Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - décembre 2019.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 191206b
sécurité : De la vidéoprotection à l’université

Depuis 2016, l’université dit avoir fait de la sécurité sur les campus un axe important de son projet d’établissement, tant en termes de moyens que d’investissement.
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Des étudiants sont montés au créneau concernant la sécurité au sein du campus à Reims. L’université répond qu’à sa connaissance cinq incidents sont à déplorer en cinq ans…

C’était le mardi 19 novembre. Plusieurs étudiantes ont été bloquées dans leur voiture par une dizaine d’individus vers 20 h 30 à la sortie du campus Croix-Rouge (lire notre édition du 23 novembre). De quoi susciter une vive émotion et la réaction d’étudiants quant à la sécurité au sein du campus. L’Union des étudiants de Reims notamment a rédigé un communiqué de presse où elle interpelle le président de l’université, Guillaume Gellé, sur les horaires de cours trop tardifs, réclamant une augmentation des effectifs des agents de sécurité ou demandant la mise en place d’une cellule psychologique spécifique au sein de l’université pour les victimes ou pour les étudiants en ressentant le besoin.

L’université a rapidement réagi. Pour elle, « la sécurité étant une de nos priorités, l’université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) s’est engagée à proposer des campus offrant des environnements de travail sereins tant pour nos étudiants que pour nos personnels » . Depuis 2016, l’université dit avoir fait de la sécurité sur les campus un axe important de son projet d’établissement, tant en termes de moyens que d’investissement. « La circulation sur les campus a ainsi été fortement réduite, notamment sur le campus Croix-Rouge. » Des plans de mise en sécurité ainsi que des exercices d’alerte ont été réalisés. Le gardiennage a été mis en place et il a été progressivement augmenté. À Croix-Rouge par exemple, deux maîtres-chiens sont désormais présents l’après-midi jusqu’à 21 heures ainsi qu’un agent en véhicule jusqu’à 22 heures. « La vidéoprotection sera prochainement développée » , précise l’université, ajoutant que toutes ces mesures ont des effets positifs en matière de sécurité.

Le dispositif de sécurité renforcé au niveau du gardiennage

Malgré ces dispositifs, l’URCA dit déplorer à sa connaissance cinq incidents (vol sur personne ou bagarre) sur les cinq dernières années, « dont un mardi 19 novembre, où des voitures ont été bloquées, au niveau de la sortie du campus Croix-Rouge (côté halle des sports) par des personnes extérieures au campus. Face à ce constat, nous avons décidé de renforcer en urgence notre dispositif de sécurité sur le campus, notamment au niveau du gardiennage » .

Guillaume Gellé, président de l’université, précise par ailleurs qu’il n’a pas été destinataire pour l’instant du communiqué de presse de l’Union des étudiants de Reims dans lequel les étudiants formulaient leurs exigences. « De plus, nous vous informons qu’aucune plainte à la connaissance de l’URCA n’a été déposée pour les faits évoqués. »

Pour finir, l’université revient sur l’autorisation de patrouilles de police évoquée dans le communiqué des étudiants. « Elle est du ressort personnel et exclusif du président de l’université qu’il entend exercer en prenant toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité de l’ensemble de la communauté universitaire. »

Yann Le Blévec

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l’union 191206a
Tennis de table : Gagner et attendre

Lors du dernier tour de la première phase de N2, l’Olympique Rémois accueille Neuves-Maisons, ce samedi (17 heures, gymnase Géo-André). Avec l’objectif de rester invaincu, au complet, en attendant le résultat d’Annecy face à Saint-Quentin.

En cas d’égalité à la première place, c’est la formation haut-savoyarde qui serait récompensée d’une montée en N1.

Autres matches : Gresivaudan Belledonne – Châlons (N3M) et Châlons – Metz (N2F).

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l’union 191205a
Faits divers : Deux rixes avec coups de feu dans les quartiers

Les deux affaires se sont déroulées aux Epinettes et dans le quartier Croix-Rouge. Illustration
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Les échos de plusieurs coups de feu tirés lors de deux embrouilles distinctes, et non ébruités par les autorités, viennent seulement de résonner à nos oreilles. Les deux affaires remontent au samedi 23 novembre.

La première s’est déroulée au quartier des Épinettes, en début de soirée, à la suite d’une altercation opposant deux adultes rue Germaine-Tillion. L’origine de la rixe reste à déterminer, peut-être « un problème de voisinage » qui aurait pu se terminer tragiquement : l’un des protagonistes a tiré un coup de feu dans la tête de son adversaire, alors qu’il lui tournait le dos. Heureusement, il s’agissait d’un gomme-cogne, une arme tirant des balles en caoutchouc qui peuvent cependant être mortelles à courte distance.

Écroué pour tentative d’homicide

Autre facteur chance : la victime porte une plaque métallique derrière le crâne, à la suite d’une opération chirurgicale, ce qui a amorti le choc. Âgée d’une quarantaine d’années, elle n’a été que légèrement blessée. Son agresseur, en fuite, a été rapidement identifié et interpellé. Il s’agit d’un habitant du quartier âgé de 35 ans, placé en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire criminelle : le juge d’instruction a en effet décidé de le mettre en examen pour « tentative d’homicide » .

Ce même soir du 23 novembre, vers 20 heures, des coups de feu ont fait sursauter les riverains de la place Georges-Braque à Croix-Rouge, alors que plusieurs individus semblaient s’embrouiller au bas des immeubles. Ils ont tous détalé avant l’arrivée de la police. Aucun blessé n’a été découvert, aucune plainte n’aurait été déposée. L’origine du contentieux reste à déterminer.

F.C.

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l’union 191204c
Autos, moto et paillasson brûlés

Une moto a brûlé lundi à 17 h 30 sur le stade de la rue Raoul-Dufy à Croix-Rouge. Elle est manifestement volée. À 20 h 45, un véhicule non identifié est parti en fumée rue du Docteur-Calmette à Bétheny. Une heure plus tard, un incendie s’est déclaré à l’intérieur d’une C4 rue Vernouillet à Reims. L’origine est indéterminée. En revanche, un feu accidentel s’est déclaré hier à 9 heures sur une voiture qui circulait sur la RN51, près d’Isles-sur-Suippe. Dimanche à 15 heures, les pompiers ont éteint un feu de porte palière rue Alphonse-Daudet, près de la fac de Croix-Rouge (L’union de lundi). L’incendie a pris sur le paillasson. Difficile de croire à un court-circuit.

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l’union 191204b
roller hockey nationale 1 féminine : Les Rémoises sur la montante

Avec sa perf face à Lyon-Seynod, l’Entente Chevaliers de Champagne rallie la N1F pour la 4e fois de rang.
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Cela devient une bonne habitude. Qui plus est sous l’appellation Entente Chevaliers de Champagne, qui désigne la section roller hockey du Reims Roller Champagne Club. Pour la quatrième saison d’affilée, le groupe, constitué à 70 % du RRCC, évoluera en N1 féminine en deuxième phase, le mois prochain. « Nous avons Léa Dablainville qui arrive de Rethel et deux filles qui sont de Montigny-lès-Metz » , assure Gilbert Lagors, président d’un club qui compte 110 adhérents. « Et tous pratiquants, à trois ou quatre exceptions près. »

Le RHR en N2

Tombeuses (5-2) pour la première fois de l’un des deux ogres de l’Hexagone (avec Ris-Orangis), Lyon-Seynod, samedi à François-Legros, avec pose et dépose de la balustrade ( « deux heures et demie de travail pour chaque match » ), les partenaires de la capitaine Céline Lagors ont su capitaliser sur cette victoire devant le 3 e de la Coupe d’Europe et 2 e du Championnat de France, étrillant Strasbourg (11-1) le lendemain matin. Le plateau rémois a ainsi été bénéfique aux « Chevalières », qui en finiront avec cette première phase les 14 et 15 décembre à Charleville-Mézières, avec leurs voisines du RHR, qui, elles, joueront en N2. Le système de plateau sera reconduit mais les Rémoises, championnes de France 2015 de N2, deux fois 5 es et une fois 6 e sur les trois derniers exercices, ne connaissent pas encore leurs rivales pour 2020. Et quand on peut battre un gros une fois…

Ch.D.

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l’union 191204a
commerce : le restaurateur demande des comptes au bailleur

Le restaurant avait définitivement fermé ses portes en juin dernier. Christian Lantenois
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My Fabulous a fermé ses portes en juin. Son directeur attaque Reims Habitat, l’organisme logeur, qu’il accuse d’être responsable de la baisse de son chiffre d’affaires.

Les rideaux métalliques sont baissés depuis plusieurs mois déjà. My Fabulous, ce restaurant de quartier implanté au 56, rue Pierre-Taittinger, à Croix-Rouge, en face de la faculté de Reims et de Neoma business school, a définitivement fermé ses portes en juin dernier, après 4 ans d’existence. En silence… dans un premier temps.

« Le choix a été fait de ne pas faire de vague. Notre objectif premier était de fermer tout en gardant la tête haute, confie Hafid El Haoussine, directeur du restaurant. Nous n’avons pas déposé le bilan. Nous avons fermé avant d’être totalement asphyxiés financièrement. Notre priorité, c’était de payer nos dettes, nos fournisseurs, nos employés. Nous avons respecté notre bail, payé nos loyers. Nous sommes à jour de toutes nos cotisations. Notre priorité était d’être clean d’un point de vue financier et de faire en sorte de retrouver un repreneur. Nous aurions pu faire venir un kebab, un autre fast-food, mais le but ce n’était pas de nous remplacer par quelque chose que l’on sait faire. »

400 000 euros de dommages et intérêts

C’est ainsi que le pas-de-porte a été revendu en septembre dernier, après validation de Reims Habitat, propriétaire des murs, à Dentinnov, un centre dentaire et ophtalmologique. Quelques travaux sont à prévoir avant l’ouverture de la structure qui proposera des rendez-vous en quelques jours. « Nous avons fait le choix de la qualité et de la mixité des services pour ce quartier, en trouvant et en sélectionnant nous-même le repreneur du pas-de-porte de ce local » , insiste Hafid El Haoussine qui aujourd’hui, après avoir « joué la carte de l’apaisement et de la conciliation », a choisi d’assigner en justice Reims Habitat, l’organisme logeur qui accueillait le restaurant. Car, en filigrane, il accuse l’organisme logeur d’être responsable de la chute de son chiffre d’affaires et de la fermeture du restaurant. « C’est simple, ils n’ont pas respecté la clause du bail qui stipulait qu’ils n’avaient pas le droit d’installer une activité concurrente à la nôtre. » En substance, dans l’assignation qui sera envoyée en fin de semaine, il pose la question de « l’incompétence ou de la malveillance » . « Nous dénonçons une succession de faits qui ont abouti à la chute de notre chiffre d’affaires. » Et de citer pêle-mêle des travaux en plein service et sans concertation ; des fermetures de la rue à plusieurs reprises ; l’installation d’un food-truck juste en face du restaurant ou encore l’autorisation donnée à d’autres concurrents de faire du chaud…

« Nous proposions bien plus qu’un espace de restauration, insiste Hafid El Haoussine. My Fabulous était devenu une plateforme de rencontre et de mise en valeur pour les associations par exemple. Qu’elles soient sportives, culturelles ou économiques, elles ont pu rayonner, travailler ou présenter leurs spectacles et projets dans notre salle. Nous avions réussi, et c’est notre fierté, à mélanger une clientèle à la fois bourgeoise et d’affaires aux habitants du quartier, sans qu’il n’y ait jamais le moindre problème… » Aujourd’hui, My Fabulous réclame l’équivalent de 400 000 euros au titre du préjudice moral et des dommages et intérêts

caroline garnier

Une question d’interprétation

Du côté de Reims Habitat, on ne perçoit pas la situation de la même façon. « Notre interprétation du dossier est totalement différente , précise Patrick Baudet, directeur général de Reims Habitat. Nous avons tout fait pour trouver des solutions et faire en sorte que la fermeture se fasse dans les meilleures conditions. Nous avons des positions divergentes sur l’évolution du quartier, du commerce… La conciliation n’a pas fonctionné et c’est leur droit d’aller en justice. Ils nous accusent d’être responsables de la baisse de leur chiffre d’affaires. C’est un point de vue que nous ne partageons pas. C’est d’ailleurs le fond du problème. Nous avons nos arguments juridiques, ils ont les leurs. Nous pensons être dans la bonne interprétation des textes. Seul le juge pourra trancher. » Et d’insister : Depuis des semaines ils se répandent sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas notre façon de faire que de régler nos affaires sur la place publique ».

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l’union 191203c
Sécurité : Des étudiants veulent des horaires moins tardifs

Des étudiants rémois viennent de créer l’Union des étudiants de Reims (UER), membre de l’Alternative, une des organisations étudiantes de France. Ce collectif réagit après la mésaventure subie le soir du 19 novembre par plusieurs étudiantes encerclées successivement dans leur voiture par une dizaine d’individus, sur le grand parking du campus Croix-Rouge, côté rue de Rilly-la-Montagne (L’union du 23 novembre).

Le collectif pointe du doigt le fait que les étudiants isolés qui finissent leurs cours à 20 h 30 ont plus de risque d’être agressés plutôt qu’à 18 heures, « où le campus vit encore » . Aussi, dans une lettre adressée à Guillaume Gellé, président de l’université, ces étudiants demandent « que les plages horaires soient réétudiées afin de ne plus organiser de cours aux horaires tardifs » .

« La solution d’organiser et d’autoriser des patrouilles de police est tout à fait incohérente et inappropriée vis-à-vis des principes que prône l’université » , ajoute le collectif. Celui-ci réclame une augmentation des effectifs des agents de sécurité présents sur le campus, pour qu’ils soient présents au moment des fermetures des derniers services et dernières salles. Enfin, l’UET souhaite qu’une cellule psychologique spécifique soit mise en place pour les victimes ainsi que pour les étudiants qui en ressentent le besoin.

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l’union 191203b
Solidarité : Moins de denrées collectées par la Banque alimentaire cette année

Depuis samedi, les gilets orange se mobilisent pour trier (par familles de produits) les denrées récupérées lors de la collecte annuelle. Un tri qui devrait durer toute la semaine.Remi Wafflart
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Les premiers chiffres sont à la baisse. Les dons avoisinent les 115 tonnes de denrées alimentaires collectées, contre 118 tonnes l’an passé.

Les chiffres définitifs seront communiqués en fin de semaine, mais les premières tendances sont à la baisse. Lundi matin, alors qu’une trentaine de gilets orange – dont de nombreux étudiants – s’attelaient à la lourde tâche du tri dans les entrepôts rémois, une opération qui va s’étaler sur la semaine, la Banque alimentaire de la Marne tablait sur 115 tonnes de denrées alimentaires collectées.

« C’est malheureusement la tendance générale, la baisse est nationale , reconnaît Patrick Prieur, bénévole en charge des mécénats et de la communication. On aura les chiffres définitifs d’ici la fin de la semaine, le temps de récupérer les dons qui nous viennent de l’extérieur, notamment les collectes d’Épernay, Châlons-en-Champagne et Vertus. Rien qu’à Vertus, nous savons que l’on doit récupérer 3 tonnes ».

L’équivalent de 216 000 repas en 2018

Alors qu’il y avait foule dans les grandes surfaces, boostées par les fêtes de fin d’année et le Black Friday, il semble qu’il n’y ait pas eu de répercussions en termes de générosité. « Les gens ont été moins généreux , ajoute le bénévole. Paradoxalement, alors qu’il y avait le blocage des gilets jaunes l’an passé, ils avaient donné plus… Mais, on ne va pas se plaindre. Le cap des 110 tonnes est dépassé depuis trois ans. Il ne faut pas oublier qu’en 2017, nous étions à 108 tonnes. Même si on a moins, on a consolidé un socle dur » . À noter qu’à cette collecte nationale viendront s’ajouter les 200 kilos récupérés lors de l’opération de solidarité montée par les féminines du Stade de Reims, le samedi 23 novembre.

En 2018, grâce à l’implication de plus de 2 000 bénévoles , comme cette année d’ailleurs où ils étaient mobilisés sur 80 points de collectes, dont 69 magasins, dans la Marne, les 118 tonnes de denrées collectées avaient permis de distribuer l’équivalent de 216 000 repas. C’est en effet avec cette collecte annuelle que la Banque alimentaire renfloue ses stocks de denrées (hors produits frais) pour le reste de l’année. Les denrées ainsi collectées viennent compléter celles recueillies lors des ramasses quotidiennes, et celles reçues grâce aux aides de l’État et de l’Union européenne.

En 2018, la Banque alimentaire de la Marne a ainsi distribué au total 1 850 tonnes de denrées alimentaires, soit l’équivalent de 4 millions et demi de repas. Parmi ces 1 850 tonnes, plus de 1 200 tonnes ont été sauvées du gaspillage. L’an passé, c’est au magasin Lidl de Croix-Rouge à Reims que la générosité avait été la plus forte.

Caroline Garnier

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l’union 191203a
Solidarité : Des internautes publics à l’aide

Jacques-Marie Perrier et Marie Chapput se réjouissent de la mise en place de ces écrivains publics d’un nouveau genre. M.D.
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Trois écrivains publics numériques arrivent dans les Maisons de quartier.

Cette question de l’inclusion/exclusion numérique, Marie Chapput y est confrontée chaque jour. « Nous voyons au quotidien des personnes qui ne parviennent pas à faire leurs démarches seules en ligne, sur les sites pourvoyeurs de droit », déplore la directrice de la Maison de quartier Orgeval. Comment renouveler son permis poids lourd ? Comment actualiser sa situation sur Pôle Emploi ? Les problématiques sont infinies, à l’heure du tout numérique, et sont autant de risques de perdre ses droits et de tomber dans l’exclusion sociale.

C’est expérimental

C’est pourquoi, au printemps dernier, l’État, le Département, la Caisse d’allocations familiales et la Ville, « pour citer les principaux » , note Marie Chapput, ont organisé une rencontre afin de faire remonter les constats des acteurs sur le terrain concernant la fracture numérique. Et c’est ainsi qu’avant l’été, le conseil départemental de la Marne, dans le cadre du plan départemental d’insertion, a décidé de pourvoir quatre postes d’écrivain public numérique (3 à Reims, 1 à Épernay) en les finançant intégralement pour une durée de 3 ans, indique la directrice. Le 5 e poste, à Châlons, est pris en charge à 50 %, le reste étant assumé par la Ville.

À Reims, les trois postes à temps plein attribués sont portés par l’association des Maisons de quartier. Les trois jeunes femmes recrutées tourneront sur les 14 Maisons du réseau. « Elles ont démarré lundi, en immersion dans les Maisons, et construisent leurs supports de communication », indique Marie Chapput. « Elles n’accueilleront le public que le 10 décembre. C’est un tout nouveau service de proximité à la population. » Chaque semaine, une à trois permanences gratuites seront proposées dans chacune des Maisons de quartier (32 heures de présence chacune au total, plus 3 heures le vendredi après-midi pour débriefer entre elles). « C’est expérimental » , poursuit la directrice de celle d’Orgeval, qui accompagne cette mission avec Valérie Lasserre, directrice de la Maison de quartier Croix-Rouge Watteau Pays-de-France. « On a imaginé un scénario ; on va voir comment la réalité sociale va faire évoluer le dispositif. » Pour chaque personne reçue, seront notés, de manière anonyme, son sexe, son âge, son cheminement, sa demande, l’existence ou non d’un accompagnement social, et son orientation éventuelle vers une formation ou un organisme compétent. « On aura ainsi une photographie réelle du service rendu, ainsi que les organismes les plus sollicités, ceux où les usagers rencontrent le plus de difficultés. »

Si la plupart des Maisons de quartier sont équipées en ordinateurs, déjà mis à disposition de ceux qui les fréquentent, celles qui n’en ont pas, pourront compter sur le portable de l’écrivain public de passage ce jour-là. Écrivain qui accompagnera les usagers à l’occasion de démarches qui, prévoit Mme Chapput, pourraient durer de 15 à 45 minutes. Pour les « situations plus compliquées » , il sera possible de prendre rendez-vous. « L’idée n’est pas que l’écrivain public fasse à la place de la personne » , précise Marie Chapput. « Il s’agit de lui transmettre des conseils, des outils pour être autonome dans la démarche et pouvoir la refaire seule chez elle ou à la Maison de quartier. » L’écrivain public numérique aura aussi pour rôle d’orienter l’usager vers les nombreux ateliers de formation existants à Reims, comme ceux proposés par les étudiants de Neoma pour les personnes âgées. « Pour autant, on espère que les institutions n’abandonneront pas les usagers. On pense au grand âge, aux personnes souffrant de handicap sévère. On espère qu’elles maintiendront un accueil physique pour les aider. L’objectif du gouvernement est de parvenir au tout numérique en 2022, mais il faudra garantir un minimum d’accès aux droits par l’humain. » Sans quoi, l’exclusion sociale pourrait s’aggraver, redoute Mme Chapput, qui cherche encore et toujours des bénévoles prêts à s’investir pour contribuer, au quotidien, à résorber la fracture numérique.

Marion Dardard

Une conférence sur la solidarité numérique fructueuse

C’est un peu « par hasard », que Jacques-Marie Perrier, président d’AccesMad, association rémoise luttant contre la fracture numérique Nord/Sud en mettant en place et gérant des médiathèques électroniques dans plus de 100 lycées à Madagascar, est arrivé dans le festival des Solidarités organisé du 15 novembre au 1 er décembre. « Il faut penser à la solidarité Nord-Sud, mais c’est aussi un problème sur la région », note-t-il. « C’est pour cela qu’on s’est orienté vers la solidarité numérique comme thématique de notre conférence-débat. » À cette occasion, il croise la route de Marie Chapput, directrice de la Maison de quartier d’Orgeval. « Les Maisons de quartier font partie du collectif Festisol, qui organise le festival », précise cette dernière. « Céline Vercaemer, qui le coordonne, a pensé à Valérie Lasserre, directrice de la Maison de quartier Croix-Rouge Watteau Pays-de-France et à moi, pour animer cette conférence et pour témoigner. Car au même moment, nous construisions l’arrivée des trois écrivains publics numériques dans les Maisons de quartier. » Danielle Miot, bénévole au Secours Populaire, Pascal Oudin, représentant d’Orange Solidarité, Joël Colot, président du Secours Catholique pour la Marne et les Ardennes, et Mario Rossi, vice-président du Département en charge de l’Insertion, étaient aussi au rendez-vous, le 21 novembre, pour échanger sur le sujet, qui a permis de « coordonner » les ressources en la matière.

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l’union 191202b
La porte palière prend feu

Hier vers 15 heures, une porte palière a mystérieusement pris feu rue Alphonse-Daudet, près de la fac Croix-Rouge.

Un seau d’eau a suffi à l’éteindre.

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l’union 191202a
Faits divers : Plusieurs voleurs arrêtés

L’enquête menée en amont et l’opération de mardi ont mobilisé une centaine de policiers. Illustration
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Les suspects sont impliqués dans des vols à l’étalage, des cambriolages et autres vols dans un bar ou à l’hôtel.

Le butin de plusieurs voleurs arrêtés ces derniers jours est varié : rasoirs, bijoux, téléphones, brosses à dents…

Le 17 octobre, deux montres de 4 000 et 6 00 euros étaient subtilisées lors d’un vol à l’étalage commis à la bijouterie Geay, rue de Talleyrand. Deux jours plus tard, les policiers interpellaient l’auteur présumé dans un squat de Croix-Rouge, rue de Rilly-la-Montagne (L’union du 24 octobre ).

Géorgien d’une trentaine d’années, l’homme était remis en liberté avec une convocation devant le tribunal correctionnel tandis que l’enquête se poursuivait après la saisie inattendue, dans l’appartement, de plusieurs objets d’origine douteuse : un chéquier, un iPhone, deux iPad, des paires de lunettes, des bijoux fantaisie et des vestes de marque (les deux montres, elles, n’ont pas été retrouvées, revendues quelques centaines d’euros pour s’acheter des produits stupéfiants, si l’on en croit les déclarations du suspect).

La provenance des lunettes, des vestes et des bijoux n’a pu être déterminée. En revanche, le chéquier a été volé le 5 août 2019 dans une voiture, le premier iPad dans un hôtel de Reims le 2 septembre, la seconde tablette et l’iPhone dans un bar du centre-ville le 3 octobre (les policiers ont retrouvé l’iPhone caché sous un matelas).

Qui a fait quoi ?

Au terme des investigations, le voleur présumé des montres n’aurait fait « que » receler les objets dérobés par deux compatriotes. Il s’est vu remettre une nouvelle convocation devant le tribunal. Convocation également pour le deuxième Géorgien, mais pas sûr de le voir comparaître à l’audience courant mars : il a été placé en rétention administrative au centre de Metz, en vue de son expulsion du territoire français. Le troisième suspect, quant à lui, a disparu de la circulation après avoir été remis en liberté à l’issue de son placement en rétention dans ce même centre de Metz il y a quelques semaines.

Fabrice Curlier

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l’union 191130b
AUJOURD’HUI

Rencontre avec Zeina Abirached. L’œuvre graphique de Zeina Abirached est traversée par les souvenirs doux-amers de son enfance passée au Liban pendant la guerre civile.

À 16 heures, Médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis-Debar.

Entrée libre.

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l’union 191130a
faits divers : 100 policiers mobilisés, 119 grammes saisis

L’enquête menée en amont et l’opération de mardi ont mobilisé une centaine de policiers. Illustration
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Mardi et mercredi, les policiers de la sûreté départementale ont procédé à treize interpellations dans le cadre d’une opération visant un point de vente de cannabis, localisé place George-Braque, dans le quartier Croix-du-Sud, situé en zone de sécurisation prioritaire. Après une phase initiale de surveillances physiques destinées à observer le fonctionnement de ce lieu de vente surnommé « le mirador » pour la visibilité qu’il permettait dans les alentours, l’opération menée mardi après-midi a permis la saisie de 119 grammes de cannabis prédécoupés dans la perspective d’une vente au détail. Un fusil de chasse et un choqueur (arme de défense à impulsion électrique) ont également été saisis. Au total, près d’une centaine de policiers a été mobilisée durant les étapes de cette enquête.

Sept personnes interpellées ont été placées sous contrôle judiciaire en attendant de devoir répondre des faits reprochés dans le cadre d’une convocation sur procès-verbal (CCPV). En outre, un homme placé en garde à vue a été conduit derrière les barreaux à la suite d’une révocation de sursis. Un autre, client présumé du trafic, est visé par une mesure alternative aux poursuites. Trois ont été remis en liberté sans faire l’objet de poursuites. Enfin, les investigations se poursuivent à propos de la treizième personne interpellée.

Mathieu Livoreil

 


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