on mettra de caméras de vidéo protection, plus on aidera les policiers et gendarmes à mieux intervenir. Dans des villes plus grandes, Reims, Châlons-en-Champagne, Épernay, l’État est tout à fait prêt à renforcer la coopération entre police nationale et police municipale.

À Reims, Arnaud Robinet, que vous allez rencontrer, souhaite justement expérimenter une présence mixte polices municipale et nationale dans certains quartiers, comme à Nice. Cela va-t-il être le cas ?

La député Aina Kuric a relayé la demande de M. Robinet qui souhaite que la ville de Reims puisse bénéficier de l’expérimentation que nous lançons pour étendre les pouvoirs des polices municipales. Je vais donc annoncer au maire que s’il candidate pour en bénéficier, nous expérimenterons à Reims comme à Nice le renforcement de la police municipale. Je vais aussi dire à Arnaud Robinet qu’il est déjà possible d’avoir des brigades mixtes police nationale et police municipale. Il suffit de signer une convention avec l’État. À Tourcoing, depuis deux ans, je fais des patrouilles mixtes dans les transports en commun ou certains quartiers. Je vais voir pourquoi cela n’a pas été fait à Reims et je donnerai instruction au préfet de se rapprocher du maire pour pouvoir mettre cela en place.

Ne faut-il pas donner plus de moyens aux polices municipales comme le réclament certains élus ?

Plusieurs pistes sont possibles en ce sens comme l’accès, ou l’accès simplifié, à certains fichiers auxquels la police municipale n’a aujourd’hui pas accès ou difficilement. C’est le cas par exemple du fichier des véhicules volés, de celui des personnes recherchées, du fichier des permis de conduire… On peut aussi travailler pour donner plus de pouvoir aux policiers municipaux, comme l’amende qui pénalise la consommation de cannabis ou de cocaïne, mise en place depuis le 1 er septembre à la demande du Premier ministre. Il s’agit, s’ils le souhaitent, de permettre aux maires et à leur police municipale de faire des interventions eux-mêmes parce qu’aujourd’hui, ils ne peuvent pas le faire, la loi interdit. De même, on peut simplifier certaines procédures comme le traitement des ivresses publiques qui prennent beaucoup de temps. Aujourd’hui, seul le même maire lui-même est officier de police judiciaire, au même titre que certains policiers nationaux et gendarmes. On pourrait permettre aux directeurs de la police municipale de l’être aussi afin de constater les infractions et d’en rendre compte au procureur de la République, même si ce point pose aussi un certain nombre de problématiques que l’on doit discuter avec le ministre de la Justice.

Depuis un an et demi, deux ans, il y a eu beaucoup d’affaires de règlement de comptes entre quartiers à Reims. Pour endiguer ce phénomène, le maire souhaite notamment que sa ville fasse partie du dispositif « Quartier de reconquête républicaine » qui permet d’avoir des moyens supplémentaires. Est-ce que ce sera le cas ?

À la demande du président de la République, je viens annoncer aux Rémois, notamment des quartiers Wilson, Croix-Rouge et Orgeval, que nous allons installer un « quartier de reconquête républicaine » avec quinze policiers nationaux en plus. C’est un signe fort du soutien de l’État. Dans cette lutte contre la délinquance, il faut aussi que le maire puisse continuer à installer des caméras de vidéo protection dans sa ville et on sera là pour le soutenir, y compris financièrement. Je sais que la ville a déjà fait de gros efforts d’équipement.

La quasi-intégralité des règlements de compte qu’a connu la ville de Reims et d’autres grandes villes cet été, est liée aux trafics de drogues. La lutte contre la drogue, et il n’y a pas de petite drogue, c’est la lutte pour la sécurité publique. Quand il y a a de la drogue, il y a des gens qui, pour se payer leur consommation, commettent des cambriolages, agressent dans la rue… Et des dealers qui tiennent des halls d’immeuble, enrôlent des gamins de 14 ans pour faire le guet.

Propos recueillis par Grégoire Amir-Tahmasseb

Retrouvez l’interview complète de Gérald Darmanin sur nos sites lunion.fr et lardennais.fr avec les priorités du gouvernement en matière de sécurité, les menaces d’Al-Qaïda sur Charlie Hebdo, la polémique sur la suppression de la distribution des repas aux migrants…

L’essentiel

Gérald Darmanin est attendu ce lundi dans la Marne pour une réunion à Châtillon-sur-Marne avec des élus de la circonscription de la député Aina Kuric.

Il sera ensuite à Reims pour y rencontrer le maire, Arnaud Robinet, et travailler avec les forces de l’ordre de la circonscription de Reims.

cannabis : Arnaud Robinet se trompe profondément

Sur le trafic de drogue, Arnaud Robinet souhaite l’expérimentation de la légalisation du cannabis à Reims quand, de votre côté, vous parlez de lâcheté intellectuelle concernant ceux qui évoquent le sujet. Vous allez avoir du mal à trouver un terrain d’entente sur ce sujet ?

« La loi de la République, c’est l’interdiction des drogues. J’ai sur ce point, et malgré mon estime pour lui, un désaccord profond avec Arnaud Robinet. Sur ce sujet, je crois qu’il se trompe profondément. Je ne peux pas, en tant que ministre de l’Intérieur, en tant qu’homme politique, dire à des parents qui se battent pour que leurs enfants sortent de l’addiction à la drogue, que l’on va légaliser cette merde. Et je dis bien « cette merde ». Qu’est-ce que je répondrais aux dizaines de courriers que je reçois par mois de parents qui ont eu des enfants grièvement blessés ou tués, parce qu’ils ont pris de la drogue et qu’ils ont conduit après ? On ne peut pas combattre à la fois l’alcoolémie au volant et légaliser la drogue. On ne peut pas à la fois augmenter le prix du tabac, je sais qu’Arnaud Robinet avait des positions favorables à cette lutte contre le tabac, et légaliser le cannabis. Je pense qu’il faut combattre la consommation de cannabis, il faut combattre les trafics. Avec la légalisation, il y a un petit côté « je baisse les bras ». Ce gouvernement ne baisse pas les bras. »

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l’union 200914a
Tennis : Kleiber et Andruejol sacrés à Sillery

 

Il, n’y a pas eu de surprise au tournoi du TC Sillery puisque tous les favoris se sont logiquement imposés.

Ainsi, chez les messieurs, dans une finale attendue à la limite des engagements (2/6), Gabriel Andruejol (Reims Europe Club, à droite sur le cliché) a-t-il nettement dominé Issey Chaudré (URT). « J’ai maîtrisé ce match mais il fallait bien retourner ! Ensuite, je l’ai toujours obligé à jouer un coup de plus et ça l’a mis en difficulté » , expliquait, à chaud, le lauréat 2020.

Camille Kleiber (2/6, Géo-André) s’est, elle, nettement imposée face à l’ancienne « européenne » rémoise, Clémence Krug (2/6, Courbevoie). Cette dernière avait passé, le matin en demie, le double de temps que son adversaire sur les courts sillerotins ! Usée physiquement, elle a multiplié les fautes pour s’incliner lourdement.

DAMES

Demi-finales : Camille Kleiber (2/6, Géo-André) bat Clémence Vigneulle (5/6, TC Reims) 6-1, 6-1 ; Clémence Krug (2/6, Courbevoie) bat Lisa-Marie Habert (2/6, TC Reims) 6-2, 7-6. Finale : Camille Kleiber bat Clémence Krug 6-1, 6-1.

MESSIEURS

Demi-finales : Chaudré (2/6, URT) bat Lopes (3/6, Cormontreuil) 6-3, 6-4 ; Andruejol (2/6, Reims Europe Club) bat Lacroix Seignan (3/6, Beauvais) 6-3, 6-0. Finale : Andruejol bat Chaudré 6-0, 6-2. +35 ANS. – Finale : Choiselat (4/6, Reims Europe) bat Questroy (5/6, Saint-M./Pré) 6-3, 6-1.

 

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l’union 200913b
justice cour d’assises des Ardennes : Condamné à 18 ans de réclusion en appel

Devant l’immeuble où s’était produit l’altercation fatale à Gérard Maillot. F.C.
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Jugé en appel devant la cour d’assises des Ardennes, Éric Lesieur a été reconnu coupable de « meurtre » et condamné, jeudi, à 18 ans de réclusion. La même peine avait été prononcée en mars 2019 par les jurés marnais, lors de son procès en première instance qui s’était déroulé à Reims.

Le 14 mai 2016, ce quadragénaire avait tué à l’aide d’un couteau de cuisine Gérard Maillot, 29 ans, devant un immeuble de la place Georges-Braque, quartier Croix-Rouge. Éric Lesieur, ivre au moment de commettre l’irréparable, était interpellé rapidement, ainsi qu’une adolescente de 16 ans, avec lui au moment des faits.

Après avoir reconnu entretenir une relation avec celle-ci, le meurtrier expliquait aux enquêteurs sa jalousie et sa crainte que l’adolescente soit en relation avec un autre homme. Gérard Maillot était en réalité le petit ami d’une amie de l’adolescente… M e Camille Romdane, l’avocat du frère et la sœur de Gérard Maillot, résumait dans sa plaidoirie : « Ce dossier, c’est celui du mort pour rien … »

Lorsqu’Éric Lesieur brandissait un couteau, l’adolescente tentait en vain de l’arrêter. Las, Éric Lesieur ne l’entendait plus : « C’est comme si j’avais eu des œillères, une crise de folie passagère, je ne sais pas » , expliquait-il aux enquêteurs. Clins d’œil à l’appui, il glissait ensuite à deux voisins qui passaient par là : « Chut, les gars, vous ne dites rien ! »

Mathieu Livoreil

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l’union 200913a
TENNIS : Finales à Sillery

Avec 120 inscrits, le tournoi du TC Sillery propose des tableaux de qualité.

Ainsi, chez les messieurs, le titre devrait logiquement se régler à la limite des engagements (2/6) entre Issey Chaudré (URT) et Gabriel Andruejol (Europe Club). À moins que Noa Lopes (3/6, Cormontreuil) ou Paul Lacroix Seignan (3/6, Beauvais) ne bouscule la hiérarchie. Du côté des dames, avec une concurrence pointant à… 5/6, la lauréate se trouvera forcément à 2/6 entre Lisa-Marie Habert (TC Reims), Camille Kleiber (Géo-André) et l’ancienne « européenne » aujourd’hui licenciée à Courbevoie ,Clémence Krug. Enfin, la finale des +35 ans devrait opposer Sébastien Choiselat (4/6, Europe Club) à Julien Questroy (5/6, Saint-Martin-surle-Pré).

Finale dames à 14 heures, messieurs et + de 35 ans à 15 h 30.

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l’union 200911c
santé : Dépistage massif à Georges-Braque

L’opération de dépistage menée a rencontré un large public - les parents de 75 des 92 élèves de 6e ont accepté que leur enfant soit testé. Hervé Oudin
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Après trois cas positifs au Covid, un dépistage était proposé, hier, aux élèves et personnels de ce collège.

Un voile d’inquiétude passe dans le regard de l’enfant qui vient de s’asseoir. Face à lui, un homme revêtu de l’imposante panoplie de circonstance - gants, masque, blouse, surblouse, charlotte et lunettes – le rassure d’une voix bienveillante : « Pense à bien respirer par la bouche. Ça dure moins de dix secondes. Penche la tête légèrement en arrière. Voilà… Ça chatouille un peu, c’est normal. » Une fois retiré le petit écouvillon de son nez, l’élève répond à quelques questions : nom du médecin traitant ? Avec qui vit-il ? A-t-il déjà ressenti des symptômes ? Bonbon citron ou orange ? Au revoir, merci, au suivant. Il est midi. La file d’attente est encore longue.

Hier se déroulait au collège Georges-Braque, à Croix-Rouge, la première opération d’ampleur de dépistage du Covid dans un établissement scolaire de l’agglomération rémoise. La raison ? « Trois élèves du collège, de niveaux et de classes différents ont été testés positifs au Covid , a prévenu la préfecture, mercredi soir. Des cas suspects existent par ailleurs. » Les parents des élèves concernés l’ont appris à la direction du collège, laquelle l’a signalée sans délai au rectorat. L’opération menée hier visait « à rassurer (…) et éviter une fermeture de l’établissement ». Ces tests, gratuits, étaient « proposés » à l’ensemble des 380 élèves et des 60 personnels de ce collège.

L’opération d’hier, largement plébiscitée, fait suite à l’apparition de trois cas positifs au cours des derniers jours

Une large partie des élèves, dont les parents ont été prévenus mardi de cette opération, allait-elle accepter ces tests ? À l’évidence, oui. Parmi les 92 élèves de 6 e , 75 ont été testés en matinée – ceux des autres niveaux se succédaient dans l’après-midi. « Cette opération de santé publique est un tel succès qu’elle risque de se prolonger demain » , prévoyait la principale, Anne Ribowsky. Et de préciser d’un sourire masqué : « L’argument qui a peut-être été le plus efficace, c’est d’expliquer aux élèves que même Mbappé s’était fait tester. »

Les résultats seront communiqués aux familles d’ici à 48 heures « par mail ou courrier » , complétait la principale. En outre, les parents d’élèves qui le désirent pourront à leur tour être testés ce vendredi.

Mon fils a été testé ce matin et j’ai la boule au ventre

Devant le collège, Angélique et Laurie, chacune mère d’un élève de 6 e , bavardent. La première a accepté que son enfant passe le test PCR : « Ces tests sont une bonne chose, même si j’aurais aimé être aux côtés de mon fils – lui, c’est un petit dur mais en 6 e , ils sont quand même très jeunes et peuvent être stressés… » Le « petit dur » , en question, bouille ronde et souriante, arrive : « Alors, ça s’est bien passé, mon grand ? , s’enquiert Angélique .

– Ça fait mal dix minutes mais ça va », évacue-t-il. Laurie, elle, a refusé que sa fille soit testée : « Je ne voulais pas qu’elle s’angoisse. Mais je suis favorable aux tests, bien sûr ! »

Plus loin, Jennifer, également mère d’un élève de 6 e , ne cache pas son tourment : « Mon fils a été testé ce matin et j’ai la boule au ventre pour son résultat. Il est asthmatique sévère alors… J’irai me faire dépister demain au collège. Dans l’idéal, je pense qu’il faudrait faire ça dans l’ensemble des établissements. » De l’autre côté de la chaussée, Séverine, une autre parent d’élève, apparaît sur la même longueur d’ondes : « Ils prennent les choses en main, c’est la meilleure chose à faire vu le contexte… Et ça rassure. Bon, si l’établissement devait fermer, ce serait un peu compliqué pour garder mon fils… , glisse celle qui, testée à plusieurs reprises, travaille en maison de retraite » .

Mathieu Livoreil

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l’union 200911b
justice tribunal correctionnel : Confinement ? Connais pas

Lors des contrôles de confinement au printemps, la police voyait souvent de mêmes têtes.
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Les premières condamnations pour « violations réitérées » du confinement sont tombées au tribunal.

L’ADN est souvent évoqué au tribunal. Il y a maintenant l’ADD, avec une première fournée de prévenus jugés à l’audience correctionnelle de lundi. Leur tort ? S’être entêté, pendant le confinement, à sortir sans la fameuse « attestation dérogatoire de déplacement ». Une fois : 135 euros d’amende ; Plus de trois fois dans les 30 jours : 6 mois ferme et 3 750 euros d’amende encourus devant le tribunal.

Un « mépris » des autres personnes

Le 14 avril, avenue Jean-Jaurès, Yassin ne peut présenter le sésame. Une habitude : ce Rémois de 19 ans s’est déjà fait verbaliser les 2, 7 et 8 avril. Il pense qu’une fois encore, il va pouvoir repartir après avoir empoché l’amende avec la molle conviction de ceux qui n’en ont rien à faire. Sauf que le policier, renseignement pris, apprend qu’il en est à sa quatrième verbalisation et lui annonce son embarquement pour le commissariat. À ces mots, il voit rouge : torrent d’insultes.

Resté sourd à la convocation, Yassin n’entend pas la substitut dire ce qu’elle pense de ceux qui violaient le confinement : « C’est mépriser la santé des autres. C’est mépriser toutes les personnes restées à leur domicile et qui respectaient la loi. »

Un mois de prison avec sursis.

Le 6 avril à 22 h 30, un automobiliste se fait contrôler à la suite d’une infraction routière rue Charles-Marq, au quartier Wilson. Marwan, 18 ans, n’a pas de permis, pas d’assurance et pas d’attestation alors qu’il a déjà été verbalisé les 26 mars, 29 mars et 3 avril. « Ce soir-là, ma voiture était mal garée. Y’avait énormément de jeunes en bas. J’ai attendu que ça se calme pour descendre et garer ma voiture ailleurs. » Il l’avait achetée après s’être inscrit en auto-école mais son examen « a été reporté à cause du confinement » , dit-il.

Déjà titulaire d’un petit casier, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis probatoire (obligation de travailler et de passer son permis).

Domicilié à Croix-Rouge, Walid, 26 ans, est le recordman de l’audience : 10 violations en trois semaines. Mention spéciale le 6 avril : une verbalisation à 16 h 20, une autre à 18 h 30. Parfois, les policiers n’avaient même pas le temps de le verbaliser : il s’enfuyait dans son immeuble de la rue Olympe-de-Gouges dès qu’il les voyait.

Confinement des riches, confinement des pauvres

Le garçon a déjà été condamné 16 fois et son attitude frondeuse à la barre n’arrange rien. Pour cette personne « dans la provocation » , le parquet réclame deux mois ferme. Walid agace notamment en laissant entendre que la police aurait bidonné certains contrôles.

Son avocat, Me Brazy, préfère déplacer le débat sur un autre terrain. « S’il habitait au centre-ville, je suis sûr qu’il ne serait pas là aujourd’hui. Voilà quand même quelqu’un qui sort de chez lui et à chaque fois, la police est capable d’être là pour le contrôler. Car quand on contrôle à Croix-Rouge, il y a plus de chance de verbaliser des jeunes qu’au centre-ville. Ce sont des jeunes qui n’ont pas les moyens d’imprimer les formulaires trois ou quatre fois par jour. Mon client, il vit avec son frère et sa mère dans un appartement de 45 m 2. Son seul plaisir, c’est d’aller fumer au bas de son immeuble. Sa famille n’a pas les moyens d’avoir une imprimante, d’acheter le journal pour photocopier l’attestation. C’est ça la réalité de ce dossier. C’est plus compliqué de vivre le confinement rue Olympe-de-Gouge que dans une maison avec piscine. Qu’on le condamne, oui, mais pas à de la prison ferme. C’est disproportionné. »

La plaidoirie fait mouche : 150 euros d’amende, ce qui ne dissipe pas la mauvaise humeur de Walid. Il tourne le dos et s’en va alors que le président commence à lui expliquer les modalités du paiement de l’amende… On doit élever la voix pour le faire revenir.

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l’union 200911a
La rixe de mercredi soir à Croix-Rouge garde son mystère

Mercredi vers 18 h 30, une violente bagarre impliquant entre vingt et quarante individus (c’est confus) a éclaté à Croix-Rouge, secteur Croix-du-Sud, du côté de l’avenue Léon-Blum (L’union d’hier). Elle aurait opposé deux bandes internes au quartier, armées de bâtons et de couteaux. Il y avait également un gros chien lâché d’un groupe sur l’autre. Tout le monde s’est dispersé à l’arrivée de la police, sauf un mineur de 17 ans qui ne pouvait plus courir après avoir reçu trois coups de couteau au mollet. Secouru place Georges-Braque, le jeune homme n’est que légèrement blessé. Il a déclaré qu’il ne dirait rien. Sa famille a également fait savoir qu’elle n’avait aucunement l’intention de porter plainte.

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l’union 200910c
Santé : La rentrée du Covid-19 s’accélère dans les classes

Au lycée Libergier, les élèves et étudiants identifiés ont été placés en quatorzaine. Archives
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Trois nouveaux établissements scolaires de la ville sont touchés par le Covid-19, notamment le lycée Libergier.

Des cas de Covid ont été détectés parmi les 1 600 élèves, étudiants et apprentis qui fréquentent les deux sites du lycée Libergier à Reims. Le proviseur Christian Vanderstee l’a confirmé dans une note aux parents d’élèves, adressée mardi soir.

Deux cas positifs confirmés

« Concernant les cas de Covid-19 identifiés dans l’établissement » , écrit le chef d’établissement, « je tenais à vous apporter des informations (…). Suite à des suspicions de Covid-19 pour des élèves et étudiants de l’établissement identifiés comme « contacts à risque », des tests ont été effectués. Les résultats font état de deux cas confirmés, quatre cas négatifs et un cas en attente. »

Tous les élèves qui ont été identifiés, positifs ou négatifs, ont été placés « à l’isolement » , pour quatorze jours, avec interdiction de fréquenter l’établissement. À ce stade, il semble qu’aucune classe n’a dû être fermée.

Les cours se poursuivent

Selon le protocole, le lycée doit dresser, en lien avec l’Agence régionale de santé, la liste des personnes susceptibles d’avoir été en contact avec les élèves testés, puis identifier dans cette liste celles qui doivent être testées. Ces « contacts à risques » doivent rester quatorze jours chez eux, avant de pouvoir revenir dans l’établissement.

Voilà pour le cadre général. Mais à ce stade, précise Christian Vanderstee, « aucune personne n’a été retenue dans la liste pour subir les tests, car le port du masque a été respecté par l’ensemble de la communauté scolaire. Par conséquent, les élèves et le personnel ayant été en contact avec la personne identifiée comme « contact à risques » sont autorisés à poursuivre les cours normalement. »

Guillaume Lévy

Internat fermé à Chagall, dépistages à Georges-Braque

Du côté du lycée Marc-Chagall, chaussée Saint-Martin, deux personnels du service de vie scolaire sont des cas confirmés Covid. Plusieurs collègues sont considérés comme cas contact. En revanche, aucun enseignant et aucun élève n’est considéré comme tel. Faute de personnels disponibles, la décision a été prise de fermer l’internat à partir de ce jeudi et jusqu’au 25 septembre. Les parents sont priés de venir chercher leur enfant. L’établissement fera en sorte que les élèves concernés puissent poursuivre leur scolarité à la maison durant cette période.

Le collège George-Braque à Croix-Rouge est lui aussi touché par le Covid. L’académie de Reims et l’Agence régionale de santé ont annoncé, hier soir, que « trois élèves du collège, de niveaux et de classes différents, ont été testés positifs au Covid, et que des cas suspects existent par ailleurs » . Dans ce contexte, une opération de dépistage va être menée : « Des tests gratuits seront proposés à partir de ce jeudi à l’ensemble des élèves et du personnel qui le souhaitent. Cette mesure vise à rassurer les familles, les personnels et à éviter une fermeture de l’établissement. »

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l’union 200910b
Un blessé par arme blanche lors d’une violente rixe à Croix-Rouge

Hier vers 18 h 30, une violente bagarre impliquant une quarantaine d’individus a éclaté à Croix-Rouge, secteur Croix-du-Sud, du côté de l’avenue Léon-Blum.

Elle aurait opposé deux bandes internes au quartier. D’après les témoignages recueillis, certains des protagonistes étaient armés de bâtons et de couteaux.

Un chien, de type peut-être molossoïde, a été lâché d’un groupe sur l’autre. À l’arrivée de la police, tout le monde a détalé, sauf un mineur de 17 ans retrouvé place Georges-Braque avec trois plaies par arme blanche à un mollet.

Ses blessures sont sans gravité. Domicilié à Croix-du-Sud, il a été évacué par les pompiers tandis que de nombreuses patrouilles quadrillaient le secteur. Une enquête est ouverte pour tenter de connaître l’origine de l’embrouille.

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l’union 200910a
Ça s’anime à Croix-Rouge !

C’est un samedi animé qui attend les habitants de Croix-Rouge : la Fête des habitants et un vide-greniers organisé par la Maison de quartier, à l’espace Billard La Nacelle.

Le vide-greniers se déroulera de 9 à 17 heures, et la fête des habitants de 14 à 17 heures.

Il y aura des animations gratuites (ateliers, spectacles, manège, paintball).

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l’union 200909b
Le coronavirus est également arrivé à l’école du Pont-de-Muire

Le Covid-19 est arrivé à Tinqueux, atteignant un écolier de CE2 de l’école du Pont-de-Muire. Mais ce cas étant resté isolé, l’école n’a pas fermé. Selon l’adjointe au maire Frédérique Py, l’enfant avait effectué sa rentrée normalement, le mardi 1 er septembre, mais le lendemain, sa mère appelait l’école pour informer qu’elle-même avait été contrôlée positive. La famille ayant subi le test à son tour, il s’avérait que l’enfant lui aussi avait contracté la maladie, sous une forme asymptomatique. Il n’a donc plus été renvoyé à l’école à partir du 2 septembre, restant en quatorzaine à son domicile. Les locaux de l’école ont été désinfectés à la demande de la commune par une entreprise privée. Par ailleurs, l’adjointe assure que dans cet établissement, il n’y a pas de brassage d’élèves, les classes ne se croisant pas. Il s’agit du premier cas déclaré de Covid dans une école de Tinqueux.

Rappelons qu’à Reims, le virus s’était déjà manifesté au groupe Joliot-Curie. Plusieurs enseignants avaient dû être placés en quatorzaine avant la rentrée, l’un d’eux présentant des symptômes. Ils furent toutefois été remplacés, et la rentrée des élèves avait pu s’effectuer.

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l’union 200909a
Faits divers : Une collégienne tabassée, son agression filmée

La police nationale a dû réagir sur Twitter pour demander aux internautes de ne plus partager la vidéo.
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L’agresseur n’a que 13 ans. La diffusion de la vidéo a provoqué un torrent de boue sur les réseaux dits sociaux.

Filmée à Reims, la vidéo montre une scène nauséabonde, mais les réactions qui ont suivi sa diffusion sur les réseaux dits sociaux sont également à vomir. Lundi après-midi, une adolescente de 14 ans a été tabassée à coups de pied et coups de poing par un jeune de 13 ans et demi. Les faits ne se sont pas produits au quartier Croix-Rouge (plus précisément Croix-du-Sud), comme relayé par les réseaux et autres sites tendance droite dure, mais aux abords du collège Saint-Remi, où les deux jeunes gens sont scolarisés.

Une stupide embrouille entre la victime et une autre adolescente, peut-être à propos d’un garçon, lors d’une conversation ce week-end sur une plateforme internet, serait à l’origine du passage à tabac. Prenant parti pour l’autre jeune fille, l’agresseur aurait donc décidé de la venger.

Le vidéaste, 14 ans, lui aussi arrêté

Informé des faits, le collège a prononcé une mesure d’exclusion du mineur, interpellé hier après-midi par la police. Contacté en soirée, le procureur de la République Matthieu Bourrette indiquait que l’enquête confiée à la sûreté départementale de Reims était toujours en cours. Elle est ouverte pour « violences aggravées » et « enregistrement et diffusion de faits de violences aggravées » . Les « violences aggravées » le sont par deux circonstances (mineur de moins de 15 ans et faits commis aux abords d’un établissement scolaire).

À en croire certains messages postés sur les réseaux dits sociaux, la collégienne aurait été hospitalisée et même grièvement blessée, inconsciente, « crâne ouvert » . Heureusement, il n’en est rien. Repartie chez elle après l’agression de lundi, elle s’est rendue hier matin dans un bureau de police, avec son représentant légal, pour déposer plainte. Dans un tweet, le maire de Reims Arnaud Robinet s’est félicité de la réactivité des policiers (qui avaient pris l’affaire en compte avant même qu’elle ne devienne virale sur les réseaux).

Sur la vidéo, on entend des témoins rigoler, d’autres s’opposer mollement à l’agresseur, sans parler de celui qui a filmé et diffusé. Lui aussi âgé de 14 ans, et se sachant identifié, il s’est présenté hier en fin d’après-midi à l’hôtel de police.

S’agissant d’un mineur, il est évidemment interdit de publier le nom de l’agresseur, ce qui n’a pas empêché certains individus de balancer son identité sur les réseaux, jusqu’à son adresse. D’autres appellent carrément à « l’écarteler en place publique » , sur fond de commentaires racistes. Autant d’actes et de propos haineux qui tombent également sous le coup de la loi.

Fabrice Curlier

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l’union 200905a
aménagement : Une percée rue des Savoyards

La rénovation urbaine du quartier Croix-Rouge se poursuit. Archives Aurélien Laudy.
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Le projet urbain à Pays-de-France va se poursuivre par la démolition de deux immeubles rue des Savoyards.

Dans le cadre du nouveau programme de rénovation urbaine du quartier Croix-Rouge, 26 logements situés aux 15 et 17 rue des Savoyards seront démolis pendant l’hiver 2022.

Une prolongation de l’allée piétonne des Picards

Les 17 familles résidant dans ces deux immeubles collectifs sont invitées à participer le jeudi 10 septembre à 18 heures, salle municipale Croix-Rouge, à une réunion d’information sur l’organisation de leur relogement en présence de Vincent Hallier, président du directoire du Foyer Rémois, bailleur propriétaire et de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

La démolition de ces deux immeubles accolés permettra de scinder en plusieurs îlots résidentiels les immeubles de la rue Savoyards. La coupure ainsi créée permettra de prolonger l’allée piétonne des Picards, un axe qui traverse le secteur perpendiculairement aux voiries. Cet aménagement sera réalisé par la ville de Reims. La démolition, intervention du Foyer Rémois, est programmée à l’échéance du plan de relogement, estimée à l’hiver 2022.

Au-delà de la création d’une percée visuelle, le projet urbain du secteur prévoit également le remaniement des extérieurs des immeubles voisins, en travaillant notamment sur l’amélioration de l’accessibilité aux immeubles, le stationnement et les espaces verts. À noter que les 8 immeubles voisins feront l’objet d’une réhabilitation en 2023 par Le Foyer Rémois. Ces travaux de démolition, réhabilitation et résidentialisation viennent compléter et terminer les travaux de renouvellement urbain de cette partie de Pays-de-France, après une première opération d’envergure lors du 1 er programme en lien avec la construction de la ligne de tramway, la démolition de la passerelle commerciale et la relocalisation des activités en pieds d’immeubles.

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l’union 200903a
enseignement : Le lycée de Croix-Rouge prépare au HAUT-NIVEAU

La rectrice face à deux lycéens, un handballeur, une triathlète. Certains prennent leur petit déjeuner à 6 heures pour pouvoir s’entraîner avant les cours « classiques ».
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Au lycée Arago, des jeunes cumulent sans sourciller forte dose d’entraînements sportifs avec programme de cours normaux. Hier la rectrice les a félicités.

Et comment se présente votre emploi du temps de la semaine habituel ? Quelle est la part du sport ? - Eh bien nous avons 12 ou 13 heures d’entraînements dans notre sport, et 20 à 24 heures de cours. Et personnellement je n’ai jamais eu aucun problème d’emploi du temps. » Romain, 17 ans, répondait ainsi hier à la rectrice d’académie Agnès Walch Mension-Rigau en visite dans son établissement, en l’occurrence le lycée Arago, dans le quartier Croix-Rouge.

Petit dèj’ à six heures du matin

La rectrice avait choisi Arago précisément pour sa singularité de proposer des filières sportives uniques dans l’académie. « Ces filières sont de deux sortes, explique en substance David Gay-Peiller, inspecteur pédagogique régional en EPS (éducation physique et sportive), vous avez d’une part des jeunes sportifs de haut niveau listés par le ministère et gérés par le Creps, et vous avez à côté des jeunes aspirant à devenir sportifs de haut niveau, engagés, eux, dans la Fahn, filière d’accès au haut niveau, pour laquelle nous nouons cette fois un partenariat avec des clubs sportifs locaux. » La patronne de l’académie est apparue épatée par la motivation du garçon qu’elle interrogeait, et qui pour sa part a choisi le handball. Et ce n’est pas le dialogue avec la jeune Emma, 16 ans, qui, elle, se consacre au triathlon, qui allait ternir son admiration. « Nous allons à la natation le matin avant d’aller en cours, expliquait la jeune fille à la fonctionnaire éducative, et on arrive toujours à l’heure ! » Ce qu’avait confirmé à sa façon le chef cuisinier du lycée, Frédéric Chauveau, lors de la visite de l’établissement : « Pour les triathlètes, c’est à partir de six heures du matin qu’il faut pouvoir servir le petit déjeuner ! »

le casse-tête des emplois du temps

« Vous êtes des ambassadeurs de l’exigence, de la persévérance ! » félicitait donc la rectrice à l’adresse des jeunes témoins qu’elle rencontrait. En tout à Arago ils sont une soixantaine cette année pour la filière Creps, et quelque 70 dans la Fahn. Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’organisation pour le chef d’établissement Bruno Charlot : « Pour l’ensemble de ces filières sportives nous avons 9 classes avec 30 emplois du temps différents ! » exposait-il d’emblée à sa visiteuse, faisant comprendre que tout concilier relevait parfois du casse-tête.

Mais ces formations sportives, pour épanouissantes qu’elles soient, débouchent-elles forcément sur un métier ? s’inquiétait Bruno Claval, directeur académique des services de l’Éducation nationale, qui accompagnait la rectrice. « Pas toutes de la même façon, lui répondait Vincent Phélizot, responsable des sportifs au Creps, ça peut être vrai pour le handball, beaucoup moins pour le triathlon par exemple, d’où l’enjeu de suivre en parallèle un cursus scolaire normal, ou bien une autre formation professionnalisante, comme l’école de kiné. » Et il citait l’exemple du foot, où, sur une promotion de 15 élèves, seuls deux ou trois deviendront effectivement des pros.

Antoine Pardessus

Du travail plus facilement

Avant de rencontrer des jeunes des filières sportives, la rectrice avait fait une visite guidée dans le lycée Arago, découvrant ses ateliers bâtiment et chauffage notamment. « Là ce sont des filières où les jeunes ont beaucoup plus de chances de trouver un travail que le sport, commentait-elle, aujourd’hui on manque de professionnels dans ces secteurs ; et contrairement à ce qu’on pense, ce ne sont pas seulement des métiers manuels, il y a aussi une dimension intellectuelle, au niveau de la conception par exemple. »

L’ESSENTIEL

La rectrice était en visite hier matin au lycée Arago de Reims.

Elle s’est intéressée particulièrement aux filières sportives proposées par l’établissement, dont certaines en partenariat avec le Creps.

Lors d’un entretien en direct avec des jeunes concernés, elle les a félicités de leur motivation qui leur fait affronter à la fois cours scolaires normaux et entraînements spécifiques à leur discipline.

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l’union 200902c
Éducation : La rentrée perturbée par le Covid

Tous les enfants ont pu néanmoins prendre sereinement le chemin de l’école hier. Archive
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Des enseignants de Joliot-Curie ont été placés en quatorzaine, mais la rentrée a pu avoir lieu.

Plusieurs enseignants du groupe scolaire Joliot-Curie de Reims ont été remplacés par précaution a confirmé hier le service presse du rectorat, après une information parue dans L’hebdo du vendredi. À l’origine, il y a un enseignant présentant des symptômes du Covid. Ce dernier a été testé, mais toujours selon ce même service presse, le résultat n’était pas connu hier. Par précaution, plusieurs collègues, même s’ils ne présentaient aucun symptôme, ayant été en contact avec la personne possiblement malade lors de la première journée d’avant rentrée vendredi, ont été placés en « quatorzaine ».

Il serait au nombre d’une dizaine. Néanmoins, ils ont pu être remplacés pour que l’école puisse hier organiser normalement la rentrée. Le groupe scolaire Joliot-Curie est l’un des plus grands de la cité des sacres.

Il accueille environ quatre cents élèves répartis dans 18 classes.

Du côté de la Ville, Véronique Marchet, adjointe aux affaires scolaires, tient à saluer l’excellente coordination entre la mairie et les inspecteurs de l’Éducation nationale. « C’était déjà le cas lors du confinement et du déconfinement. Ici, tout le monde a respecté les protocoles. Tous les cas contacts ont été placés en « quatorzaine » et aucun enfant n’a été en contact avec l’enseignant. La rentrée dans l’école a donc été sereine tant du côté des parents que des enseignants » , précise-t-elle.

Prévenu lundi matin, la Ville a fait procéder à une désinfection avec des produits spécifiques par une entreprise. « Avec aucune personne dans l’école quatre heures avant la désinfection et aucune douze heures après la désinfection comme le prévoit le protocole » , souligne encore Véronique Marchet.

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l’union 200902b
De la musique classique pour adoucir le retour en classe

La rentrée s’est faite en musique au collège Saint-Remi. Valérie Coulet
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Quelque 250 élèves de 6 e du collège Saint-Remi ont eu la bonne surprise, hier matin, d’être invités à un miniconcert dans la cour de l’établissement. La soprano Hadhoum Tunc et la harpiste Eunice Lee ont interprété quatre extraits de grandes œuvres classiques dont le célèbre Carmen de Bizet.

« Cette rentrée en musique est l’occasion de laisser derrière nous la morosité ambiante et de se tourner vers le plaisir et la réussite ! » , a lancé aux élèves Christian Chardin, le chef d’établissement.

Cet intermède musical a été organisé dans le cadre d’un partenariat entre l’Éducation nationale et l’Opéra de Reims.

D’autres petits concerts seront proposés par l’Opéra en ce début d’année scolaire : le 4 septembre au collège Joliot-Curie, le 10 septembre à l’école Clairmarais et le 11 septembre à l’école Galilée. Vendredi 11 septembre, un concert sera également offert à l’école Centre de Cormontreuil.

V.C.

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l’union 200902a
Piscines :

Thiolettes ouverte de 7 à 9 heures, de 10 à 12 heures, de 13 à 15 heures et de 16 à 18 heures.

Orgeval, Château d’eau,Talleyrand et Louvois, fermées.

Afin de respecter les exigences sanitaires, les piscines sont ouvertes par tranche de deux heures, entrecoupées d’une fermeture d’une heure. La réservation des créneaux et le paiement des entrées s’effectuent en ligne ainsi qu’au complexe René Tys, https://boutique-rems.fr/accueil.html.

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l’union 200831b
rétrospective : Ce que vous avez manqué

Une douzaine de voitures qui brûlent dans la nuit, un coup de feu dans un salon, un homme blessé par balle… tout cela en l’espace de quelques jours.
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grand Reims Juillettistes et aoûtiens, voici ce qui s’est passé en votre absence.

Vous étiez loin de Reims en juillet et/ou en août ? Voici ce que vous avez alors manqué de l’actualité locale.

1 ça flambe !

Juillet a été plutôt calme à Reims sur le front des faits divers. Et août avait commencé par suivre le même chemin. Et puis brusquement, tout bascule : le 18, L’union titre en une : Flambée de violence à Croix-Rouge et Wilson. Treize voitures ont brûlé, une dizaine d’autres ont eu leur pare-brise fracassé, et que les pompiers et les policiers ont essuyé lors de leur intervention des tirs de mortier ! Tout cela se passe au cours de la même nuit, celle du dimanche 16 au lundi 17.

Des mesures fortes

L’union revient sur ces événements dans son édition du 21, ainsi que sur une interpellation mouvementée qui avait eu lieu peu avant, le samedi 15 après-midi à Wilson, interpellation elle-même justifiée par l’irruption d’un homme armé ce même samedi vers 3 heures du matin dans une habitation de Cormontreuil, l’homme étant reparti après avoir tiré un coup de feu dans un salon (sans faire de victime). Et ce n’est pas tout, dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 vers minuit, un homme a été blessé par balle aux Châtillons !

Reims deviendrait-elle une ville de westerns ? Toujours dans la même édition de notre journal, le maire s’exprime sur le sujet : il condamne les actes de violence commis à Croix-Rouge et Wilson, les expliquant par les trafics de drogue qui y ont lieu. Et il évoque diverses pistes d’action ou de réflexion pour tenter de lutter contre le fléau.

Un couvre-feu pour les moins de 16 ans envisagé par la maire de Reims

Par exemple un couvre-feu pour les moins de 16 ans, ou la suspension des aides sociales et familiales pour les délinquants, ou encore l’extension des compétences de la police municipale. Et pourquoi pas aussi une réflexion du gouvernement sur la légalisation du cannabis, pour couper l’herbe sous le pied des trafiquants dans une certaine mesure ? Cette dernière suggestion ne manque pas de provoquer nombre de réactions sur le réseau social Twitter, des pour et des contre. Il sera à nouveau question de ces incendies criminels de voitures dans notre édition du lendemain (22 août), cette fois pour faire savoir que le maire souhaite mettre en place une aide du CCAS pour les foyers les plus modestes qui en ont été les victimes.

2 Nom de chiens !

Les chiens eux aussi alimentent la rubrique des faits divers : L’union du 11 août apprend qu’un VTTiste d’une cinquantaine d’années de Reims s’est fait attaquer par un rottweiler appartenant à un habitant d’Orgeval près de Merfy. Il a dû être soigné aux urgences ; pour autant, il se contentera ensuite d’une simple main courante au commissariat. Quant à notre édition du 13 août, elle fait savoir qu’une pétition a été lancée à la suite de la mort d’un chihuahua tué par un staff le 14 juillet.

3 Morte dans sa baignoire

Le 12 août, une jeune femme enceinte est retrouvée morte dans sa baignoire au pont de Witry. La cause du décès ne semblant pas évidente, une enquête est ouverte. On s’acheminera finalement vers l’issue fatale d’une crise d’épilepsie.

4 Tous à vos masques

Autre décision municipale prise fin août, celle du port obligatoire du masque en hyper-centre de Reims, les samedis uniquement, mais également sur tous les marchés de Reims (L’union du 21 août). Les rues concernées par ce périmètre sont détaillées dans notre édition du 29 août.

à se faire dépister. Ce qui n’est pas sans poser problèmes aux laboratoires, débordés par l’afflux de vendangeurs, invités par le Sayndicat général des vignerons à venir se faire également tester (notre édition du 22 août). Les délais s’allongent pour obtenir les résultats.

Antoine Pardessus

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l’union 200831a
culture : Les bibliothèques gratuites pour tous

L’abonnement au réseau de bibliothèques et de médiathèques est désormais gratuit pour tous. Archives
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Mise en place lors du déconfinement, la gratuité de l’abonnement est définitive.

C’était une promesse de campagne. C’est désormais concret. Les bibliothèques rémoises resteront définitivement gratuites pour tous à partir de ce mardi 1 er septembre. Dans les faits, elles le sont déjà depuis mai dernier, la gratuité ayant été proposée dès les réouvertures progressives des structures après la période de confinement. La mesure provisoire a donc été pérennisée. Les Rémois de plus de 18 ans n’auront plus à débourser 12 € par an pour emprunter livres, magazines, CD et DVD. « Pour certaines personnes, la bibliothèque est le seul accès à une offre culturelle quasi complète. Il faut être lucide, tout le monde ne peut pas se payer une place de cinéma, un CD ou un concert , explique Pascal Labelle, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine. La bibliothèque est un lieu qui doit être facilement accessible. Nous ne voulions pas que les frais d’abonnement soient un frein. »

Les quelques mois de gratuité « ont pas mal fonctionné », ajoute M. Labelle, qui espère que la mesure génère une augmentation du nombre d’inscrits. Avant la crise liée au Covid-19, ils étaient 26 000 « actifs », c’est-à-dire fréquentant plus ou moins régulièrement les sept établissements de la ville : trois médiathèques (Jean Falala, Croix-Rouge et Laon-Zola), une bibliothèque d’étude et de recherche (Carnegie), trois bibliothèques de quartier (Saint-Remi, Holden, Chemin-Vert), sans compter deux bibliobus, un book-truck et un service de portage à domicile.

Une inscription facilitée

Pour s’inscrire gratuitement au réseau de lecture publique, il faut se rendre sur bm-reims.fr, dans la rubrique « Infos pratiques ». Il faut ensuite compléter un formulaire, transmettre une pièce d’identité et un justificatif de domicile. L’usager sera informé par mail lorsque sa carte d’abonné sera prête. Il est également possible de s’inscrire sur place.

Alice Renard

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l’union 200830a
Insolite Les apparitions d’ovnis en pays rémois (7/7) : Un été chaud, chaud, chaud

Les observations d’ovnis, ou supposés tels, ont fait couler beaucoup d’encre dans notre région pendant l’été 2009. Photo F.C.
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L’activité ovni est faiblarde depuis plusieurs années, après un dernier coup de chaud pendant l’été 2009 : une soixantaine d’observations signalées dans la région. Gare cependant aux confusions.

Des ovnis comme s’il en pleuvait » , « Les témoignages se multiplient » , « Observations tous azimuts » , « Des témoignages partout » , « Épidémie d’Ovni ? » … Les titres de L’union en font foi : les ovnis ont fait couler beaucoup d’encre dans notre région, en juillet et août 2009.

Tout commença par l’observation de trois lumières d’apparence bizarre dans le ciel du quartier Croix-Rouge à Reims, le 4 juillet 2009. Intrigué, le témoin avait contacté l’Ardennais Jean-Luc Lemaire après avoir découvert sur internet les coordonnées de ce formateur en soins d’urgence, intéressé à titre privé par l’étude du phénomène ovni*.

« Je reçois régulièrement des témoignages mais la plupart se résolvent vite par une explication conventionnelle », souligne M.Lemaire. « Quand un dossier est suffisamment intrigant et riche en données, un appel à témoins peut être diffusé. Je peux n’avoir aucun retour ou recevoir de nombreux autres témoignages. »

Tel fut le cas avec l’observation de Croix-Rouge. Dans les jours et les semaines qui suivirent, l’ufologue fut submergé de témoignages provenant de toute la région et à des dates différentes, dans l’Aisne, la Marne, les Ardennes et même au-delà. Au total : 57 observations distinctes de fin juin à fin août, auxquelles s’en ajoutent d’autres recueillies sans passer par lui. Un chiffre qu’il convient toutefois de relativiser car la majorité d’entre elles ont trouvé une explication.

« La planète Vénus était présente dans le ciel, ce qui a généré de nombreuses confusions. Il y eut aussi des méprises avec des satellites, des étoiles filantes, des lasers. » L’un d’eux fut soupçonné pour expliquer une observation faite dans la nuit du 1 er au 2 août par un couple de Rilly-la-Montagne. Depuis leur cour, les témoins ont assisté aux allées et venues d’un phénomène lumineux dont la forme évoluait selon ses deux points extrêmes de déplacement. « Quand ça stoppait à droite, c’était rond et blanc, mais quand ça stoppait de l’autre côté, la boule s’étirait, s’allongeait verticalement et une grande ligne de lumière couleur or apparaissait tout d’un coup à l’intérieur. Ça durait quelques secondes, puis au moment de repartir vers la droite, la ligne disparaissait et ça reprenait la forme d’une boule de couleur blanche. »

Le couple a contemplé le spectacle de 23 h 30 à 0 h 30, puis s’est couché. L’hypothèse du laser (utilisé lors d’une soirée privée par exemple) n’a pu être confirmée.

Des lendemains mous, mous, mous

Laser, planètes, satellites, étoiles, lanternes… Après passage de tous les cas à la moulinette des explications conventionnelles, il en est quand même resté un petit nombre qui n’a pu être résolu (les plus étranges dans l’Aisne et les Ardennes). Même purgé de ses confusions, le coup de chaud de l’été 2009 s’inscrivait d’ailleurs dans un contexte national de recrudescence des observations, amorcée en 2008 et qui s’est globalement maintenue jusqu’en 2013 - 2015.

Pourquoi l’activité ovni tend-elle à pulser, à faire le yo-yo selon les années et les pays ? « Vu que nous ignorons l’origine du phénomène, nous ne savons pas pourquoi ça va ça vient » , ne peut que répondre Jean-Luc Lemaire.

En France, la période actuelle est aux basses eaux. Une fois écartées toutes les méprises, il ne reste péniblement que 20 - 30 cas étranges connus à l’année, soit deux tiers de moins que la période précédente, jusqu’à trente fois moins que pendant la décennie 70 (même si le nombre réel de cas est bien plus élevé : diverses études estiment à moins de 10 % seulement le nombre des témoins qui parlent).

Dans la Marne, la traversée du désert est encore plus aride : quasiment aucune observation inexpliquée rapportée depuis 2012. Que sont les ovnis devenus ?

*Jean-Luc Lemaire est joignable au 06 72 13 93 22. Anonymat des témoins respecté

Fabrice Curlier

Les ovnis de l’Independence day

Le 4 juillet 2009 à 22 h 45, un Rémois se trouve dans son jardin, près du campus Croix-Rouge, lorsqu’il aperçoit « trois lumières rouges » disposées « en triangle » qui « évoluent horizontalement et doucement vers la montagne de Reims ». Elles changent ensuite de direction puis montent « plus vite » pour disparaître.

Ce cas est le premier de l’été 2009 à avoir été médiatisé. « J’ai soupçonné un drone militaire mais je n’ai jamais pu en avoir la confirmation », se souvient l’ufologue ardennais Jean-Luc Lemaire, qui eut connaissance de deux autres observations ce soir-là. La première est celle d’un automobiliste qui circulait vers 23 heures entre Pontgivart et Auménancourt-le-Grand : « J’ai observé au-dessus des champs une lumière verte qui volait parallèlement à moi mais elle m’a dépassé. Ça allait très vite et c’est monté à la verticale pour disparaître. » La seconde s’est produite à Cormicy, vers 22 h 30, avec douze témoins. « Ils ont d’abord vu arriver un premier point lumineux qui s’est fixé. Un deuxième point l’a rejoint et s’est fixé à son tour, puis un troisième pour former un triangle. Ils ont ensuite bougé de concert jusqu’à leur disparition dans le lointain. J’avais pensé à une formation d’avions militaires mais la base aérienne 112 m’avait répondu qu’il n’y avait pas eu d’exercice ce soir-là, surtout un samedi soir. » À chaque fois, aucun bruit n’a été entendu.


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