Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - mai 2020.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 200528a
Fuite de gaz à Croix-Rouge

Une demi-heure avant cet accident, c’est l’avenue Bonaparte à Croix-Rouge qui a connu quelque agitation avec une fuite de gaz provoquée par l’arrachement d’une conduite lors de travaux, à l’angle de la rue Olympe-de-Gouges.

Une dizaine de personnes ont été évacuées, un périmètre de sécurité établi autour du chantier situé près des immeubles désaffectés de l’avenue Bonaparte. Le périmètre a été levé vers 16 h 30.

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l’union 200527c
Faits divers : Encore une femme battue

« Tristement banales » . C’est ce que déploraient, lundi au tribunal, dans le cadre d’une autre affaire, un avocat et une magistrate, en évoquant les violences conjugales à Reims (L’Union d’hier). Les faits ne leur donnent hélas pas tort. Une autre femme a en effet été frappée par son conjoint, ivre au moment des faits, dans la nuit de dimanche à lundi.

Les faits ont eu lieu allée Maurice-Lemaître, à Croix-Rouge, à 2 heures du matin. La victime, qui s’est vu décerner un jour d’ITT, a reçu notamment une claque, puis son compagnon lui a jeté… des dragées au chocolat au visage. Alertée, la police a interpellé le violent, qui a fini sa nuit en cellule de dégrisement.

En garde à vue, cet homme né en 1992 a partiellement reconnu les faits, avant d’être déféré au palais de justice lundi après-midi. Il a été placé sous contrôle judiciaire, dans l’attente d’une convocation par procès-verbal.

G.L

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l’union 200527b
Justice : Il sort la mitraillette pour avoir la paix

Pistolet-mitrailleur Sten. C’est avec ce genre d’arme de guerre qu’il menaçait ses voisins. Illustration
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Le tribunal jugeait, lundi, en procédure de « plaider-coupable », un Rémois de 46 ans qui, disant ne plus supporter le bruit de ses voisins, a tenté de les impressionner en dégainant une arme de la Deuxième Guerre mondiale, en l’occurrence un pistolet-mitrailleur de type Sten (L’Union de lundi).

Dans son logement de la rue Niki-de-Saint-Phalle, dans le quartier Croix-du-Sud, le voisin allergique au bruit possédait aussi des cartouches de 9 mm.

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 heures du matin, il a donc sorti sa mitraillette et, sans jamais tirer, a menacé les locataires bruyants. En regardant par le judas, une voisine a vu l’arme et a appelé la police. L’individu, qui était ivre, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a reconnu qu’exaspéré par le bruit, il avait voulu faire peur à ses voisins, pour les faire taire.

Ce lundi, le tribunal l’a condamné à quatre mois de prison avec sursis. Son arme a été saisie.

Guillaume Lévy

 

 

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l’union 200527a
justice : La cocaïne était cachée dans les patates douces

Les peines les plus sévères ont été de trois ans de prison pour deux des prévenus. R.Wafflart
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La drogue provenait du Surinam via la Guyane. Six des protagonistes du trafic ont été condamnés.

Cette histoire débute le 21 mars 2017. Ce jour-là, le service régional de police judiciaire a écho d’un trafic de cocaïne dans le quartier Croix-Rouge. L’enquête permettait l’interpellation de Venancio Acodion, le 9 avril 2018, à l’aéroport d’Orly, à sa descente d’avion en provenance de Guyane. Dans sa valise, des patates douces remplies d’1,463 kilo de cocaïne, dont le taux de pureté oscillait de 50 à 60 %. Malgré les dénégations du jeune homme, certains

SMS de l’été 2017 évoquaient bel et bien des transactions. Il était mis en examen pour trafic de stupéfiants. Les investigations établissaient l’existence d’un réseau d’importation de cocaïne entre le Surinam et Reims via la Guyane.

Dans le cadre d’autres procédures étaient interpellées des « mules » porteuses de 6,9 kg, 1,4 kg, 1,3 kg et 1,4 kg, en lien avec Wilhem Monfiston, dont le nom apparaissait à son tour dans l’enquête menée par la PJ rémoise. Il était à son tour interpellé le 12 janvier 2019 à l’aéroport d’Orly. Auditionné, il reconnaissait sa participation au trafic mais seulement en qualité de modeste revendeur. Aux yeux des policiers, ce bénéficiaire du RSA occupait au contraire un rôle déterminant dans le trafic, inspirant manifestement de la peur aux autres protagonistes du dossier. « Gun » , « kalash » , « arme » , « coup de poing » , « guerre » … Le champ lexical de ses SMS rappelait si nécessaire que ce type d’activité, certes très lucratif, demeure un peu plus risqué que la chasse au papillon. Il était mis en examen et placé en détention provisoire.

Trois revendeurs, qualifiés de « lieutenants » par les enquêteurs, étaient identifiés lors de surveillances physiques et téléphoniques. Ceux-ci assuraient la pérennité du trafic dans les quartiers Croix-du-Sud, Croix-Rouge et Châtillons. Deux des suspects étaient interpellés le 14 janvier 2019. Des ovules de cocaïne conditionnés dans du plastique étaient saisis chez l’un d’eux. Le troisième suspect était à son tour arrêté le lendemain à son domicile.

Enfin, un sixième homme, Augustin Adaoude était interpellé le 29 mai 2019. Surnommé « Rich » dans certaines conversations téléphoniques quand d’autres évoquaient le « Rich gang », celui que les autres mis en cause désignaient comme le « boss » du trafic niait toute implication dans le trafic de cocaïne.

Jugés la semaine dernière en correctionnelle, ces six hommes ont été condamnés. Auguste Adaoude et Wilshem Monfiston écopaient chacun de trois ans de prison, dont six mois avec sursis, avec maintien en détention. Venancio Acodion était condamné à deux ans, dont un avec sursis. Deux « lieutenants » écopaient d’une peine de deux ans de prison, dont huit mois avec sursis ; le troisième de 18 mois de prison, dont dix avec sursis.

Mathieu Livoreil

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l’union 200525a
Une arme de guerre pour menacer les voisins

Une douzaine d’heures plus tard, soit dans la nuit de samedi à dimanche vers les trois heures du matin, les policiers sont à nouveau mobilisés, cette fois rue Niki-de-Saint-Phalle, dans le quartier Croix-du-Sud.

Et là encore, ils vont se retrouver confrontés à une arme à feu. Il s’agit au départ d’un tapage nocturne : excédé des nuisances provoquées par ses voisins (trop heureux de fêter le déconfinement ?), un homme de 46 ans entend en effet les faire cesser avec… une arme de guerre, en l’occurrence une mitraillette de type Sten, matériel rustique couramment utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. L’homme dispose également de cartouches de 9 mm.

Fort heureusement, il ne fera pas usage de son matériel, parviendra à se calmer, et finalement c’est sans difficulté que les policiers, alertés par les voisins menacés, l’interpellent ; ils vont le placer en garde à vue pour ces « violences volontaires avec arme, de catégorie A. »

Lui n’aura pas droit au traitement médical de son cas.

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l’union 200524a
Nouvelle bagarre entre jeunes

 

 

Avec le déconfinement, les querelles entre jeunes des quartiers ont repris à Reims.

Dans la soirée de ce vendredi 22 mai, vers 21 h 30, un début de rixe s’est produit entre ressortissants de Croix-Rouge et de Croix-du-Sud, dans le secteur des avenues Léon-Blum et Bonaparte.

Selon un habitant, ils étaient plusieurs dizaines à participer, des coups de feu auraient même été tirés (ce qui ne nous pas été confirmé par la police), mais les choses n’ont pas eu le temps de dégénérer. À l’arrivée des forces de l’ordre, tout le monde s’est dispersé.

Bilan : aucun blessé ni aucune interpellation.

 

 

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l’union 200523a
Feux de voitures

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les pompiers sont intervenus allée des Landais dans le quartier Croix-Rouge à Reims vers 3 heures du matin.

Deux voitures, garées l’une à côté de l’autre, ont brûlé : une Renault Modus a d’abord flambé puis les flammes se sont propagées à une Renault Scenic.

Les deux véhicules se sont totalement embrasés.

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l’union 200522a
Plusieurs bureaux de poste vont rouvrir lundi

La Poste continue sa réouverture progressive des bureaux de poste, points de contacts et autres agences postales communales.

L’objectif est que tous les bureaux de France soient rouverts à la fin du mois de mai.

Dans ce cadre, à compter du lundi 25 mai, ce sont les bureaux de Reims Billard, Reims Châtillons, Reims Orgeval et Bétheny, qui accueilleront à nouveau leurs clients.

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l’union 200519a
CORONAVIRUS SOLIDARITÉ : Entre voisins, ils sont solidaires

Ils ont distribué des masques aux plus fragiles, se sont organisés pour faire les courses aux seniors.
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Dans ce quartier pavillonnaire, les habitants sont solidaires.
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Dans le micro-quartier de la Lézardière, on se serre les coudes depuis mi-mars. Distribution de masques, système de courses pour les plus fragiles afin de lutter contre l’isolement.

C’est un ensemble pavillonnaire de 400 foyers, bâti il y a 40 ans, à la lisière de Croix-Rouge, essentiellement peuplé par des personnes d’un certain âge. « Je suis pour ainsi dire la plus jeune ! », sourit Randa Diya, 45 ans, présidente de l’association des habitants du quartier de la Lézardière à Reims, depuis janvier.

Depuis la mi-mars, une chaîne de solidarité a été mise en place dans le quartier. Comment les choses se sont-elles organisées ?

Mon époux est endocrinologue et m’avait dit juste avant que le confinement ne soit décidé que nous allions passer par une période compliquée. J’avais déjà l’habitude de faire attention à mes voisins plus âgés. Alors dès que le confinement a été décidé, j’ai tout de suite agi. J’ai lancé un appel au volontariat. Six per- sonnes ont répondu.

Depuis la mi-mars donc, à raison de deux fois par semaine, les volontaires se proposent de faire les courses pour ceux qui ne pouvaient plus sortir de chez eux.

Et puis, à chaque fois que nous apportions les courses, c’était aussi l’occasion de demander à ces habitants si à leur connaissance d’autres personnes du quartier n’avaient pas besoin d’aide également.

On s’est rendu compte que, dans notre quartier, il y avait vraiment des personnes fragiles isolées qui nécessitaient une assistance.

On apporte aussi une oreille : la personne à sa fenêtre, moi sur le trottoir. Vous savez, seulement quelques minutes de conversation peuvent apporter beaucoup.

Vous avez aussi distribué aux plus fragiles des masques chirurgicaux…

Oui, comme mon mari est médecin, j’avais en stock des masques chirurgicaux et des gants. Et nous avons pu bénéficier aussi en donations de deux paquets de masques, par un voisin et une infirmière. Au total, depuis le début du confinement, j’ai pu distribuer 150 masques aux plus fragiles.

L’association a lancé aussi un appel aux dons de taies d’oreillers et de draps.

Oui, très rapidement. Ainsi que de l’élastique et des bobines de fil. Deux habitantes du quartier, couturières, se sont portées volontaires pour confectionner des masques. Elles ont pu ainsi faire 200 masques. 130 masques ont déjà été distribués aux habitants du quartier. On les a direc- tement mis dans les boîtes aux lettres.

Avec le déconfinement, que deviennent ces actions de solidarité ?

On poursuit l’opération « courses » pour les plus fragiles, tout comme la fabrication et la distribution de masques en tissu. La période difficile que nous venons de passer a eu tout de même un point positif. Elle a per- mis pour beaucoup de découvrir leur quartier, leurs voisins, de tisser des liens durables entre les habitants. Si seulement, on pouvait donner l’idée et l’envie à d’autres associations de quartier comme la nôtre de faire les mêmes actions, ce serait formidable. Et, ça ferait du bien !

Propos recueillis par AURÉLIE BEAUSSART

Pour contacter l’association des habitants du quartier de la Lézardière. Tel. 06 44 98 48 77 Mail à quartier.lezardiere@hotmail.fr ou par le biais de la page Facebook

Formation aux réseaux sociaux pour les seniors

« Lors de mon élection en janvier, j’avais indiqué ma volonté de mettre en place une formation aux réseaux sociaux pour les habitants de la Lézardière. Nous sommes un quartier vieillissant. Il y a beaucoup de personnes âgées qui ne savent pas utiliser les réseaux sociaux. Avec le confinement, elles étaient encore plus isolées chez elles, avec l’incapacité de pouvoir bénéficier d’une téléconsultation avec leur médecin par exemple », indique Randa Diya. « Cette formation, plus que jamais d’actualité, a pour objectif de leur faciliter le quotidien. »

La Ligue de l’enseignement doit reprendre ses activités le 10 juin. « Je proposerais la formation dans la foulée, par petits groupes afin qu’il n’y ait plus personne dans le quartier qui soit en situation d’isolement. »

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l’union 200516a
Bibliothèques et médiathèques.

Vous êtes invités à rendre les livres que vous avez empruntés avant le confinement –sans risque de pénalités– en les déposant dans les trappes qui se trouvent à l’entrée des médiathèques Falala, Croix-Rouge et Laon-Zola, accessibles 7 j/ 7. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez les garder jusqu’au 1 er septembre.

À partir du 25 mai, vous pourrez réserver des documents sur www.bm-reims.fr. À partir du 28 mai, après avoir reçu un SMS, vous pourrez venir chercher vos documents au drive piéton de la médiathèque Falala, du mardi au samedi, de 14 à 18 h et à partir du 2 juin, au drive des médiathèques Croix-Rouge et Laon-Zola, du mardi au samedi, de 14 à 18 h.

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l’union 200515a
CuLture : Un drive piéton à partir du 28 mai à la médiathèque Falala

À la médiathèque Jean-Falala, le robot qui réceptionne et trie les livres rendus est opérationnel sept jours sur sept. Stéphanie Jayet
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La médiathèque Falala va bientôt reprendre du service. Grâce à un drive piéton, on pourra récupérer des documents – livres, films et disques – préalablement réservés sur internet.

Bonne nouvelle pour les amateurs de lecture mais aussi de musique et de cinéma : à compter de jeudi 28 mai 14 heures, il sera de nouveau possible d’emprunter des documents à la médiathèque Jean-Falala. Règles sanitaires oblige, vous ne pourrez ni choisir ce qui vous intéresse dans les rayons ni profiter des salles de lecture.

Après avoir réservé vos documents sur le site internet des bibliothèques de Reims, vos livres, disques ou films seront distribués par le biais d’un drive piéton ou bibliodrive.

Vous pourrez réserver vos documents dès le 25 mai

« Les réservations des documents pourront se faire à partir de lundi 25 mai sur www.bm-reims.fr. Dès que leur commande sera prête – nous tablons sur un délai de trois jours maximum –, nous enverrons à nos utilisateurs un SMS pour leur dire quand venir la chercher. Les retraits se dérouleront à compter du jeudi 28 mai et seront organisés du mardi au samedi, de 14 à 18 heures » , explique Jean-Marc Laithier, le directeur du réseau de bibliothèques de Reims. Il ajoute : pour récupérer, dans les mêmes conditions, des documents à la médiathèque Croix-Rouge et à la médiathèque Laon-Zola, il faudra patienter jusqu’au 2 juin.

Tous les documents seront placés en quarantaine pendant dix jours

« Pour ces bibliodrive, tout sera mis en place pour assurer la sécurité sanitaire du public et du personnel » , assure Jean-Marc Laithier. Les livres seront ainsi placés en « quarantaine » pendant dix jours.

Pour accéder dans le hall de la médiathèque Falala, il faudra faire la queue du côté de la rue Rockefeller. « Nous allons faire un marquage au sol pour que la distanciation physique soit respectée et certains de nos agents vérifieront que tout se passe bien. Comme la peinture est interdite sur le parvis de la cathédrale, nous utiliserons du gaffer, du ruban adhésif de grande taille » , précise le responsable.

Jean-Marc Laithier, qui a préparé cette formule de drive piéton en lien avec Pascal Labelle, l’adjoint à la Culture et au Patrimoine de la Ville de Reims, n’oublie pas les lecteurs qui ne disposent pas d’ordinateur. « À partir du 28 mai, nous pourrons prendre quelques réservations de documents par téléphone » , dit-il, en glissant que son équipe n’aura pas toujours le temps de conseiller les utilisateurs indécis.

En attendant le 28 mai, Jean-Marc Laithier invite tous ceux qui ont encore chez eux des documents empruntés avant le confinement à venir les déposer dans les boîtes ou trappes de retour extérieures, accessibles sept jours sur sept. « Sur l’ensemble du réseau, 64 000 documents sont encore dehors, ce qui représente 10 % de notre fonds » , note le responsable.

Pas d’animations et de portage à domicile dans l’immédiat

Que les retardataires se rassurent : en raison de la crise, la direction des bibliothèques de Reims a décidé de prolonger jusqu’au 1 er septembre le prêt des documents. Et les personnes qui ne sont pas encore inscrites peuvent facilement le faire sur internet, en scannant quelques documents. Pour le portage à domicile, qui a été suspendu avant le 14 mars et qui concerne une cinquantaine d’usagers des bibliothèques de Reims, il faudra encore patienter. Car le service ne sera pas proposé dès le 28 mai. De même, les animations ne devraient pas reprendre avant septembre.

Valérie Coulet

Pratique

Vous êtes invités à rendre dès à présent les livres que vous avez empruntés avant le début du confinement – sans risque de pénalités – en les déposant dans les trappes qui se trouvent à l’entrée des médiathèques Falala, Croix-Rouge et Laon-Zola, accessibles 7 jours sur 7. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez les garder jusqu’au 1 er septembre.

À partir du 25 mai , vous pourrez réserver des documents sur le site des bibliothèques de Reims : www.bm-reims.fr.

À partir du 28 mai , après avoir reçu un SMS indiquant que votre commande est prête, vous pourrez venir chercher vos documents au drive piéton de la médiathèque Falala, du mardi au samedi, de 14 à 18 heures. File d’attente rue Rockefeller.

À partir du 2 juin , vous pourrez venir chercher vos documents au drive des médiathèques Croix-Rouge et Laon-Zola, du mardi au samedi, de 14 à 18 heures.

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l’union 200513a
Reprise des marchés

Les marchés peuvent de nouveau avoir lieu. Les jours et horaires n’ont pas changé. Simplement, pour les marchés : Luton (le jeudi), Wilson (le vendredi), Les Halles du Boulingrin (le samedi), Jean-Jaurès et Sainte-Anne (le dimanche), vous y retrouverez uniquement les commerçants alimentaires.

Par contre, vous retrouvez les commerçants alimentaires et non alimentaires sur les marchés : Saint-Maurice et Jean-Moulin (le mardi), Châtillons (le mercredi), Carteret (le jeudi) et Croix Rouge (le samedi).

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l’union 200512a
Justice : Les compagnons violents se suivent et se ressemblent

Deux femmes et leurs enfants ont subi des violences la semaine dernière. Illustration
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Deux femmes ont subi des violences de la part de leur compagnon, la semaine dernière à Reims, en présence d’enfants, parfois violentés eux aussi.

La première scène a eu lieu le mardi 5 mai, avenue Bonaparte à Croix-Rouge. Un individu ivre, âgé de 48 ans, a giflé son ex, avant de mettre deux coups de poing à la fille de cette dernière. Âgée de dix ans, elle s’est vu prescrire huit jours d’ITT. Appelés à la rescousse, les policiers ont interpellé le violent à proximité. Il a reconnu les faits en garde à vue, avant d’être jugé en plaider coupable. Issue de l’audience : six mois de prison, dont trois mois ferme, avec incarcération immédiate.

Il boit, il tape et il emporte le bébé

Violences conjugales, acte II. Celui-ci s’est noué le lendemain, le mercredi 6, avenue Georges-Hodin aux Châtillons. La police a été appelée par une jeune fille de 17 ans, à la suite de coups portés par son beau-père contre la mère de l’adolescente. Le tout commis en état d’ivresse, et en présence des enfants du couple, âgés de 7, 11 et 17 ans.

L’individu a ensuite pris la fuite, en emportant le dernier-né de la famille, un nourrisson de six mois. La police a réussi à le débusquer apparemment chez un ami, allée Beethoven à Wilson. Il s’est finalement rendu sans complication. Le bébé allait bien.

Jugé en comparution immédiate, il a écopé de quatre mois de prison avec sursis probatoire, obligation de soins et interdiction de contact. Les cinq enfants du couple ont été placés.

Fabrice Curlier avec Guillaume Lévy

 

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l’union 200510a
société : Il a enfin reçu son colis en zone sensible

UPS a fait une exception pour un client qui avait râlé.
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Il a protesté, UPS l’a écouté. Dans L’Union du 27 avril, un habitant de la place Georges-Braque s’offusquait de ne pas être livré à domicile au motif que son adresse est classée en « zone sensible » par la société de messagerie. Il en est ainsi depuis une série de vols et d’agressions en 2017. « Pour des raisons de sécurité » , et comme elle le fait ailleurs en France, UPS ne livre plus directement ses clients dans une bonne partie du quartier Croix-Rouge, sur la base d’une liste de rues à éviter (L’Union du 8 février 2019) .

Ça stigmatise le quartier

Abdoul Karim avait acheté une box. Depuis l’arrêt des livraisons à domicile, les colis des clients de Croix-Rouge sont déposés dans le tabac-presse de l’avenue Bonaparte, mais il a fermé le temps du confinement. Pour récupérer sa box, le jeune homme devait se rendre dans un autre relais, à Murigny. « C’est déjà injuste de ne pas être livré à domicile, mais c’est encore plus compliqué pendant le confinement. Si je suis contrôlé, est-ce que ma box va être considéré comme un achat de première nécessité ? » Il avait envoyé un mail à UPS France pour demander la suspension de cette mesure qui « stigmatise le quartier » .

« Un technicien de Free m’a appelé pour savoir s’il n’y avait pas eu de problèmes techniques lors de l’installation de ma box. Je lui ai répondu que je ne l’avais toujours pas car c’était à moi d’aller la chercher. Il m’a dit qu’il allait s’en occuper. »

De bonne heure, c’est la bonne heure

Est-ce son mail ou l’intervention du technicien ? Abdoul Karim a bénéficié d’une exception. « J’ai reçu une réponse d’UPS m’annonçant qu’ils allaient me livrer à domicile, sans plus d’explication. » Promesse tenue : le 30 avril, sa box est enfin arrivée chez lui, « de bonne heure » , créneau préféré des autres messageries qui continuent de livrer à Croix-Rouge. « On y va tôt le matin, quand les jeunes dorment encore. À 14 heures, nos gars sont rentrés, ils ne les croisent pas » , confiait un chauffeur en parlant des supposés fauteurs de troubles.

F.C.

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l’union 200508a
Interpellations pour détention de drogue

Vendredi dernier, vers 22 h 10, un jeune homme de 25 ans a été interpellé près de l’esplanade Eisenhower, dans le quartier Croix-Rouge à Reims, par la police municipale : il était en possession de 0,1 g de cannabis.Placé en garde à vue, il a écopé d’une amende de 200 € dans le cadre d’une procédure d’ordonnance pénale.

Une demi-heure plus tard, un autre jeune homme, âgé de 22 ans, a été interpellé avec en sa possession deux grammes d’ecstasy. Il a été convoqué devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi.

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l’union 200503a
Le canapé prend feu

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 23 h 40, un feu de canapé dans un local à vélos, esplanade Eisenhower dans le quartier Croix-Rouge à Reims, a été signalé aux forces de l’ordre.

L’incendie n’a pas fait de blessé ni de dégâts. Seuls les murs ont été noircis.

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l’union 200430a
D’ERLON EN LARGE : Il y a ceux qui respectent le confinement, et ceux qui s’en fichent.

Le dernier week-end, certains habitants de Croix-Rouge reclus dans les grandes barres de l’esplanade Taittinger en sont venus à se demander s’ils n’étaient pas les idiots de l’histoire.

Eux s’imposent de ne pas sortir alors qu’en bas, ils étaient plus d’une vingtaine à violer le confinement, papotages par-ci, parties de foot par-là, en toute impunité de samedi 14 heures à plus de minuit.

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l’union 200429a
Faits divers : Quinze mois ferme pour avoir battu sa femme

Le procureur Matthieu Bourrette (à g., ici en janvier 2019) pointe la hausse des violences conjugales en même temps que leur surreprésentation. J. Bolomey
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Cinq jours d’ITT pour elle, quinze mois de prison pour lui. Et deux enfants sans doute traumatisés à vie.

Le fléau des violences conjugales peut être accentué par le contexte, ou nuancé par l’examen clinique des chiffres (lire par ailleurs). Les faits, eux, restent et demeurent abjects.

Dernier exemple en date : la nuit de dimanche à lundi, dans un appartement de Croix-Rouge, rue Madeleine-Terrien, secteur Croix-du-Sud. Vers 2 heures du matin, des voisins entendent des hurlements près de chez eux. Ils comprennent immédiatement qu’une femme essuie une pluie de coups. Ils préviennent la police.

Les agents en ont la confirmation en arrivant sur place. Il s’agit non seulement de violences sur conjoint, mais aussi en état d’ivresse, et devant deux enfants en bas âge. En garde à vue, le compagnon, né en 1993, est dépisté avec 1,36 gramme d’alcool par litre de sang. Au domicile, la femme confirme qu’elle a subi des violences, pour lesquelles elle se voit décerner cinq jours d’ITT. Pourtant, elle refuse de porter plainte.

Quant aux trois enfants du couple, deux, âgés de 8 et 2 ans, ont été témoins de la scène et ont vu tous les coups reçus par leur mère.

Dégrisé, le violent a été déféré dès ce lundi au palais de justice, et jugé dans la foulée en comparution immédiate.

Défavorablement connu, il a été condamné à quinze mois de prison ferme, avec mandat de dépôt.

Guillaume Lévy

Des violences conjugales en hausse de 10 %

Depuis le début du confinement, les violences conjugales – et par extension des violences intrafamiliales – représentent l’essentiel des gardes à vue enregistrées aux quatre coins du pays. Cela signifie-t-il qu’elles « explosent » , comme l’ont récemment affirmé plusieurs acteurs associatifs ? « Non, elles n’explosent pas mais elles ont augmenté » , nuançait, hier, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette. La réduction de l’éventail des délits provoque en revanche leur « surreprésentation » .

Le magistrat appuie son constat sur des chiffres : « Entre le 1 er et le 21 avril, mon parquet a eu à traiter 21 affaires de violences conjugales, soit une par jour en moyenne. Si on plaque grossièrement cette cadence sur une année, cela ferait 365 affaires alors que l’an dernier, mon parquet en a enregistré 330. » Soit une hausse d’environ 10 % au cours des trois premières semaines d’avril. Précisons que 18 de ces 21 affaires ont donné lieu à une réponse pénale – quand les autres ont été classées sans suite.

Le confinement implique d’autres évolutions : « Puisque chacun est chez soi, nous sommes davantage alertés par le voisinage pour les violences conjugales » , observe Matthieu Bourrette. En revanche, le dépôt de plainte des victimes est rendu encore plus compliqué dans le contexte sanitaire actuel.

En outre, certaines réponses pénales prononcées dans le cadre d’un suivi judiciaire sont rendues impossibles : les obligations de soins sont renvoyées à la fin du confinement, tout comme celle de pointer au commissariat. Enfin, le nombre d’infractions routières ainsi que celles en lien avec les stupéfiants ou les vols apparaît en nette baisse.

Mathieu Livoreil

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l’union 200427a
Insécurité : Confiné, il attend vainement son colis

SMS échangés entre le livreur d’UPS et le client domicilié place Georges-Braque à Croix-Rouge.
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Il habite Croix-Rouge et doit braver le confinement pour aller chercher son colis d’UPS à Murigny. Explication.

Suite à votre adresse qui fait partie de la zone sensibles (sic) , je vous informe que votre colis UPS se trouve au point Relais UPS : 4 place René Claire (sic) . » Ce type de message reçu la semaine dernière par un habitant de la place Georges-Braque n’est pas une nouveauté. Dans son édition du 8 février 2019, L’Union révélait que « pour des raisons de sécurité » , l’entreprise de messagerie ne livrait plus à domicile dans une bonne partie du quartier Croix-Rouge, depuis 2017 et une série de vols de colis parfois accompagnés de violences.

C’est déjà injuste de ne pas être livré à domicile, mais c’est encore plus compliqué pendant le confinement

Abdoul Karim est le client de la place Georges-Braque. Il ignorait qu’UPS ne livrait plus à son adresse. « Je ne l’ai su qu’au moment de recevoir le SMS. C’est déjà injuste en temps normal de ne pas être livré à domicile, mais c’est encore plus compliqué pendant le confinement. D’un côté, on nous demande de rester chez nous ; de l’autre, les habitants du quartier qui attendent un colis doivent sortir pour aller le chercher. Je me demande d’ailleurs si c’est un motif valable sur l’attestation. Si je suis contrôlé, est-ce que l’objet que j’ai commandé va être considéré comme un achat de première nécessité ? C’est une box Free, pour me permettre d’avoir une meilleure connexion. C’est important, quand on est confiné. »

Il a peut-être une autre possibilité - cocher la case des déplacements brefs limités à une heure - mais appréhende néanmoins un éventuel contrôle, d’autant qu’il a un risque plus élevé d’en croiser du fait d’un trajet plus long. Habituellement, les colis commandés depuis Croix-Rouge sont déposés par UPS dans le tabac-presse de l’avenue Bonaparte, mais il a fermé le temps du confinement. Pour récupérer sa box, voilà donc le jeune homme obligé de se rendre à Murigny, au tabac-presse de la place René-Clair.

Matignon répond à côté

Abdoul Karim a envoyé un mail à UPS France pour dénoncer ces refus de livraison à domicile. « La seule réponse que j’ai eue, c’est le numéro de suivi de mon colis. » Il a également soumis le problème au cabinet du Premier ministre. Le préposé à la lecture n’a fait que survoler son mail : en retour, un courrier standard sur les mesures mises en œuvre par le groupe La Poste pendant le confinement.

Fabrice Curlier

Zones rouges avec listes de rues à éviter

La politique d’UPS à Croix-Rouge n’est pas un cas isolé : elle est pratiquée dans d’autres villes, là où existent des « zones rouges » – dixit un livreur – avec listes de rues à éviter. « Ce n’est pas une interdiction mais nous déconseillons à nos prestataires de s’y rendre », précisait à L’Union un responsable local d’UPS. « Ces listes sont établies à partir des informations qui remontent des chauffeurs, mais pas seulement les agressions ou les effractions. On se base aussi sur leur vécu, leur ressenti, par exemple des attroupements devant les immeubles ou dans les halls, ou le fait pour un chauffeur d’avoir été suivi à scooter à tel endroit. Pour concilier leur sécurité avec le service rendu à nos clients, les colis sont déposés [dans des] relais. »

Contactés pour savoir s’ils faisaient de même à Reims, la plupart des principaux concurrents d’UPS avaient brillé par leur silence. Des chauffeurs s’étaient montrés plus bavards : telle société livre le matin « quand les jeunes dorment encore », telle autre envoie des « équipes spécialisées », c’est-à-dire composées de « personnes perçues comme non blanches ». Le plus loquace fut le groupe La Poste, qui a reconnu des « restrictions de livraisons ponctuelles » de sa filiale Colissimo « quand la sécurité de [ses] agents ou des biens n’est pas garantie ».


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