Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles -juillet 2019.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

***********************************

l’union 190721a
Faits divers : Les feux s’enchaînent toute la nuit

Les pompiers ont été sollicités toute la nuit pour des feux de poubelles et d’une voiture. Illustration
- Agrandir la photo

Les nerfs des pompiers ont été mis à rude épreuve, dans la nuit de vendredi à samedi, car les feux de poubelles se sont enchaînés, parfois à seulement quelques minutes d’intervalle dans une même rue. La soirée a démarré à 19 h 50 par un feu de poubelle rue Libergier. Elle s’est poursuivie à 23 h 20, rue de la Victoire, à hauteur d’un passage à niveau. 150 m2 de détritus ont brûlé. Ils ont provoqué un fort dégagement de fumée.

Un véhicule en flammes à Murigny

Un peu plus tard – il était environ 23 h 50 –, les pompiers ont été sollicités pour deux feux de conteneurs qui s’étaient cette fois déclarés avenue du Général-Bonaparte. Dix minutes plus tard, un feu de poubelle était signalé dans le quartier Croix-Rouge et a nécessité l’intervention des soldats du feu. À 1 h 25, une nouvelle intervention a eu lieu rue de la Victoire, également au niveau du passage à niveau. Le feu, qui avait été éteint avant minuit, venait de reprendre ou, plus vraisemblablement, venait d’être rallumé.

La nuit n’était pas encore terminée pour les pompiers car, à 2 h 15, ils ont dû partir en urgence rue Raymond-Poincaré pour trois feux de poubelle, déclarés à différents endroits de la rue. À 2 h 30, nouvel appel au standard du 18. Cette fois, ce n’était pas une poubelle qui brûlait, mais une voiture, rue Michel-Hamaide, à proximité du Ludoval à Murigny.

V.C

***********************************

l’union 190720a
TENNIS

Noa Lopes favori à Dormans

Le tournoi du TC Dormans a connu, pour sa 46 e édition, une nette hausse de la fréquentation avec 178 inscrits contre 150 l’an passé. Seul engagé à la limite (2/6), Noa Lopes (TC Reims) bénéficiera de la faveur des pronostics mais il aura fort à faire avec le trio de 3/6 Charles Gilles (Géo-André), Victor Dumont (Cormontreuil) et Issey Chaudré (URT). Enfin, du côté des dames, on voit mal comment Lisa-Marie Habert (2/6, TC Reims) ne pourrait inscrire son nom au palmarès puisque la concurrence pointe à 15/1 mais aussi à 15/2 avec la tenante du titre Flora Calcagno (Montmirail). La finale dames se tiendra à 15 heures, et la messieurs à 16 h 30.

Doublé pour Andruejol et Bellott à Mesnil-sur-Oger ?

Tenant du titre et tête de série n° 1 car seul 1/6 engagé, Gabriel Andruejol (Reims Europe Club) fait figure de grand favori pour réaliser un doublé au tournoi de Mesnil-sur-Oger. Pour cela, il devra se méfier des 2/6 Noa Lopes (Cormontreuil) et Nicolas Jonasz (Montmirail). Dans un tableau féminin ouvert jusqu’à 0, l’ex sociétaire de Géo-André aujourd’hui licenciée à Strasbourg, vainqueur l’an passé , Noémie Bellott sera elle aussi en mesure, de réaliser le doublé. Toutefois , la concurrence sera féroce avec Ynola Martins (3/6, Cormontreuil), Claire Duter (2/6, Lille) et surtout Élise Renard (1/6, Cormontreuil). Finale dames prévue à 14 h 30 et messieurs à 16 heures.

***********************************

l’union 190719b
événement : Exercice d’alunissage au planétarium

« Vous voyez pour le moment nous sommes en orbite autour de la Lune, tout à l’heure je vous passerai les commandes, ce sera à vous de jouer ! » A.P.
- Agrandir la photo

Le planétarium organisait des animations pour les 50 ans de l’homme sur la Lune.

Vous avez déjà essayé de faire atterrir ou plutôt alunir une capsule spatiale ? Tel était l’exercice que proposait le planétarium mercredi. C’était pour le 50 e anniversaire des premiers pas d’un homme sur la Lune. À cette occasion, le bâtiment ouvrait gratuitement ses portes, et un programme particulier d’animations avait été mis sur pied. Et notamment, donc, un atelier alunissage, qui aidait le public à patienter avant la tombée de la nuit permettant la projection d’un film en plein air (voir aussi par ailleurs).

Benjamin Poupard, médiateur scientifique, animait l’atelier en question, qui faisait penser à une sorte de jeu vidéo. « Vous voyez, pour le moment la capsule spatiale tourne en orbite autour de la Lune ; tout à l’heure je vais vous passer les commandes, et c’est vous qui allez diriger l’alunissage. »

Ni trop fort ni trop mou

Deux pilotes étaient nécessaires : un pour assurer le bon positionnement de la capsule par rapport au sol, l’autre pour réguler la vitesse. Pas si facile que ça : à l’aide de quatre touches de clavier d’ordinateur, vous êtes supposé actionner les moteurs, mais pas trop fort pour ne pas griller tout le carburant, et pas trop mollement non plus si vous voulez éviter de vous écraser…

Par ailleurs, une séance de planétarium proprement dite, axée sur la description du ciel tel qu’il était censé apparaître à un Rémois en cette nuit du 17 ou 18 juillet 2019, vous promenait de la Lune à Antarès, de Jupiter à Vénus, en passant par la Grande ourse et les étoiles filantes. Une agréable façon de se préparer à la projection nocturne, mais aussi de se rendre compte de la relative minceur de l’exploit réalisé par l’homme il y a un demi-siècle, au vu de l’immensité de l’univers.

Pour tous ceux qui veulent néanmoins se replonger dans cette odyssée d’Apollo XI, un cahier spécial de L’union sera publié demain.

Antoine Pardessus

L’ESSENTIEL

Le planétarium de Reims vient d’organiser des animations pour saluer le 50ème anniversaire des premiers pas d’un homme sur la Lune.

Parmi celles-ci, une sorte de jeu vidéo permettant de se mettre dans la peau de cosmonautes désireux de se poser en douceur sur le sol lunaire.

Un cahier spécial sur cet anniversaire cosmique paraîtra dans notre édition de demain.

Encore du ciné en plein air

Dans le cadre des 50 ans des premiers pas de l’homme sur la Lune, un film était projeté en plein air dans la cour de l’Esad, à côté du planétarium : Moonwalk one (Marche lunaire un). D’autres projections en plein air, initiées par la Ville en partenariat avec l’association la Pellicule ensorcelée, sont programmées prochainement : le mardi 23 juillet au square Sainte-Clotilde, l’Été de Kikujiro ; et le lendemain, mercredi 24, Retour vers le futur, au complexe sportif Géo-André (Croix-rouge, avenue François-Mauriac). Rendez-vous dans les deux cas dès 20 heures.

***********************************

l’union 190719a

faits divers : Il panique en voyant des policiers


On a retrouvé sur lui des barrettes de cannabis.
- Agrandir la photo

Les policiers de la brigade anti-criminalité étaient juste en train d’effectuer une banale ronde dans le quartier Croix-du-Sud, lorsqu’ils ont été intrigués par le comportement pour le moins suspect d’un homme qui circulait à pied, rue Berthe-Morisot.

Et qui, à la vue des policiers a glissé plusieurs choses vite fait, dans sa sacoche.

88 grammes de cannabis dans les poches

Le contrôle de police a permis de mettre au jour un total de 88 grammes de cannabis.

Ce Rémois de 20 ans avait ainsi, sur lui, 14 barrettes et trois petits morceaux de cannabis.

Ramené au commissariat pour être placé en garde à vue, il a été déféré au palais de justice, à l’issue, afin d’être présenté à un magistrat du parquet.

Jugé dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, mardi, cet homme poursuivi pour infractions à la législation sur les stupéfiants, a été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés et a été condamné à 6 mois d’emprisonnement dont deux mois ferme.

Aurélie Beaussart

***********************************

l’union 190718a
Reims et environs : Feux divers… et nombreux

Les pompiers sont intervenus hier matin vers 7 heures pour éteindre un feu de sacs poubelles allée Jacques-Simon (Croix-du-sud). Rien de méchant : une simple bouteille d’eau a suffi pour en venir à bout.

Au cours de la nuit précédente, vers 3 h 30 du matin, les choses étaient un peu plus sérieuses impasse de Dunkerque (Maison-blanche), avec un feu de poubelle s’étant propagé à des buissons sur plusieurs dizaines de mètres carrés.

Pour la journée de lundi, la police signalait un feu de cave peu après 8 heures avenue de l’Yser. À midi, à Reims toujours, un feu d’herbes a mobilisé les pompiers au pont de Witry, aux abords du magasin Netto. Une demi-heure plus tard, ils étaient appelés à Ormes, pour un feu de poubelle place de la République. Dans la soirée de cette même journée de lundi, vers 21 h 30, un feu d’éteules (végétation résiduelle après la moisson) qui s’est étendu sur quelque 300m 2 leur a à nouveau donné de l’activité, à Pontfaverger, en bordure de la D34 en direction de Beine-Nauroy. La journée de mardi a vu pour sa part une multiplication des feux de végétation : quatre fois à Reims même rue des Bouchers (Chalet-Tunisie), à la Croix-Blandin, rue d’Estienne-d’Orves (Sainte-Anne/Maison-blanche), puis boulevard Wilson ; à Romigny en bordure de la D23 ; deux fois à Châlons-sur-Vesle ; à Pomacle, route de Bazancourt, puis à Auménancourt, et à Saint-Masmes ! Les pompiers n’ont pas chômé !

***********************************

l’union 190716b
Loisirs : Croix-Rouge au rythme de l’été

Endy, 10 ans, a vaillamment traversé les mystérieux bacs du parcours sensitif malgré les picotements et chatouillements. Photos Antoine Lasprèses

- Agrandir la photo

Slimane, 10 ans, expérimente une forme de luge d’été.
- Agrandir la photo
L’atelier de peinture à l’acrylique est assuré par l’artiste rémois Antoni RSM.
- Agrandir la photo
Parmi les nouveautés de cette édition 2019, le brumisateur à taille humaine est très apprécié par les participants et organisateurs.
- Agrandir la photo
Relaxation assurée sous les mains expertes de Jane. Des massages avec des dizaines d’huiles 100 % naturelles et aromatisées, spécialement concoctées pour l‘occasion.
- Agrandir la photo
Un parcours du combattant avait été installé mercredi dernier. L’atelier de peinture à l’acrylique est assuré par l’artiste rémois Antoni RSM.
- Agrandir la photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreuses activités sportives et ludiques sont proposées pour les plus jeunes et leur famille sur le complexe sportif Géo-André jusqu’au 25 juillet.

Jusqu’au 25 juillet « L’été s’affiche à Croix-Rouge ». De nombreuses animations sont organisées par les maisons de quartier, du lundi au samedi, de 15 à 20 heures. Sur le complexe sportif Géo-André, rue François Mauriac, parents et enfants peuvent gratuitement profiter d’une aire de jeux, de structures gonflables, d’un espace bébé ainsi que d’ateliers créatifs, de lecture ou encore de relaxation.

Une journée autour de la découverte des sports est organisée demain. Un village citoyen a également été installé et accueille différents partenaires des maisons de quartier. Une soirée barbecue et quiz réunira les habitants du quartier le jeudi 18 juillet. La soirée du mercredi 24 juillet sera dédiée au cinéma en plein air avec l’association La pellicule ensorcelée et enfin Aymeric DJ s’emparera des platines après un concert de ukulélé pour la soirée de clôture le jeudi 25 juillet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

***********************************

l’union 190716a
ENVIRONNEMENT : Premier bilan pour le tri solidaire Yoyo

Laure Miller, adjointe à la mairie, a assisté au débat avec les habitants. AH
- Agrandir la photo

La start-up de tri des bouteilles plastiques a dressé le bilan après trois semaines d’activité.

Trois semaines après son lancement dans quatre quartiers de Reims (voir L’union du 28 juin), le dispositif de tri des bouteilles plastiques de la start-up « Yoyo » a dressé un premier bilan hier.

C’est à la maison de quartier Billard de Croix-Rouge que se sont retrouvés plusieurs habitants, autour de l’adjointe au maire Laure Miller, et d’une responsable de la start-up Sabrina Carpentier. Au programme : un retour sur « Yoyo ». Pour rappel, ce dispositif encourage les habitants à trier leurs bouteilles plastiques en les collectant dans de grands sacs orange, puis à les déposer chez un « coach » afin d’obtenir des récompenses sur le site internet de la start-up. « Pour le moment, ces récompenses tournent autour du développement durable, mais bientôt on pourra y obtenir des repas, des billets pour des événements sportifs ou culturels », annonce Sabrina Carpentier.

Depuis son lancement à Reims, le dispositif a rassemblé 516 trieurs et 11 coachs (soit autant qu’en 6 mois à Marseille et Mulhouse). À en écouter les habitants, c’est surtout l’effet du bouche-à-oreille : « Quand je sors de chez moi avec ces sacs orange, tout le monde me demande ce que c’est », témoigne Nathalie. De son côté, Hamid, le « coach » de Croix-Rouge, estime que ce sont les enfants qui encouragent les parents à s’y mettre, et que ce sont par eux qu’il faut passer. Justement, Sabrina Carpentier annonce une collaboration à venir avec le collège François-Legros, en attendant d’autres.

Dans une ambiance détendue, Jérôme Frison, responsable de la gestion des déchets du Grand Reims, fait de la pédagogie, notamment sur la qualité de l’eau du robinet de la ville. Les habitants finissent par se donner des conseils entre eux : « Il faut laisser le bouchon sur les bouteilles, c’est plus facile pour les compacter », lance ainsi Viviane. L’adjointe au maire, Laure Miller, se réjouit du lien social que crée ce processus, confirmé par Hamid : « On voit des gens qu’on ne voyait pas avant ici à la maison de quartier. » En attendant de peut-être s’étendre à toute la ville, « Yoyo » envisage de développer le même concept pour les canettes . Du côté des habitants, aucune récompense reçue pour le moment, même pour Nathalie et ses 5 sacs de bouteilles en 3 semaines.

Adrien Hémard

***********************************

l’union 190715a
Faits-divers : Les poubelles pas à la fête le jour de la Fête nationale

Plusieurs conteneurs ont été incendiés rue Raymond-Poincaré, dans la nuit de samedi à dimanche. G.L
- Agrandir la photo

 

 

Plusieurs feux de poubelles ont été constatés, dans la nuit du 13 au 14. Une première a pris feu samedi à 22 h 35 rue Biebuyck-Chauvet, à Wilson. Puis une autre a été réduite en cendres à minuit, dans le même quartier, rue de la Bonne-Femme, sur le palier d’un logement. À Orgeval, plusieurs conteneurs ont également brûlé rue Raymond-Poincaré (lire par ailleurs).

Samedi, une poubelle avait aussi été incendiée à 13 heures sur l’esplanade Paul-Cézanne, à Croix-Rouge.

G.L

 

 

***********************************

l’union 190714a
AUJOURD’HUI

Tournoi de pétanque proposé par l’Association Étoile Croix Du Sud à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud).

Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190713c
DEMAIN

Tournoi de pétanque proposé par l’Association Etoile Croix Du Sud à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud).

Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190713b
portrait : Docteur André Cicile Dernier médecin de famille

Le seul regret du docteur Cicile a été de ne trouver aucun médecin qui accepte de le remplacer lors de son départ à la retraite. Joris Bolomey
- Agrandir la photo

Après un demi-siècle passé aux côtés des habitants du quartier de Croix-Rouge, ce médecin de famille, « corvéable et serviable à merci », a pris sa retraite au début du mois.

La voix enjouée et le regard amusé, le docteur André Cicile présente fièrement sa collection de lettres et cartes postales reçues en nombre à l’occasion de son départ à la retraite, le 30 juin. « Ce fut un plaisir de vous avoir eu comme médecin de famille pendant une quarantaine d’années », peut-on lire sur l’une d’elle. « Votre bienveillance à notre égard nous a permis de vivre toutes ces années en parfaite santé », écrit encore un patient. Un repos bien mérité pour ce docteur de Croix-Rouge, après plus de 46 années de loyaux services. « C’était un des derniers médecins de famille du quartier », lance d’emblée sa femme, Gloria Cicile de La Croix.

Diplômé de la faculté de médecine rue des Saints-Pères à Paris, ce natif de Chatou, fils de médecin militaire, a grandi entre la France, le Vietnam et l’Allemagne. Il ouvre son cabinet en octobre 1972 au 54 rue Newton à Croix-Rouge. Avec sa femme Gloria rencontrée pendant ses études à Paris, ils s’installent à Reims dans un quartier en pleine construction. « J’avais constamment de la boue collée aux semelles », se souvient-il. Les débuts sont difficiles, le temps de créer une patientèle. Jusque dans les années 1980, il travaille également à la médecine du travail du Crédit commercial de France, installé à quelques centaines de mètres de son cabinet.

Le docteur a vu son quartier se métamorphoser. Un endroit d’abord « agréable à vivre » au contact d’une « première génération émigrée d’Afrique du Nord bien intégrée et très travailleuse ». Puis, dans les années 1990, l’héroïne arrive massivement et fait des ravages. Dans le même temps, la délinquance devient elle aussi plus marquée. « On m’a volé beaucoup de choses dans la salle d’attente, des tableaux, un spot lumineux, un grand fauteuil de famille et parfois des blocs d’ordonnances. Cela fait partie du métier » glisse-t-il d’un ton indulgent.

Le docteur Cicile est touché par « la misère psychologique et sociale des jeunes sortant d’incarcération et rejetés du domicile familial ». Les toxicomanes, également rejetés par de nombreux médecins, occuperont jusqu’à la fin de sa carrière une part importante de sa patientèle. L’apparition, vers 1998, des traitements de substitution aux opiacés redonne aux malades un espoir de guérison. La même année, André Cicile est le premier médecin du département à inaugurer la carte vitale.

Vers 2005, le médecin est témoin de l’afflux de populations venues d’Europe de l’est. « Des malabars très attachants mais qui incitent au respect », glisse-t-il le sourire aux lèvres. Le praticien doit désormais s’occuper de patients présentant des pathologies de guerre. Plaies produites par des rafales de kalachnikov, fractures par matraquage et stress post-traumatique, André Cicile prend en charge ces personnes qui arrivent « anéanties » en France. Le docteur les accompagne également dans leurs démarches pour instruire les dossiers en vue de l’obtention du droit d’asile ou de pensions d’invalidité.

Serviable à merci

Face aux profondes difficultés dans lesquelles sa patientèle est embourbée, le médecin fait preuve d’une immense générosité. « Mon mari en faisait trop pour eux, martèle Gloria. Il était tellement attaché à ces personnes qu’il voulait constamment les aider. Il a parfois donné de l’argent à des mères pour qu’elles achètent des couches et médicaments. »

Installé jusqu’en 2000 dans le pavillon jouxtant son cabinet, avant de déménager dans le centre-ville, André Cicile est fréquemment réveillé en pleine nuit, pour des accouchements ou même parfois recoudre un chien. « J’étais corvéable et serviable à merci. Je me qualifie avec humour de réincarnation de mère Teresa », lâche-t-il entre deux rires. Mais le docteur pose de fermes limites à sa gentillesse pour ne pas totalement effacer le rapport entre le médecin et son patient : « J’en ai aussi grondé beaucoup lorsqu’ils ne suivaient pas leur traitement où me demandaient des arrêts de travail rétroactifs. Il y a des choses qu’on ne peut pas faire ! »

Un dévouement sans faille du médecin que seule la maladie a contraint à la retraite. Après six semaines passées à l’hôpital, pour une opération à cœur ouvert, il en ressort très amaigri et à bout de forces. C’est au tour de ses patients de se montrer bienveillants. « Ils ont déstabilisé le service où j’étais hospitalisé, il y avait parfois la queue devant ma chambre », précise-t-il d’une voix émue. Les messages de soutien et cadeaux en tous genres, du mousseux russe aux statuettes africaines, s’accumulent sur ses étagères. Ne trouvant pas de remplaçant, il continue de travailler trois ans après son passage à l’hôpital, enchaînant jusqu’à 60 consultations par jour. Triste d’avoir quitté cette patientèle qui lui est si chère, le presque octogénaire est soulagé de pouvoir enfin se reposer. Sa plaque de médecin a quitté la rue Newton. Elle sera offerte à sa petite fille, Marine, qui vient de réussir haut la main sa première année en médecine, dans la même école parisienne que son grand-père, rue des Saints-Pères.

Joris Bolomey

L’essentiel

André Cicile , docteur installé 53 rue Newton à Croix-Rouge, a pris sa retraite le 30 juin.

Ce médecin de famille avait ouvert son cabinet rémois en octobre 1972.

Son cabinet restera fermé, aucun praticien n’ayant souhaité reprendre sa patientèle.

***********************************

l’union 190713a
sécurité : Plus de pouvoirs pour la police municipale

Le maire de Reims estime qu’il est nécessaire que la police municipale puisse réaliser des contrôles d’identité et remplir des missions de la police de la route. Archive Christian Lantenois
- Agrandir la photo

Le maire a écrit au ministre de l’Intérieur pour réclamer plus de prérogatives pour les policiers municipaux et regretter le désengagement de l’État.

Arnaud Robinet, maire de Reims, l’avait annoncé suite aux incidents survenus au Carrefour City du quartier des Châtillons. Il a écrit au ministre de l’Intérieur pour souhaiter que la police municipale voie ses prérogatives élargies. Il y revient sur la politique menée par la Ville depuis 2014 en matière de sécurité. « Une politique volontariste avec le doublement des effectifs de la police municipale et le déploiement de 200 caméras dans la ville. Nos policiers sont aujourd’hui armés » , estime-t-il.

Pour lui, les moyens humains et matériels consacrés par la municipalité publique sont optimaux. « Cependant, cette politique semble avoir atteint ses limites. La grande majorité des faits de délinquance relève avant tout de la compétence de l’État, insuffisamment présent dans nos territoires. »

Le maire de Reims déplore ainsi avoir vu se vider un certain nombre de commissariats de proximité situés dans les zones sensibles. « Je pense notamment à celui de Croix-Rouge, zone de sécurité prioritaire pourtant. Je vous demande monsieur le ministre de reconsidérer la politique de désengagement des moyens de proximité de l’État. »

Pour le maire, il est devenu indispensable d’octroyer de nouveaux moyens législatifs pour élargir les prérogatives des agents municipaux. Il fait alors référence au rapport des députés Alice Thourot (LREM) et Jean-Michel Fauvergue (LREM). Parmi leurs recommandations, on trouve celle de renforcer l’association de la police municipale aux services de l’État dans la présence sur le terrain par des équipes mixtes notamment.

« De même, la communication du suivi des procédures initiées par les agents municipaux et l’accès à certaines bases de données (FOVeS et FPR) est déterminante pour une grande efficacité des missions de la police municipale. » Enfin, Arnaud Robinet estime qu’il est nécessaire de faire évoluer le statut judiciaire de la police municipale pour renforcer son efficacité dans la lutte contre les petits délits. « Il est également nécessaire qu’elle puisse réaliser des contrôles d’identité et remplir des missions de la police de la route. »

Pour autant, le maire salue le travail effectué par le préfet et le directeur départemental de la sécurité publique. « Ma démarche se veut constructive. Elle vise à renforcer le dialogue entre les différentes composantes de la sécurité en France. Permettre à la police municipale de remplir davantage de missions dans lesquelles elle apparaît plus adaptée, afin d’orienter les forces de l’État vers de nouveaux besoins.

Yann Le Blévec

L’opposition demande une commission générale sur la sécurité

Lors du dernier conseil municipal, la Gauche solidaire et écologiste de Reims, par la voix d’Albin Tchignoumba (PS), a abordé le sujet de la sécurité. « La prévention de la délinquance et la lutte contre la sécurité sont l’affaire des personnes publiques que sont l’État et la Ville », a dit l’élu en préambule. « Vous affichez une politique volontariste de lutte contre l’insécurité notamment en mettant en exergue dans le rapport budgétaire l’effort en faveur de la montée en puissance des effectifs de la police municipale en 2018 qui s’est traduit par le recrutement de 7 policiers municipaux supplémentaires. Ce qui est une bonne chose au demeurant. » Albin Tchignoumba estime cependant que la prévention de la délinquance et la lutte contre l’insécurité sont finalement l’affaire de tous les citoyens qui eux, « ont également été émus par les faits divers qui se sont déroulés ces derniers mois, dans des quartiers prioritaires au centre-ville de Reims ». Et l’édile d’appeler à plus de transparence en la matière. « C’est pourquoi nous vous demandons une nouvelle fois l’organisation d’une commission générale spécifique sur la prévention de la délinquance et la sécurité dans notre ville. »

***********************************

l’union 190711b
À VENIR

Tournoi de pétanque proposé par l’association Étoile Croix du Sud, dimanche 14 juillet à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud).

Maximum 20 équipes.

Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190711a
hommage : Le city stade renommé Mohamed-Hère Savane

Lors de cette cérémonie chargée en émotion de nombreux interlocuteurs se sont succédés au micro pour honorer la mémoire de « Momo ». Remi Wafflart
- Agrandir la photo

Un dernier hommage a été rendu hier au jeune footballeur rémois décédé en février pendant qu’il jouait avec ses amis.

Au moment de dévoiler la plaque où est inscrit le nom de son fils, les mains de la mère de Mohamed tremblent. En écho au scratch du drapeau qui tombe, elle fond en sanglots avant de se ressaisir fébrilement, soutenue par les applaudissements de la foule. Près de deux cents personnes étaient venues, hier matin, au city stade du quartier Croix-Rouge, soutenir la famille Savane et rendre un dernier hommage à Mohamed-Hère, brutalement décédé à 15 ans d’une crise cardiaque. C’était le 13 février, sur ce même terrain, lors d’une partie de foot entre amis. La Ville, encouragée par une pétition des habitants du quartier, a choisi de renommer l’endroit du nom de ce « jeune homme passionné qui aimait pratiquer et regarder le football », a glissé lors d’un discours le maire de Reims, Arnaud Robinet.

Sakho Sankoumb, cousin du père de Mohamed, a remercié, au nom de la famille, l’ensemble des personnes qui leur ont manifesté leur soutien ces cinq derniers mois : « Nous sommes très reconnaissants pour tous les hommages qui ont été rendus par l’ensemble de la Ville à l’attention de Mohamed . »

Les coéquipiers de Mohamed du Cormontreuil footbal club (CFC) sont venus assister à la cérémonie en l’honneur du jeune milieu de terrain qui rêvait de connaître les sommets. « C’était un très bon joueur. Il avait toujours le sourire et ne critiquait jamais personne », raconte Miguel, 16 ans, gardien de but au CFC. « On est venu dire à la famille qu’elle peut compter sur nous », complète Taha, 16 ans, latéral gauche au CFC.

« Il rêvait de stades qui scandent son nom. Le sien est dans tous les cœurs de Croix-Rouge, a également témoigné dans une touchante intervention Didier Perrin, président de l’association Stade de Reims. Nous pensons à toi et espérons que le même regard bienveillant que tu portais sur tes coéquipiers escortera celles et ceux qui viendront jouer ici. »

Saïd Moughamir, responsable de l’école de foot du Stade, a également pris le micro pour lire à l’attention des parents de « Momo » le poème de Paul Éluard « La nuit n’est jamais complète », les invitant à voir « au bout du chagrin, une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée ». Le remplaçant de l’imam de la grande mosquée, Aiden Abdeslam, a ensuite récité la sourate Al-Fatiha, dédié aux défunts et reprise en chœur par l’assemblée.

Pour clore la série d’hommages, le maire a lancé une minute d’applaudissement en l’honneur de Mohamed, en souhaitant « que chaque enfant qui foulera ce stade, honorera ballon aux pieds la mémoire de Mohamed ». Un souhait justement formulé par M’bemba, un des frères de Mohamed : « Le meilleur moyen de lui rendre hommage est de jouer au foot sur ce terrain qu’il aimait tant et où il passait beaucoup de temps. »

Joris Bolomey

L’essentiel

Le city stade de Croix Rouge, avenue François Mauriac, a été renommé en hommage à Mohamed-Hère Savane.

Ce jeune rémois est décédé le 13 février en fin de journée alors qu’il jouait au foot avec ses amis.

Mohamed rêvait d’être footballeur et avait été licencié au Football Club Sires (de U7 à U13), au Stade de Reims (U14 et U15) et au Cormontreuil Football Club (U16).

***********************************

l’union 190710a
Un terrain baptisé Mohamed Savane

C’était prévu. La cérémonie officielle aura lieu ce mercredi à Reims. Il s’agira d’un hommage à Mohamed Herene Savane et du baptême du terrain multisport de Croix-Rouge, avenue François-Mauriac, en face de la patinoire Jacques Barot.

Mohamed Herene Savane est ce jeune footballeur qui a été victime sur ce terrain multisport d’une crise cardiaque alors qu’il jouait au football avec des amis. Il avait 15 ans et est malheureusement décédé, ce qui avait suscité une vive émotion.

***********************************

l’union 190709b
Le scooter brûle, le terrain de tennis aussi

Dimanche vers 18 h 45, un scooter a pris feu allée Jacques-Simon, à Croix-Rouge. L’engin a brûlé sur un court de tennis.

Le scooter est inutilisable, le terrain aussi.

***********************************

l’union 190709a
Musique : Le dernier clip de Créance de Son tourné au carrousel vénitien

Le tournage a eu lieu en mai avec les trois musiciens et quelques figurants.
- Agrandir la photo

Le groupe de rap Créance de Son a fait appel au vidéaste Alexis Kancel pour réaliser le clip de Oh Girl , son dernier titre. Le tournage a eu lieu au carrousel de la rue Condorcet.

Il a été mis en ligne le 29 juin sur Youtube et le clip de Oh Girl du groupe Créance de Son enregistre déjà un nombre important de vues. Les trois rappeurs rémois – Pierre, Louis et Ayoub –, ont fait appel à Alexis Kancel pour mettre en images leur nouveau titre. Le tournage a eu lieu en mai dernier, dans un lieu très connu des Rémois : le carrousel vénitien de la rue Condorcet.

« Les membres de Créance de Son, qui travaillent ensemble depuis 2014 et qui ont notamment été programmés en 2018 à la Magnifique Society, m’ont sollicité à un moment important de leur parcours : ils voulaient se renouveler musicalement et proposer quelque chose de moins sombre, de moins agressif, de plus calme et de plus positif » , raconte Alexis Kancel, un diplômé en marketing et communication qui, en janvier dernier, a monté à Reims sa petite entreprise de production de vidéos. Le vidéaste de 23 ans avait croisé les rappeurs il y a six mois, au studio Sans Tord, dans le quartier Croix-du-Sud. Dans ce haut lieu de la scène urbaine rémoise, Alexis assistait à une répétition du trio, qui était en train de tester plusieurs effets dont l’auto-tune. « J’ai tout de suite aimé ce qu’ils faisaient et je les ai encouragés à poursuivre dans cette voie » , se souvient-il. Ensuite, tout s’est vite enchaîné. Créance de Son a recontacté le vidéaste fan de musique, pour lui confier la réalisation du clip de son titre Oh Girl. Alexis Kancel a alors cherché un lieu qui puisse mettre en valeur les paroles et la musique, tout en créant un univers particulier. Son choix s’est vite porté sur le carrousel, un manège qu’il connaît très bien. « Quand j’étais enfant, j’y venais souvent car mes parents habitaient tout près. Les membres de Créance de Son, qui comme moi ont tous grandi à Reims, y sont également attachés. Un musicien m’a dit qu’il avait retrouvé de vieux tickets ! » Plutôt que de tourner des images dans trois ou quatre lieux différents, le vidéaste a préféré se concentrer sur ce seul manège qui lui a, dit-il, offert un beau terrain de jeu. Jouant avec le mouvement et la lumière, et s’amusant à créer plusieurs effets visuels, Alexis Kancel signe un clip très dynamique, d’une durée de trois minutes trente.

L’œil ne doit jamais s’ennuyer

« Mon objectif est que l’œil ne s’ennuie jamais. J’essaie aussi de faire en sorte que celui qui regarde le clip soit à la fois surpris, ému et interpellé » , glisse le vidéaste. « Pour ce clip, j’ai également fait attention à créer une bulle pour chaque membre du groupe. L’important est d’illustrer et de sublimer leur travail » , poursuit-il.

Le Rémois espère que son aventure avec le trio de Créance de Son n’en est qu’à ses débuts.

Valérie Coulet

D’autres projets

Alexis Kancel, qui a lui-même composé de la musique il y a quelques années, commence à se faire connaître dans le milieu musical rémois. S’il vient de travailler pour le groupe Créance de Son, il a également fait un clip pour le rappeur Laazy. « Je vais bientôt réaliser un clip pour Noto, un artiste de Charleville qui s’installe à Reims », annonce-t-il.

***********************************

l’union 190708c
AUJOURD’HUI

L’été s’affiche à Croix-Rouge : des animations familiales et ouvertes à tous de 15 à 20 heures au Complexe sportif Géo-André, rue François-Mauriac : animations sportives, aire de jeux parents / enfants, structures gonflables, ateliers créatifs, ateliers bien-être et relaxation, ateliers lecture et découverte du livre…

***********************************

l’union 190708b
À VENIR

Tournoi de pétanque proposé par l’Association Etoile Croix Du Sud, dimanche 14 juillet à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud) . Maximum 20 équipes. Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190708a
Faits divers : Cannabis, champignons et liasse de billets

L’immeuble qui abritait le point de deal se trouve sur un boulevard pourtant bien réputé.
- Agrandir la photo

 

 

L’enquête démarre mardi dernier. Intriguée par certaines allées et venues, la brigade anticriminalité décide de surveiller un immeuble du boulevard Jamin, artère pourtant bien réputée de la cité rémoise. Deux individus sortent du hall. Les policiers décident de les contrôler. Bonne pioche car ils sont en possession d’une quinzaine de grammes d’herbe et de résine de cannabis.

Placés en garde à vue, ils expliquent se fournir régulièrement auprès d’un locataire de l’immeuble. Autant dire que celui-ci ne tarde pas à recevoir de la visite…

Champignons riment avec prison

Les enquêteurs s’invitent chez lui mardi midi. Ils découvrent 2 000 euros en liquide, 54 grammes d’herbe de cannabis et 340 grammes de champignons hallucinogènes. Âgé de 21 ans, Kévin Ballan admet « dépanner » une dizaine de clients depuis le début de l’année, avec du produit acheté à Croix-Rouge. Présenté jeudi au parquet dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (plaider-coupable), il a accepté d’être condamné à huit mois d’emprisonnement, dont une partie ferme de quatre mois qu’il pourra effectuer sous un mode aménagé.

Lui aussi jugé en plaider-coupable, l’un des clients a pris quatre mois de prison avec sursis. L’autre a fait l’objet d’une composition pénale.

 

 

 

***********************************

l’union 190707a
À VENIR

Tournoi de pétanque proposé par l’Association Etoile Croix Du Sud, dimanche 14 juillet à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud).

Maximum 20 équipes.

Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190706b
AUJOURD’HUI

Contes et manipulation d’objets par Zemanel. De la forêt au potager en passant par les prés.

À partir de 3 ans. À 15 h 30, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar.

Gratuit mais sur réservation au 03 26 35 68 00 ou site web : http://www.bm-reims.fr/

***********************************

l’union 190706a
Loisirs : Dur de se jeter à l’eau

A partir du 5 août, seules deux piscines seront ouvertes et une seule toute la journée. Archives Christian Lantenois
- Agrandir la photo

Cet été, beaucoup de Rémois se plaignent de ne pouvoir se baigner que dans un nombre très limité de piscines et rêveraient d’une plus grande amplitude horaire.

À défaut de pouvoir plonger une tête dans l’océan et de profiter d’une longue plage de sable fin, les Rémois peuvent toujours se tourner vers les piscines municipales pour se rafraîchir et passer du bon temps. Mais, cet été, le nombre de bassins ouverts reste malheureusement très limité, tandis que les créneaux horaires apparaissent souvent restreints. Sur les cinq piscines de la ville – Château d’Eau, Louvois, Orgeval, Talleyrand et Thiolettes –, seules trois d’entre elles sont en effet ouvertes au public jusqu’au 4 août. Il s’agit des piscines Thiolettes, Talleyrand et Louvois.

Si la première affiche une large amplitude horaire, la deuxième n’est ouverte que jusqu’à midi ou 14 heures, et la troisième n’est le plus souvent accessible que de 14 à 18 heures.

Entre le 5 août et le 1 er septembre, les possibilités de nager et de barboter dans l’eau seront encore plus réduites, car les amateurs de baignade n’auront le choix qu’entre deux piscines avec, pour l’une d’elles, une fermeture fixée dès 12 ou 14 heures.

Si vous souhaitez vous baigner dans l’après-midi au cœur du mois d’août, vous ne pourrez alors vous rendre qu’à la piscine des Thiolettes qui, si les températures grimpent, risque vite d’être prise d’assaut. Adjointe chargée des sports à la Ville de Reims, Kim Duntze fait savoir qu’il n’est pas complètement exclu que la piscine Château d’Eau, qui se trouve dans le quartier Croix-Rouge, soit ouverte cet été. Car, dit-elle, les services municipaux cherchent toujours à « s’adapter aux besoins et aux demandes » . Mais pourquoi, alors, les piscines de Reims ne sont-elles pas toutes déjà ouvertes ? « L’an dernier, nous avons constaté que certaines piscines n’accueillaient certains jours que vingt à trente personnes, ce qui n’est pas du tout suffisant. Par ailleurs, à certains horaires, on ne comptabilisait quasiment pas de nageurs dans les bassins. D’où notre souhait de rationaliser les choses » , explique l’élue. Pour cet été, poursuit Kim Duntze, « nous avons souhaité sélectionner les piscines qui disposent d’un solarium et avons décidé d’ouvrir la piscine Talleyrand car elle est centrale et prisée par les jeunes et les habitués » .

À la direction des sports de la Ville, Francis Assailly rappelle que les piscines doivent bénéficier de travaux d’entretien et de nettoyage. Ces derniers auront lieu en juillet et août à Orgeval et à Château d’Eau, en septembre aux Thiolettes. « Toutes les piscines seront vidangées pendant leur fermeture » , précise-t-il. Le directeur signale par ailleurs que l’amplitude horaire est plus importante cet été qu’en juillet et août 2018. « On est ouvert du lundi au vendredi de 7 à 20 heures sur l’ensemble des piscines contre de 7 à 19 heures la saison passée, et le samedi de 8 à 18 heures contre de 9 à 18 heures. »

« Une piscine est de toute façon toujours déficitaire »

« Si, cet été, nous avons fait le choix d’ouvrir uniquement la piscine des Thiolettes pendant les week-ends après-midi, c’est parce que l’an dernier, la fréquentation avait été faible le week-end, à Château d’Eau » , justifie Francis Assailly. Le responsable de la régie des équipements municipaux sportifs glisse que, de toute façon, « une piscine est toujours déficitaire » . Car « plus il y a de monde et plus il y a de charges : eau, personnel, énergie, nettoyage et entretien. »

Valérie Coulet

***********************************

l’union 190705b
Une rénovation urbaine pas aussi rapide qu’espérée

Les premières démolitions à Croix-Rouge ont démarré mi-juin. Archive Remi Wafflart
- Agrandir la photo

 

« C’est une source de frustration pour moi » , lâche Arnaud Robinet lorsque l’on évoque la rénovation urbaine. « Elle était attendue par tout le monde. Malheureusement, le gouvernement de l’époque a baladé l’ensemble des collectivités pendant des mois pour la mise en œuvre des quartiers retenus, les enveloppes, les périmètres… Nous avons perdu beaucoup du temps. » Au final, à Reims, 365 millions d’euros vont être injectés pour 1 300 nouveaux logements, 2 500 réhabilitations. « Avec une satisfaction tout de même : nous avons gagné une bataille, en réussissant à intégrer dans le dispositif les quartiers Europe et Châtillons, comme nous nous étions engagés lors de la campagne en 2014. C’était une véritable nécessité. Voyant que le démarrage du Nouveau programme de renouvellement urbain tardait, nous avons lancé un certain nombre de travaux, à la charge des deux collectivités : comme le nouveau parc à Châtillons, la place Jean-Moulin au quartier Europe, les travaux de la médiathèque Croix-Rouge, la place de Fermat à Orgeval. Des chantiers lancés évidemment après concertation avec les habitants. » La rénovation urbaine vient de commencer « avec les premières démolitions. »

 

***********************************

l’union 190705a
Social : De nouveaux logements sociaux

Lors de l’inauguration, mardi, cinq résidents du CHRS ont pris la parole pour partager leurs histoires. J.B.
- Agrandir la photo

Douze appartements du Centre d’hébergement Les Primevères viennent d’être rénovés.

À l’occasion de son 40 e anniversaire, le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Les Primevères, à Croix-Rouge, a inauguré mardi douze appartements et un espace administratif venant d’être rénovés.

« Ces locaux étaient attendus, car ils rassemblent des familles dans un même endroit. Les travailleurs sociaux peuvent ainsi avoir des liens plus directs avec eux », s’est réjoui Noëmie Michelin, directrice par intérim du centre. Les appartements, vieillissants, n’avaient pas été rénovés depuis une quinzaine d’années. Les locaux, gérés par le CCAS et dont Reims Habitat est propriétaire, se composent de 51 places d’insertion et de 8 places d’urgence.

Les CHRS ont pour mission d’assurer l’accueil, l’accompagnement et l’insertion sociale des personnes et familles qui connaissent des difficultés. Ils proposent des hébergements en appartements individuels ou collectifs. Ces accueils peuvent durer quelques semaines, six mois pour des personnes qui vont ensuite s’orienter vers un logement autonome et parfois plusieurs années, « pour des personnes qui attendent une résolution de leur situation administrative », explique Noëmie Michelin. La structure propose aux résidents un accompagnement quotidien, « de l’inscription scolaire pour les plus jeunes, à l’accès à la santé, en passant par les démarches d’insertion professionnelles ou encore l’accès aux activités collectives, avec du sport ou du jardinage, pour apprendre à retrouver du lien social et une utilité sociale », détaille la directrice du CHRS.

C’est justement l’ensemble des équipes qui l’accompagne, que Paul Téko souhaite remercier. « Depuis que je suis ici, j’ai retrouvé une paix psychologique et je me sens à nouveau humain », glisse ce Togolais de 25 ans. En 2014, il a dû fuir son pays natal et sa famille. « Je suis de religion chrétienne, et après le décès de mon père, comme j’étais le seul héritier, les membres de ma famille qui étaient vaudou ont voulu me convertir. Cela impliquait par exemple l’arrêt de l’école ». Un changement radical de mode de vie auquel Paul Téko a refusé de se soumettre. Après avoir connu la rue en France, il est arrivé en octobre 2017 au CHRS Les Primevères. « Ça m’a permis de trouver un peu de repos et de force pour continuer à faire mes démarches administratives », poursuit-il. Pour qu’il puisse enfin prendre un nouveau chemin, Paul Téko espère que sa demande d’asile, après avoir une première fois été rejetée, sera positivement réexaminée.

Joris Bolomey

L’essentiel

Créé le 2 mars 1979, le CHRS Les Primevères est géré par le CCAS de Reims pour un budget de 744 000 euros en 2018.

Les locaux , dont Reims Habitat est propriétaire, se composent de 51 places d’insertion et de 8 places d’urgence.

Reims compte quatre CHRS qui représentent 216 places, « soit les deux tiers des places dans la Marne », a précisé Jacques Lucbereilh, sous-préfet de l’arrondissement de Reims.

***********************************

l’union 190704a
faits divers : Vols et agressions aux Châtillons

Une agression suivie d’un vol avec violence vendredi, encore une bagarre et un vol mardi… Ces deux nouveaux incidents survenus au Carrefour contact sont symptomatiques de la dégradation du quartier, souligne le gérant.
- Agrandir la photo

Vendredi et mardi, deux incidents survenus dans un même magasin des Châtillons ont attiré l’attention d’élus. Mais cela fait des années que le commerçant constate la dégradation du quartier.

Châtillons, ça devient Croix-Rouge. On en a ras-le-bol. » Gérant du Carrefour contact, Samir Benjaddi ne reconnaît plus le quartier qui l’a vu arriver en 2009 lorsqu’il a repris la gérance du magasin de l’avenue Georges-Hodin (alors sous l’enseigne Shopi). Longue est la liste des « problèmes » qu’il dénonce, encore deux en quatre jours dans son commerce.

Vendredi vers 15 heures, une altercation entre deux individus a éclaté sur le trottoir. Frappé à terre, l’un des protagonistes a pu se relever et s’est réfugié dans la supérette, suivi par son adversaire toujours aussi véhément. « Nous l’avons repoussé une fois, puis une deuxième fois. Il est revenu une troisième fois et là, il a mis un coup de boule à l’agressé qui est tombé par terre. À plusieurs reprises, j’ai appelé la police municipale et la police nationale, mais personne n’est venu. »

« Arcade sourcilière ouverte » , le blessé est reparti « visage en sang » sans demander l’aide des pompiers tandis que l’agresseur revenait vers 18 heures… pour voler une bouteille d’alcool ! « Le surveillant l’a interpellé. Il s’est énervé et a jeté la canette qui a explosé à côté de la caissière. »

L’individu court toujours.

Mardi vers 18 heures, nouvelle rixe entre deux individus à côté du magasin. L’un des bagarreurs s’est précipité dans les rayons pour arracher de son emballage un couteau de cuisine avec lequel il est reparti tout aussi vite pour continuer l’explication. Il n’a pas eu le temps de s’en servir. « Cette fois, la police a été réactive. Trois patrouilles sont arrivées et ont arrêté le gars. » Le couteau a été récupéré, l’individu remis en liberté dans l’attente des suites de l’enquête.

Il y a quinze jours, deux cambrioleurs encagoulés ont été repoussés alors qu’ils tentaient de s’introduire dans le Carrefour city de la place des Argonautes par une porte de service. Samedi, un perturbateur a causé du scandale dans ce même magasin.

« On a l’impression de vivre dans une zone de non-droit, avec un centre-ville surprotégé et des quartiers délaissés » , commente Samir Benjaddi. « Nous sommes sans arrêt embêtés par les vols, les agressions, les incivilités. J’ai vraiment l’impression de passer plus de temps à faire le policier, surveiller, que de faire mon métier de commerçant. Ils se sont approprié les commerces. Ils n’ont peur de rien et dès qu’on fait une remarque, c’est le rapport de force, ça part en conflit alors bien souvent, on ne dit rien. On ne voyait pas ça avant. Quand j’ai repris le magasin en 2009, le quartier était paisible, sans problème particulier, mais depuis 2013 – 2014, on a vu un changement progressif de la population. »

Le rayon boucherie, reflet sociologique du quartier

Samir Benjaddi l’affirme : « Le phénomène observé à Croix-Rouge est en train de se propager aux Châtillons. On voit se créer des communautés, des clans, alors qu’avant, ici, il y avait beaucoup de mixité sociale. » Cette évolution sociologique, le gérant a pu la mesurer à l’aune de son « rayon boucherie traditionnelle » (boucherie à la coupe, par opposition à la boucherie sous vide, sous emballage, en libre-service et moins chère).

« La boucherie tradi était le moteur de mon magasin. Elle attirait une clientèle avec un pouvoir d’achat plus élevé qui venait de Cormontreuil, Murigny ou des zones pavillonnaires des Châtillons, mais elle a progressivement déserté quand tous ces problèmes sont apparus. Ces deux dernières années, les pertes étaient devenues trop importantes. » Conséquence : le 1 er novembre 2018, la mort dans l’âme, Samir Benjaddi fermait le rayon ; un chef-boucher et deux charcutiers licenciés. « Nous ne sommes plus que sept, alors que nous sommes montés à douze ou treize. » Par rapport aux jours heureux, il estime à 30 % la perte de son chiffre d’affaires.

Fabrice Curlier

Les incivilités, l’autre fléau du quotidien

Le fameux « vivre-ensemble » a du plomb dans l’aile au regard des comportements quotidiennement rapportés dans le quartier, et dont il n’a malheureusement pas l’exclusivité. Ce ne sont pas que les vols ou les agressions, mais toutes ces « incivilités » qui déchirent le tissu social. Gérant du Carrefour contact, Samir Benjaddi ne cesse d’en déplorer dans son magasin. « Ce sont des mamies insultées, des gens poussés, des personnes qui crachent par terre, font tomber les articles sans les ramasser ou les ouvrent pour manger dans le magasin. Tous les jours, je dois retirer de la vente des paquets qui ont été ouverts dans les rayons. »

Le maire va écrire au ministre de l’Intérieur

Arnaud Robinet, maire, explique qu’il avait prévu de se rendre aux Chatillons avant les incidents. « J’en ai profité pour aller à la rencontre des salariés et du patron. Je dénonce avec force de tels agissements. » Le maire indique qu’il a demandé à la police municipale mercredi matin d’effectuer des patrouilles à pied dans le secteur aux heures où les troubles potentiels apparaissent le plus souvent. Arnaud Robinet assure qu’il n’y a pas de différence entre le centre-ville et les quartiers. « Tous les centres commerciaux sont désormais équipés de caméras, ce n’était pas le cas avant. La place des Argonautes dispose de dix caméras depuis 2016 et la police municipale passe partout. » Le maire regrette cependant selon lui le désengagement de l’État. « Les faits commis sont du ressort de la police nationale. On demande à la police municipale de remplacer la police nationale. Je vais envoyer un courrier au ministre de l’Intérieur pour demander plus de moyens et d’élargir les prérogatives de la police municipale. On demande à la police municipale de faire des choses mais ils n’ont pas les moyens de le faire, ils ne peuvent pas réaliser de contrôle d’identité par exemple. »

De son côté, Éric Quénard, élu socialiste au conseil municipal, a également rencontré les salariés sur place quand il a eu vent de « ces faits inacceptables » . « J’ai aussi eu le patron au téléphone » , explique-t-il. Ce dernier ajoute que le conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance prévoit que l’on puisse mettre en place une cellule de veille dédiée au quartier des Chatillons. « Cela se traduit par un groupe de travail spécifique, réunissant tous les acteurs comme les polices, les éducateurs, les commerçants, les collectivités, la justice, les associations et habitants… L’idée est d’abord d’évaluer la situation pour voir s’il y a une recrudescence de violences. Ensuite d’essayer de trouver des solutions coordonnées, chacun agissant à son niveau. Je ne jette la pierre à personne, mais on ne peut pas rester sans rien faire et cela peut aider à résoudre les problèmes. »

Yann Le Blévec

***********************************

l’union 190703c
AUJOURD’HUI

Séance du conseil de quartier Croix-Rouge-Hauts de Murigny à 19 heures, salle municipale Croix-Rouge, 4 avenue François-Mauriac.

***********************************

l’union 190703b
AUJOURD’HUI

Une histoire, un atelier : special football.

Atelier de création plastique autour de la littérature jeunesse. Pour adultes et enfants à partir de 6 ans.

À 10 heures, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar.

Réservation au 03 26 35 68 00.

Gratuit.

***********************************

l’union 190703a
À VENIR

Tournoi de pétanque proposé par l’association Étoile Croix du Sud, dimanche 14 juillet à 13 h 30, terrain Gallieni (Croix du Sud). Maximum 20 équipes.

Renseignements au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 190702a
Un jeune détenu retrouvé mort dans sa cellule

La maison d’arrêt de Reims n’avait pas connu de suicide depuis 2011. Remi Wafflart
- Agrandir la photo

Samedi soir, un détenu rémois, 20 ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule. Une autopsie a été programmée.

Il avait 20 ans. Détenu depuis peu à la maison d’arrêt de Reims, ce jeune homme a été retrouvé mort dans sa cellule, samedi, en début de soirée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Reims afin de déterminer les causes de sa mort, a confié, hier, le procureur de la République, Matthieu Bourrette, confirmant nos premières informations. Une autopsie doit être effectuée en ce début de semaine à l’institut médico-légal. Une procédure systématique lorsqu’un détenu décède en cellule. « Les conclusions de l’autopsie vont grandement nous aider » , confiait encore le procureur. Des membres de l’administration pénitentiaire doivent être entendus dans le cadre des investigations.

L’hypothèse d’un suicide par pendaison est privilégiée

Selon les premières constatations, l’hypothèse d’un suicide par pendaison est privilégiée. Si celle-ci venait à se confirmer, elle permettrait de rappeler qu’on se suicide sept fois plus en prison que dans un milieu libre. La victime, qui était seule dans sa cellule, n’était pas, selon nos informations, considérée comme un détenu présentant un risque suicidaire.

Condamné à plusieurs reprises pour des petits délits, ce jeune homme, issu du quartier Croix-Rouge, ne venait pas de découvrir l’univers carcéral. « Il a pris son repas normalement samedi soir, il a regagné sa cellule et il a ensuite été découvert vers 20 h 20 à la première ronde des gardiens, précisait Joël Bigayon, le directeur de la maison d’arrêt. « Personne n’avait, à ma connaissance, vu de signe avant-coureur. Un téléphone portable a été retrouvé dans sa cellule, peut-être avait-il appris une mauvaise nouvelle ? Je ne sais pas, mais cette histoire est plus que triste. »

Il s’agit du premier suicide déploré à la maison d’arrêt de Reims depuis 2011 (également une mort par pendaison). Hier, la famille de la victime a été reçue par la direction de l’établissement.

Mathieu Livoreil

***********************************

l’union 190701a
Incendie : Des pompiers caillassés en intervention Aurélie Beaussart

Le SDIS et les pompiers visés ont déposé une plainte. Illustration
- Agrandir la photo

 

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour des faits de violences urbaines, à Reims dans le quartier Croix-Rouge. Ils ont été appelés peu après minuit pour un départ de feu sur un parking, au pied des tours HLM, entre l’avenue Bonaparte et l’allée des Bourguignons.

À leur arrivée, une voiture se trouvait entièrement embrasée. Alors qu’ils tentaient d’éteindre l’incendie, ils ont essuyé plusieurs jets de projectiles en tous genres. Un des camions des secours a été dégradé : une vitre a été brisée. Les policiers, appelés également, ont procédé aux constatations d’usage dans le cadre de l’enquête ouverte pour déterminer les circonstances précises du départ de feu. Ce dimanche, le service départemental d’incendie et de secours de la Marne (SDIS 51) a déposé plainte ainsi que les sapeurs-pompiers visés, pour violences avec arme sur personnes chargées d’une mission de service public et pour dégradations.

 

 

***********************************

l’union 190630a
Tennis : Pour qui la 30 e à Géo-André ?

Avec des effectifs toujours aussi conséquents (249 adultes et 128 jeunes), le tournoi du TC Géo-André vit un final d’anthologie pour sa 30 e édition. Ainsi, dans un tableau masculin dense et homogène à souhait, bien malin qui peut émettre le moindre pronostic. Forcément, les 1/6 Louis Compas (URT) et Gabriel Andruejol (Reims Europe Club) seront de logiques favoris mais ils devaient, à la base, avoir fort à faire avec nombre de 2/6. Pour ne citer que ceux-là…

Du côté des dames, le tableau est plus lisible puisque Jackie Lassaux (1/6, Côte des Blancs) bénéficie, elle, de la faveur des pronostics.

Aujourd’hui, 9 h 30 : demi-finales messieurs et dames ; 11 heures : finales +45 et +55 ans ; 12 h 30 : finales +35 ans messieurs et dames ; 15 heures : finales messieurs et dames.

***********************************

l’union 190629d
AUJOURD’HUI

Spectacle d’humour avec Sofiane Etteï. Grâce à sa garantie zéro vulgarité, Sofiane convient à toute la famille. Laissez-vous transporter dans un univers atypique, parfois poétique, mais toujours décalé. À 20 h 30, maison de quartier Croix-Rouge-Dr Billard, 12 et 14, rue Pierre-Taittinger. Tarifs : 12 €, 10 € réduit et 5 € tarif adhérents maison de quartier. Renseignements au 03 26 08 34 92.

***********************************

l’union 190629c
Les rodéos rugissent à Croix-Rouge

Le retour en force de l’été s’accompagne malheureusement du retour des rodéos. Ce fut le cas jeudi soir à Croix-Rouge, avenue Bonaparte, là où une « fontaine géante » a jailli du trottoir après l’effraction d’une bouche à incendie (L’Union d’hier). « Tant que les policiers étaient là pour la fontaine, c’était calme, mais 30 minutes après leur départ, des jeunes ont sorti de grosses motos pour faire la course sur l’avenue Bonaparte » , témoigne un riverain. « Jusqu’à 11 heures, ils ont fait plusieurs fois Pays-de-France – Croix-du-Sud, Croix-du-Sud – Pays-de-France, torse nu, sans casque. Ils roulent n’importe comment, en traversant les voies du tramway. »

Une interpellation a pu être effectuée, à 21 h 30 avenue Léon-Blum : celle du pilote d’un quad qui roulait sur le trottoir. L’engin n’était pas volé (mais non homologué pour circuler sur la voie publique).

***********************************

l’union 190629b
Les incendiaires rôdent

Hier à 0 h 10, un scooter a été incendié avenue Bonaparte à Croix-Rouge. Le feu s’est propagé à des détritus. Peu avant 4 heures, les pompiers ont éteint un feu de détritus rue Paul-Fort à Europe. Jeudi à 17 heures, lors d’une ronde dans un chemin route de Cernay, les policiers ont découvert la carcasse calcinée d’une Opel volée.

***********************************

l’union 190629a
Canicule : Trois noyades en deux jours

Les gendarmes doivent maintenant réussir à définir les circonstances du décès du jeune Rémois à Axo’Plage. J-M Champagne
- Agrandir la photo

La chaleur suffocante a fait trois victimes indirectes : une enfant, 3 ans, un Rémois, 20 ans et un Carolo, 24 ans.

1 Une fillette de 3 ans se noie dans une piscine privée

La petite de 3 ans est décédée, vendredi, après s’être noyée dans une piscine privée à Oulchy-le-Château (Aisne), une commune d’environ 800 habitants située à une vingtaine de kilomètres au sud de Soissons.

Le drame a eu lieu aux alentours de 16 heures, ruelle du Moulin. L’enfant aurait gravi l’échelle pour accéder au bassin hors-sol installé dans le jardin de ses parents, alors que personne ne s’y baignait. La fillette a été sortie de l’eau par son papa avant l’arrivée de pompiers des deux villages voisins, Hartennes-et-Taux et Coincy. Le Smur de Soissons a également fait le déplacement.

Pendant plus d’une heure, les secouristes ont tenté de réanimer la fillette, sans y parvenir. Le médecin du Smur l’a déclarée décédée à 17 h 15.

Vendredi soir, les gendarmes de la communauté de brigade de Fère-en-Tardenois et de la brigade de recherche étaient sur place afin de procéder aux premiers constations. L’enquête doit permettre d’établir les circonstances précises de la mort de l’enfant.

2 Un Rémois, 20 ans, perd la vie dans un lac

Il s’appelait Mohamed Kanté, il avait tout juste 20 ans. Le jeudi 27 juin, le jeune homme, originaire du quartier Croix-Rouge à Reims, s’est noyé dans le plan d’eau d’Axo’plage, une base de loisirs au bord du lac de Monampteuil (Aisne) alors qu’il se baignait avec un groupe d’amis. Que s’est-il passé réellement passé ? Pour l’instant, les circonstances de la noyade restent encore floues. Plusieurs versions divergent avec un seul élément commun : un pédalo.

Selon certains (la version que nous avions rapportée dans le journal d’hier), le jeune homme partageait un pédalo avec ses amis quand il serait tombé à l’eau. Il ne savait pas nager et aurait coulé à pic. D’autres disent qu’il serait allé récupérer un pédalo sur le plan d’eau avec certains amis. Il aurait tout à coup disparu dans l’eau sous les yeux de ses camarades. La direction du site, elle, évoque un trou d’eau dans lequel le jeune homme aurait perdu pied. Il aurait alors essayé de se raccrocher à un pédalo stationné non loin de là. En vain.

Quelle version est la bonne ? Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Les forces de l’ordre vont réentendre les témoins et la famille dans les prochains jours car jeudi, sur le site d’Axo’plage, l’ambiance était tendue. Plusieurs jeunes se sont affrontés sur la plage alors que les pompiers procédaient au massage cardiaque de Mohamed Kanté. Un conflit a de nouveau éclaté au centre hospitalier de Laon, quand a été annoncé le décès du jeune homme à ses proches. Deux patrouilles de gendarmerie ont dû intervenir pour calmer les esprits

Ce qui est certain, c’est qu’un médecin légiste a été mandaté pour examiner le corps du défunt. Divers prélèvements vont être effectués sur la victime. Ces éléments pourront peut-être corroborer l’une des versions et éclaircir les circonstances de ce tragique accident.

Cette semaine, malgré les fortes chaleurs, la baignade était interdite à Axo’plage, à défaut de surveillant. Un écriteau le spécifiait à l’entrée du site.

3 Un Carolomacérien, 24 ans, se noie dans une rivière

L’homme qui s’est noyé à Frignicourt (Marne) s’appelait Aziz Bala. Son corps a été retrouvé aux alentours de 18 h 55, jeudi, dans la Marne (notre édition d’hier). Tout laisse penser à un accident de baignade puisque le jeune homme, 24 ans, originaire de Charleville-Mézières, était venu se rafraîchir dans la rivière avec un groupe d’amis.

Une autopsie devrait permettre d’en savoir davantage sur les circonstances du décès. Selon nos informations, la victime suivait un Brevet de technicien supérieur (BTS) à Vitry-le-François.

Rémi Havyarimana, Pénélope Milan et Mathilde Escamilla


Navigation

Articles de la rubrique