Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - mars 2019.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 190317a
Il déplace et brûle deux poubelles contre des halls d’immeuble

 

 

Un incendiaire – tout laisse à penser qu’il s’agit du même individu – a sévi à deux reprises hier matin dans le quartier Croix-Rouge. Il a brûlé une première poubelle à 3 h 35 allée des Landais, puis une seconde dans la foulée, allée des Bourguignons.

Le vandale ne s’est pas contenté d’incendier les deux conteneurs. Il a poussé le vice à les déplacer contre des entrées d’immeuble. Ainsi, au n º 5 de l’allée des Landais, les flammes ont détruit l’interphone, noirci la voûte et des volets du premier étage. Allée des Bourguignons, au n º 16, aucun dégât n’a été constaté autre que la poubelle détruite.

L’incendiaire a disparu dans la nuit.

 

 

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l’union 190315b
AUJOURD’HUI

Reims Club guitare à 10 heures, médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis-Debar. À partir de 12 ans.

Rendez-vous mensuel proposé par un bibliothécaire aux propriétaires de cet instrument qui voudraient en maîtriser les principes de base, ou partager avec d’autres leurs expériences électriques ou acoustiques.

Gratuit.

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l’union 190315a
À VENIR

Belote organisée par l’association Étoile Croix-du-Sud dans ses locaux.

Dimanche 17 mars à 13 h 30 au 10, avenue Léon-Blum.

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l’union 190314b
Enseignement : Sillery conserve sa classe menacée

Au lendemain des vacances de février, les parents d’élèves de Sillery avaient manifesté, et exposé leurs objections à l’inspectrice d’académie. Ces dernières semblaient donc justifiées. - Agrandir la photo

Grand Reims Un seul changement notable dans les ouvertures/fermetures de classe sur le secteur.

Les parents d’élèves de Sillery peuvent être soulagés : leur école élémentaire ne figure plus sur la liste des fermetures de classe prévues par l’administration dans la Marne. C’est ce qui ressort de la réunion tenue mardi à Châlons, du conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). Et c’est d’ailleurs le seul changement intervenu par rapport à la liste publiée le 7 février à l’issue de la réunion d’une autre instance, le comité technique spécial départemental, pour ce qui concerne le secteur rémois en tout cas.

Selon l’inspecteur d’académie Jean-Paul Obellianne, les chiffres initialement annoncés ont évolué dans le bon sens – passant de 103 à 110 enfants à la prochaine rentrée ; « c’est juste, commente l’inspecteur, mais nous ne sommes pas à un ou deux enfants près, et surtout, la dynamique pour les années suivantes est positive, avec l’arrivée annoncée de nouveaux habitants ; ces chiffres seront donc consolidés en 2020. »

Pour le reste, la liste du 12 mars (voir ci-contre) confirme celle du 7 février. Trois maternelles rémoises figurant dans la liste des « perdants » peuvent toutefois nourrir quelque espoir : Jean-d’Aulan, Hippodrome, et Charpentier. « Nous restons en dialogue avec elles, indique l’inspecteur, car des divergences apparaissent entre nos chiffres (qui sont ceux de la mairie) et ceux avancés par des interlocuteurs extérieurs, parents ou enseignants ; ce qui veut dire que nous étudierons de près les effectifs en juin pour dire si la fermeture est maintenue ou pas. De définitives, ces fermetures sont devenues, pour nous, conditionnelles. » Une nuance que les parents devraient apprécier.

Antoine Pardessus

Résultat (provisoire) des courses

À l’issue du conseil départemental de l’Éducation nationale de cette semaine, la situation est la suivante dans le secteur rémois :

Gagnent une classe (au moins) :

à Reims, les primaires Prieur-de-la-Marne (2) et Gilberte-Droit ; la maternelle Général-Carré ; les élémentaires Dauphinot, Général-Carré, Pommery (1+1 Ulis, Unité localisée pour l’inclusion scolaire), Paul-Bert (2), Gallieni, Trois-Fontaines, la Neuvillette, Galilée (1 Ulis) Docteur-Billard (2), Ravel-Franchet (2), Provençaux, Sculpteurs-Jacques, Avranches.

En dehors de Reims : la primaire Sylvain-Lambert de Bezannes, la primaire Croix-Bonhomme à Cormontreuil.

Perdent une classe :

à Reims, les maternelles Jard, Charpentier, Hippodrome, Galilée, Jean-d’Aulan, Docteur-Roux, les élémentaires Galilée et Cavelier-de-la-Salle ;

hors Reims, les maternelles de Ville-en-Tardenois et Bétheniville, l’élémentaire de Cormicy, le réseau pédagogique intercommunal dispersé (RIPD) de Berru/Nogent-l’Abbesse.

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l’union 190314a
Cuisine en feu

 

 

 

 

Les pompiers sont intervenus, mardi vers 13 h 30, au 7 e étage d’un immeuble de dix étages, esplanade Eisenhower, quartier Croix-Rouge.

À l’aide d’une lance, ils ont éteint un feu de cuisine, qui n’a pas fait de victime (photo d’illustration).

 

 

 

 

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l’union 190312a
Événement : Les arts urbains font leur festival

La cérémonie s’est tenue en parallèle sur les campus Croix-Rouge et Moulin de la Housse. J.B.
Le jeune artiste rémois Florian Schneider a réalisé à l’aérosol une imposante fresque, « Burning Inside », dans le patio de la médiathèque Jean-Falala. Joris Bolomey - Agrandir la photo

Jusqu’en juin, le festival Les Urbanités met en avant le graffiti, la danse, le hip-hop et le rap dans les différents quartiers de la ville. Une première pour la cité des sacres.

Bombe aérosol dans une main, rouleau de peinture dans l’autre, Florian Schneider s’active pour finir dans les temps sa monumentale fresque. Située dans le patio de la médiathèque Jean-Falala et visible depuis son bocal, l’œuvre a été réalisée en une petite quinzaine d’heures. « L’aérosol est un outil que j’utilise au même titre que le pinceau ou un ordinateur » précise le jeune artiste rémois. Ce graffiti a été commandé par la ville pour marquer le lancement de la première édition du festival Les Urbanités. Jusqu’en juin, les arts urbains sont à l’honneur dans la cité des sacres.

Lancé à l’initiative de la ville, cet événement prévoit plusieurs temps forts autour des cultures urbaines. « L’art urbain va envahir petit à petit nos rues pour s’y intégrer, comme s’il avait toujours été là, prévient le maire de Reims, Arnaud Robinet. Et c’est tous le sens du street art, qui s’inscrit si bien dans notre politique culturelle municipale, la culture pour tous et toutes et partout à Reims », lance-t-il.

médiathèques, creusets de l’art urbain

Les médiathèques et maisons de quartier de l’agglomération vont accueillir pendant trois mois de nombreuses manifestations, projections, expositions, concerts et spectacles ou même défilés de mode.

Jusqu’au 27 avril, la médiathèque Falala présente l’exposition « Réminiscence », de Florian Schneider. Réalisée en 2017 lors d’une résidence à La Fileuse, cette série qui illustre d’un logo chaque quartier de la ville s’inspire de cartes postales anciennes et d’emblèmes publicitaires. Le travail de photographes amateurs, guidés à travers Reims par le photographe Guillaume Guibert, y sera ensuite exposé du 6 mai au 2 juin.

À la médiathèque Croix-Rouge, l’exposition quARTier de création, installée jusqu’au 23 avril, met en avant les artistes et habitants qui façonnent artistiquement Croix-Rouge. Les œuvres des artistes Ludwig Booser, Fresh, Nelja, SER et Jérôme Toq’R, mais aussi des photographies, articles ou témoignages y sont présentés.

Devant le parvis de l’établissement, le collectif du quartier Croix-Rouge proposera le 30 mars une journée artistique et festive mêlant musique et graffiti. À la maison de quartier Billard, les créateurs de mode de Croix-Rouge exposent jusqu’au 3 mai leurs créations. Elles seront également visibles lors de deux défilés de mode, le 23 mars à la salle Etoile Croix-du-Sud et le 5 avril à la médiathèque Falala.

À l’occasion de la fête du quartier Europe, les 11 et 12 mai, le projet des Kolorio et Millwall, de l’association Bronca, sera partagé. Une fresque participative, réalisée avec les habitants de la ville, recouvrira sur 3 500 m 2 l’ensemble des allées de la place Jean-Moulin. Les peintures, naturelles, seront directement réalisées par les habitants du quartier à partir de pigments produits localement. Une autre fresque dédiée à l’art urbain sera également réalisée fin juin sur le mur de soutènement de la voie nord, en cours de construction, entre le pont Neuf et le pont de Laon, côté chantier Reims Grand Centre.

« Ce festival est l’occasion d’avoir un autre regard sur la ville et ses quartiers, explique Didier Houdelet, conseiller municipal délégué aux spectacles vivants. Il va également permettre à la culture d’investir de nouveaux lieux. On travaille avec des bailleurs pour réaliser sur des immeubles des œuvres pérennes », précise-t-il.

Un parcours street art

Un parcours artistique entre le stade Auguste-Delaune et le boulevard Wilson sera dévoilé le 25 mai. « Ce choix a notamment été fait pour permettre une belle contribution à la Coupe du Monde de football féminin qui aura lieu à partir du 7 juin à Reims », reconnaît Arnaud Robinet. Cette ballade d’environ 45 minutes sera constituée de six séquences imagées. Le projet a été confié au collectif artistique Traffic et sera chapeauté par l’artiste d’origine rémoise Stéphane Bruneau. Les artistes Amose, Notean, L’outsider, Eyes.N, Scamp80 et Jiem&Mary réaliseront ce parcours de créations.

Dans une ville où les tags et graffiti étaient souvent effacés, cette première édition des Urbanités semble marquer un changement de rhétorique. Elle est à découvrir dès aujourd’hui dans les médiathèques et à suivre jusqu’au début de l’été dans les quartiers.

Joris BolomeyJ

Le Boom Bap Festival est de retour

Le printemps sera de nouveau hip-hop à Reims. Après trois années d’absence, le Boom Bap Festival reprend ses quartiers dans la cité des sacres, du 7 au 12 mai. Porté par l’association Velours, ce festival des cultures urbaines s’articule autour de cinq thématiques : musique, art visuel, sports, danse et lifestyle. Concerts d’artistes internationaux, battles de danse, Footzbeul et sports urbains comme le parkour ou le skateboard, cinéma, performance de graffiti et vente aux enchères caritatives, la formule qui avait fait le succès de cet événement ne change pas. Pendant six jours, la ville va vivre au rythme des cultures actuelles. Si le programme est en cours de finalisation, la célèbre soirée Block Party sera maintenue.

Plus d’informations sur l’édition 2019 du Boom Bap Festival sur le site internet de l’association, velours-prod.com.

Le programme complet du festival Les Urbanités est également disponible sur le site de la ville www.reims.fr

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l’union 190311b
tennis de table nationaux : Double ration pour Reims

La cérémonie s’est tenue en parallèle sur les campus Croix-Rouge et Moulin de la Housse. J.B.
Le Nigérian Bodé Kayodé a remporté cinq matches en deux oppositions ce week-end. - Agrandir la photo

 

En N1, les joueurs de l’Olympique rémois tennis de table ont connu un week-end chargé. Samedi, Bodé Kayodé et ses partenaires ont été battus par Levallois à Géo-André (8-4) pour le compte de la troisième journée de la deuxième phase. Hier, ils se sont rendus à Vern-sur-Seiche en Ille-et-Vilaine où ils ont été défaits 8-3 en match avancé. L’opposition était effectivement programmée dans quinze jours mais Lucas Créange étant engagé à l’Open d’Espagne à Barcelone ce week-end-là, les dirigeants rémois ont obtenu l’anticipation du match. « Ce sont deux défaites serrées. On est dans l’apprentissage du niveau. Je suis satisfait de la progression » , confie Albert Gauvin, le président de l’ORTT.

Châlons, sommet en vue

Côté chalônnais, le week-end a été plutôt bon. Et ce n’est pas Jean-Marc Hautier qui s’en plaindra. Même si la victoire (8-4) des partenaires de Louis Audoin en N3 était prévisible à Sainte-Marie-aux-Chênes, elle permettra d’accueillir le co-leader Annecy pour le choc au gymnase le Corbusier le 23 février. « Ils ont gagné jusqu’alors avec plus de marge que nous mais on sera à domicile » , assure le dirigeant châlonnais. D’autant que Colson sera du rendez-vous face aux Haut-Savoyards.

Chez les filles (N2), le nul 7-7 concédé face à une bonne opposition ne constitue pas un coup d’arrêt, Yeva Kaplun s’offrant « trois victoires, dont la dernière qui permet de prendre le nul. Avec deux succès et un nul, nous sommes sur le podium et restons ambitieux avant de nous rendre à Bordeaux » , poursuit Jean-Marc Hautier. Quant à la N3 féminine, son succès 8-4 devant Saint-Christo lui permet d’être bien calée dans la bonne première moitié du classement.

 

 

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l’union 190311a
ÉDUCATION : 650 étudiants diplômés de l’université

La cérémonie s’est tenue en parallèle sur les campus Croix-Rouge et Moulin de la Housse. J.B.

 

Vêtus à l’américaine de longues toges noires et avec des mortiers pour couvre-chefs, 650 étudiants de l’université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), accompagnés par près de 2 000 proches, ont participé samedi à la cérémonie de remise des diplômes de Master.

Guillaume Gellé, président de l’URCA, a félicité l’ensemble des diplômés de la promotion 2018. Cet événement s’est tenu en parallèle sur le campus de Croix-Rouge, avec les étudiants en lettres et sciences humaines, en droit et science politique et en sciences économiques, sociales et de gestion, et sur dans la rotonde du campus Moulin de la Housse avec ceux des sciences et techniques des activités physiques et sportives, sciences exactes et naturelles et des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation.

Joris Bolomey

 

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l’union 190309a
Hommage : Le city stade baptisé Mohamed Savane

Le dimanche 17 février, avant la rencontre Reims-Rennes, le Stade de Reims avait organisé un vibrant hommage au stade. - Agrandir la photo

Reims En mémoire de l’adolescent, la Ville a décidé que le city stade de Croix-Rouge porterait son nom.

Il avait succombé à une crise cardiaque alors qu’il jouait avec des amis au football au city stade de Croix-Rouge. Mohamed Savane n’avait que 15 ans. Le maire, Arnaud Robinet, a décidé que ce terrain multisport porterait désormais le nom de ce jeune homme décédé d’une crise cardiaque suivant la volonté de sa famille. Une délibération sera présentée en ce sens au prochain conseil municipal : « Ce garçon, plein d’espoir et très apprécié, nourrissait de grands rêves, notamment celui de rejoindre les étoiles du ballon rond. Il laisse ses parents, ses frères et sœurs ainsi que de nombreux amis, dans la peine, pour lesquels la Ville présente une nouvelle fois ses plus sincères condoléances. Le city stade dans lequel Mohamed Herene Savane, passionné de football, jouait chaque jour avec les jeunes de son quartier portera désormais son nom. »

Un tournoi en son honneur le 9 juin

D’ailleurs, ces derniers jours, une pétition circulait dans le quartier, initiée par des parents d’élèves, des enseignants, des familles et des acteurs du quartier Croix-Rouge, pour que le city stade porte le nom du défunt.

Mohamed Herene Savane a été licencié successivement au football club Sires (de U7 à U13), au Stade de Reims (U14 et U15) et au Cormontreuil football club (U16).

Pour rappel, le dimanche 17 février, avant la rencontre Reims-Rennes, le Stade de Reims avait organisé un vibrant hommage. Et, dimanche dernier, le stade Géo-André a accueilli un tournoi de jeunes en U13 organisé par le football club Sires pour honorer la mémoire de trois de ses jeunes footballeurs, décédés dans des circonstances dramatiques : Bouyagui Koité, Magomed Ouvarov et donc Mohamed Herene Savane. Le club prévoit également un autre tournoi le 9 juin en l’honneur de Mohamed, avec des U19 cette fois.

Aurélie Beaussart

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l’union 190308a
Tennis de table Championnats Nationaux par équipes (3 e journée) : Le grand retour aux affaires

Entre calendrier international, Championnats de France Élite et vacances, le championnat de France par équipes avait quitté les tables depuis cinq semaines. Ce samedi marque la reprise avec, déjà, de forts enjeux pour les clubs marnais. Cette 3 e journée, sur sept, peut dessiner le reste de la phase.

Châlons veut conforter son rang

Côté Châlons-en-Champagne par exemple, la N3 masculine doit enfoncer le clou. Après deux victoires, elle sera en quête d’un triplé à Sainte-Marie-aux-Chênes (Moselle). Sans Colson (raisons personnelles) mais avec Aremu (nº271), Vallery (nº627), Caballero (nº748) et Audoin (nº833), le CCTT se doit d’être vigilant pour s’offrir un match au sommet, le 23 mars, à domicile contre Annecy. En N2 dames, Châlons veut aussi poursuivre son sans-faute. Les Châlonnaises recevront les Bretonnes de Thorigné-Fouillard, un club de la banlieue de Rennes. Demain (17 heures, gymnase Le Corbusier), Malaurie Mathieu (nº125), Lilou Failliot (nº247), Clémence Legry (nº259) et Yeva Kaplun ont les faveurs des pronostics.

Le CCTT est très bien placé aussi en N3 dames. Une victoire sur Saint-Christol-lez-Lez permettrait de prendre une réelle option sur le maintien. En l’absence de sa leader Fanny Demarin (voyage scolaire), Châlons alignera Louise et Blanche Saguet, Loane Massenat et Juliette Mary.

Du très lourd Reims

Pour l’ORTT, la mission s’annonce des plus compliquées. Le promu marnais reçoit le leader, Levallois. La rencontre se déroulera à Géo-André à un horaire inhabituel demain (15 heures). Club prestigieux, Levallois a bien démarré la phase avec deux succès. Il présente quatre à cinq joueurs issus des 150 premières places nationales, dont deux Top 100. Xu (nº118), Kayodé (nº177), Créange (nº348) et Garot (nº919) sont dans la peau du sprinteur qui rêve de remporter une étape de haute montagne…

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l’union 190307a
Condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle

Pour l’avocate générale, qui avait requis vingt ans de réclusion criminelle, « il y a eu volonté de tuer… et il a tué une personne qui n’avait rien fait ». Dessin Benoît Blary - Agrandir la photo

La thèse de l’accident n’a pas été retenue. Éric Lesieur a été reconnu coupable de meurtre.

L e cap des 30 ans, il ne l’a jamais passé et il ne le passera jamais. Gérard Maillot aurait eu 32 ans le 7 mars. » Il avait 29 ans lorsqu’il a été retrouvé mort, le 14 mai 2016, gisant dans une mare de sang au pied du 4, place Georges-Braque, quartier Croix-Rouge à Reims, poignardé à cinq reprises par un homme qui l’avait pris pour quelqu’un d’autre… Le dernier coup, perforant le poumon et le cœur, s’est avéré fatal. Le jeune homme au passé irréprochable, s’est effondré en quelques secondes. Sa vie s’est éteinte en moins de deux minutes. Une hémorragie immédiate et massive.

Ce n’est pas un accident, c’est de l’acharnement

L’intention d’homicide ? Pour l’avocate générale, Marlène Borde, elle ne fait aucun doute. Pour elle, la version accidentelle défendue par l’accusé, Éric Lesieur, ne tient pas. « Il a eu peur car il croyait qu’il s’agissait d’un trafiquant ? Il a pris un couteau pour se protéger ? C’est totalement incohérent. S’il avait tant peur, il lui suffisait de rester chez lui ! Il a fait l’inverse, il a fait le choix d’aller au contact… Il est allé à sa rencontre en dévalant l’escalier… Quant au contexte, on parle d’un homme très amoureux, il sait depuis peu qu’il est trompé, il est jaloux, blessé, ce jour-là il veut se venger… Il s’imagine que c’est le nouvel amant, il en parle comme d’un concurrent, c’est un vrai meurtre avec un auteur qui voulait tuer la victime. » Écartant les témoignages peu fiables de trois squatters, elle évoque la voisine du deuxième qui a entendu les insultes proférées par l’accusé : « Sale fils de p…, je vais en finir avec toi… et il ne lui porte aucun secours, ajoute Marlène Borde. Quand il appelle le 18, il sait que c’est trop tard… ». Et d’insister : « Un coup de couteau, ça peut être un accident, mais cinq, ce n’est pas un accident, c’est de l’acharnement… et non, la victime n’a pas pu s’empaler sur le couteau ». Une intime conviction loin d’être partagée par les avocats de la défense, M e Perez et M e Ludot. « Non, il n’y a pas eu intention de tuer, a martelé M e Perez. Il n’a jamais nié. Dès sa garde à vue, il a dit c’est moi, mais aussi je n’ai jamais voulu tuer . Il faut prendre du recul par rapport aux faits. Il a ressenti une peur panique… Il croit qu’elle est en bas avec un homme dangereux. Il a eu tort de prendre un couteau, mais ça ne dénote pas une intention de le tuer… » Et d’évoquer l’absence de témoins directs. « On ne peut pas détenir l’intime conviction de l’évidence qu’il voulait tuer un homme. »

Pour les jurés, il n’y a pas eu de doute

De son côté, M e Ludot a voulu replacer ce drame dans son contexte. « La misère, c’est contagieux… Vous êtes face à des vies de galère. Il y a la petite amie… Elle est née avec le syndrome d’alcoolisation du fœtus. Elle est née avec un gramme d’alcool dans le sang… Il y a ces trois témoins toxicos qui n’ont plus aucun crédit. Un autre témoin qui sort de psychiatrie. Tous des cabossés de la vie. Et la victime Gérard Maillot, qui essaye de se reconstruire après une vie de galère et puis Éric Lesieur… Comment voulez-vous qu’avec tous ces gens cabossés, il n’y ait pas un drame… Aujourd’hui, il faut savoir raison garder et le condamner à une juste peine. » L’intime conviction ? Pour les jurés, il n’y a pas eu de doute. Après un court délibéré, ils ont déclaré Éric Lesieur coupable de meurtre et l’ont condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle, une peine assortie d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. M e Ludot a indiqué qu’il ferait appel.

Caroline Garnier

à savoir

Le 14 mai 2016 , Gérard Maillot, 29 ans, a été retrouvé mort, poignardé à de multiples reprises à Reims.

Accusé du meurtre , Éric Lesieur, 44 ans, a toujours nié l’intention de tuer. Il croyait avoir affaire à un trafiquant de drogue et amant de sa petite amie Gabrielle, alors âgée de 16 ans.

On lui a porté un coup qui l’a séché

« Dans cette histoire, il n’y a pas de doute, le doute il n’existe pas », avait plaidé M e Romdane pour la partie civile. « Gérard Maillot était au mauvais endroit au mauvais moment, ça, c’est établi, ça, c’est clair, mais ce n’est pas la faute à pas de chance. Pas de chance, il a un nom : Éric Lesieur. Dans cette affaire, il y en a un qui fuit, un qui pourchasse. Elle est où la lutte ? Fuir, pourchasser, pour moi ce n’est pas une lutte. Et il ose dire qu’il l’a juste piqué ? Le médecin légiste a décrit l’ensemble des plaies qu’on a trouvées sur l’un et pas chez l’autre. La lutte, elle n’a pas eu lieu. » Et M e Manesse d’ajouter : « Le coup a été porté sur une zone létale, quand on donne un coup dans cette région, on sait que l’on peut tuer. L’expert légiste l’a dit, il ne pouvait pas s’embrocher sur cette arme accidentellement. Tout est dit, on lui a porté un coup qui l’a séché. C’est un meurtre… Il nous prend tous pour des imbéciles. Il y a quand même un homme qui est mort… »

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l’union 190306d
Match U20 : Gognies 2 e à Ancône

 

 

 

Lors du match Italie – France en salle de samedi à Ancône, Ryan Gognies a terminé 2 e du 5 000 m en 20’57’’15, juste devant son coéquipier Matteo Duc (20’57’’71). Le marcheur rémois du CA Montreuil, toujours coaché par Gilles Rocca, a ainsi amélioré son record personnel face à celui-là même qui l’avait battu aux « France », un mois plus tôt à Nantes, où le lycéen d’Arago revenait de blessure. Il sera engagé sur 10 km route, le 17 mars à Épinal. De son côté, en franchissant 2 m, Balthazar Kadiyogo (Efsra) a terminé 4 e , derrière Taylor Minos (2,05 m), 3 e du concours.

Chacun a apporté sa pierre au succès des deux équipes (masculine et féminine – victoire de l’Axonaise Maelly Dalmat au saut en longueur avec 6,26 m, record personnel) en terre italienne.

 

 

 

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l’union 190306c
Trois voitures attaquées par le feu

Lundi à 23 h 45, une Ford Focus a brûlé allée des Tourangeaux à Croix-Rouge.

Le feu, pour être d’origine inconnue, n’en demeure pas moins suspect. Il s’est propagé à une Twingo et à une Dacia Logan.

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l’union 190306b
Société : Les retraités squattent pour chasser les dealers

Une équipe de choc. Parce qu’ils en avaient marre que des jeunes dealers « fassent leur marché » dans leur hall, des habitants les ont pris à leur propre piège, en occupant les lieux.

Ils ont pour la plupart entre 70 et 75 ans, mais ne se sont pas laissés envahir sans réagir. Et au final, ils ont eu gain de cause, après plusieurs semaines d’un étonnant bras de fer. Leur immeuble de dix étages se situe au nº12, esplanade Paul-Cézanne, quartier Croix-Rouge. Avec une particularité : « Nous sommes tous propriétaires, c’est très rare par ici » , explique Hélène. À côté, les tours appartiennent à des bailleurs sociaux. C’est le cas du nº10, vidé de ses habitants avant démolition, et où les petits dealers du coin faisaient auparavant leur trafic. « Mais le 15 décembre, Plurial l’a condamné. Et du jour au lendemain, le marché a pris place dans notre hall d’entrée » , retracent les habitants du 12.

Très vite, la cohabitation a fait des étincelles. « Plusieurs jeunes, de 16 à 20 ans, squattaient notre hall, à partir de 17 heures et jusque tard le soir , retracent Odette, Bernard, Marie-José, Évelyne et les autres. Ils s’installaient carrément sur un fauteuil de pêche, et recevaient les clients à la chaîne dans notre hall, jusqu’à dix en une demi-heure. »

Quand les retraités, dont certains vivent ici depuis quarante ans, rentraient chez eux, ils devaient presque s’excuser de déranger. « Ils ont aussi dégradé beaucoup de choses : ils ont brûlé la caméra du digicode, jeté du jus de fruit sur les faux plafonds, cassé des carreaux… »

En janvier, les habitants en ont eu assez et ils ont décidé de riposter. « On s’est dit qu’on allait faire comme eux, en squattant pour les empêcher d’entrer. On a donc squatté notre propre hall d’immeuble ! » , résume Hélène. « Ce n’est pas forcément facile quand on a 75 ans, alors a installé des chaises pour s’asseoir. On maintenait la minuterie allumée, et comme on n’allait pas se laisser mourir, on venait parfois avec du cidre et des chocolats ! »

Dans un premier temps, les trafiquants ont voulu contre-attaquer : début février, un jeune a tiré avec un pistolet à grenaille (deux douilles ont été retrouvées, lire par ailleurs), une dame a reçu des cailloux, un couple a vu sa cave occupée et deux pneus de voiture crevés (plainte déposée le 7 février). « Cela m’a rendue malade, au point de ne plus manger pendant plusieurs jours » , confie-t-elle. « Mais on a tenu bon, jusqu’à mi-février , poursuit une de ses voisines. Quand ils venaient, ils regardaient à travers la vitre, et quand ils voyaient la lumière et qu’on était là, ils repartaient ! » « On s’est pas laissé faire, et si c’était à refaire, on le referait ! » , conclut Daniel.

Depuis deux semaines, les dealers ne viennent plus et le hall ne sert plus à vendre du cannabis. Selon plusieurs habitants de l’esplanade, le marché s’est déplacé vers le nº4.

La police nous a beaucoup aidés

Dans leur combat, les petits propriétaires ont pris attache avec la police, qui a multiplié les patrouilles, comme elle nous l’a confirmée. « On l’a beaucoup appelée et elle nous a beaucoup aidés, que ce soit la police nationale, la municipale, la BAC de nuit. Ils venaient jusqu’à quatre ou cinq fois par jour et se montraient très à l’écoute. »

Ayant assisté aux tirs d’un jeune avec un pistolet à grenaille, des habitants de l’immeuble ont ramassé deux douilles : « On en a donné une à la police, et on a remis l’autre au maire. » Les habitants ont en effet rencontré un membre du cabinet d’Arnaud Robinet, et ont reçu un courrier de ce dernier.

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l’union 190306a
Justice cour d’assises de la Marne : Je ne comptais pas donner la mort

Accusé d’avoir volontairement poignardé un homme qu’il croyait être l’amant de sa petite amie, un Rémois encourt 30 ans de réclusion.

Ça a sonné chez moi, ça m’a réveillé en sursaut… » Éric Lesieur, 44 ans, décrit par l’expert psychiatre comme « un homme immature, égocentrique et impulsif » , marqué par une enfance difficile, une mère violente et volage, un père alcoolique, placé en foyer à l’âge de 4 ans, le reconnaît volontiers : « à l’époque je buvais beaucoup. J’ai des angoisses… Ce jour-là, j’avais bu plus que la normale… ». L’accusé avait deux grammes dans le sang ce 14 mai 2016 à 9 heures du matin.

En bas de l’immeuble, Gabrielle (prénom d’emprunt pour préserver le témoin mineur) insiste. « Ça a sonné une deuxième fois. C’est un homme qui me parlait. Il m’a dit : c’est une surprise, t’inquiète pas . Moi, ça m’a angoissé. Je croyais que c’était la personne qui avait vendu du shit à Gabrielle. J’ai eu peur, je suis descendu avec un couteau par les escaliers. »

C’est là qu’Éric Lesieur a rencontré trois squatteurs qui avaient passé la nuit au 8 e étage (L’union d’hier). « Ils m’ont demandé ce que je faisais avec le couteau. Je leur ai dit y en a qui me font chier, j’en ai marre … » L’un d’entre eux, lors de son audition, n’avait pas eu la même version. Il avait déclaré : « Il nous a dit comme quoi il allait tuer des gens. Il était excité. On a entendu des cris. Quand on est arrivé tout était fini, l’homme était déjà à terre. » Hier, le témoin n’a pu confirmer sa version. Cité à témoigner, il n’a pu être localisé. Un mandat d’amener a été délivré à son encontre. Quant aux deux autres témoins, entendus lundi, ils n’avaient plus souvenir de cette version, trop alcoolisés qu’ils étaient…

Le couteau, c’était histoire de l’impressionner

« Je sais pas pourquoi j’ai pris le couteau » , rétorque l’accusé. « J’ai eu peur, il voulait peut-être régler ses comptes et j’avais peur pour [Gabrielle]. Elle m’avait dit que c’était un individu dangereux, qu’il avait poussé sa copine par la fenêtre, qu’il était violent. Le couteau, c’était histoire de l’impressionner. Je l’ai pris pour quelqu’un d’autre ! ».

C’est au 2 e étage, dans les escaliers, qu’Éric Lesieur va croiser Gabrielle et Gérard Maillot, la victime qu’il pensait être « un trafiquant de drogue. Je lui ai dit que c’était un connard parce qu’il donnait de la drogue à une mineure. On s’est chamaillés. Je lui ai dit barre toi ou sinon tu vas avoir des problèmes … Il m’a dit tu crois que tu me fais peur ? J’ai sorti le couteau et j’ai dit avec ça t’as peur ? Il a avancé et je l’ai repoussé avec le couteau. Il est parti, je l’ai suivi pour être sûr qu’il sorte de l’immeuble. Je l’ai piqué à l’épaule gauche, à la hanche. Je voulais être sûr qu’il sorte ! ».

Alors que le garçon s’enfuyait, déjà grièvement blessé, Éric Lesieur va pourtant le poursuivre jusque dans le hall. « Je ne voulais pas le tuer ! » L’accusé l’assure, « il a essayé de me désarmer. Il revenait toujours vers moi. Moi, je voulais juste qu’il sorte. Dans le hall, il m’a attrapé la main, moi je l’ai tenu par les vêtements. On a lutté. À un moment, on est tombés contre la paroi vitrée. J’ai vu qu’il avait le couteau planté entre son bras et le côté de son torse. Je lui ai ouvert la porte et j’ai dit d’aller au samu. J’ai appelé les secours. Je savais pas si c’était grave. J’ai ramassé le couteau, je l’ai mis derrière le muret pour que personne n’y touche et je suis remonté chez moi. J’ai pris des sous et je suis descendu pour voir s’il allait bien. Je pensais qu’il était encore vivant. ». C’est là qu’il a été interpellé par la police, de même que Gabrielle, sa petite amie de 16 ans (voir par ailleurs). Gérard Maillot a été retrouvé mort, gisant devant le hall de l’immeuble, poignardé à 5 reprises. Le dernier coup, mortel, lui a perforé le poumon et le cœur.

Hier soir, s’adressant à la famille de la victime, un jeune de 29 ans tué alors qu’il venait simplement accompagner une amie, Éric Lesieur a dit regretter : « Je ne comptais pas donner la mort à leur fils, c’est un drame. J’étais ivre… J’ai des regrets envers la famille. Je suis conscient que je dois être puni à cause de ça, mais, le coup fatal, c’était un accident ».

A savoir

Le 14 mai 2016 , Gérard Maillot, 29 ans, a été retrouvé mort, gisant au pied d’un immeuble au 4, place Georges-Braque, quartier Croix-Rouge à Reims, poignardé à de multiples reprises.

Accusé du meurtre d’un homme qu’il croyait trafiquant et amant de sa petite amie, Éric Lesieur, 44 ans, encourt 30 ans de réclusion criminelle.

Tout au long du procès , qui a débuté lundi, il a expliqué n’avoir jamais eu l’intention de donner la mort. Verdict ce mercredi.

Pour moi si on appelait les secours, il allait être sauvé

Gabrielle avait 16 ans en 2016. Citée comme témoin, elle a livré hier sa version avec ses mots à elle, un témoignage entrecoupé de longs silences. Elle connaissait Éric Lesieur depuis décembre 2014, elle l’avait croisé dans la rue. « Mon chat avait griffé sa chienne. On avait parlé… » Très vite, ils deviendront amants. « Je me sentais bien avec lui parce qu’il était plus mature. Il était gentil avec moi. »

Ce qu’elle ne lui avait dit, c’est qu’elle fumait du shit. « Il voulait pas que je fume. » Quelques jours avant le drame, elle lui avouera non seulement fumer, mais revendre des stupéfiants pour le compte d’un trafiquant. « Quand Éric a su ça, il croyait que je couchais avec lui, alors que c’était pas vrai… Il m’a dit qu’il voulait plus me voir. Ce matin-là, j’avais demandé à Gérard de m’accompagner. Gérard, c’était mon ami, mon confident. C’était comme un grand frère. Il connaissait mon histoire avec Éric. Moi, quand on l’a vu dans l’escalier, j’ai pas vu qu’Éric avait une arme. Gérard, lui, s’est enfui quand il a vu Éric. Dans le sas, j’ai vu Gérard qui se tenait le bas du ventre et puis il a enlevé ses mains, ça a giclé… Il s’est effondré. Éric a appelé les secours. Il a dit aux pompiers qu’il venait de poignarder quelqu’un. J’ai compris que c’était grave, mais pour moi, si on appelait les secours, il allait être sauvé. »

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l’union 190305b
Tennis : Godart impressionne

L’édition 2019 du tournoi d’hiver du TC Géo-André Reims a été marquée par le superbe parcours du néo-sociétaire du Reims Europe Valentin Godart (3/6).

Déjà auteur de deux « perfs » à 2/6 face à Noa Lopes (TC Reims) et Nicolas Jonasz (Montmirail), il a récidivé en finale aux dépens du nº 1 Bastien Villenet (2/6, Taissy). Qui, menant 5-3 dans le 2 e set et … 5-2 dans la « belle », a eu trois balles de match. Mais il en fallait plus pour perturber le Sedanais. Une prestation de premier choix après une demie matinale à rallonge (plus de trois heures) !

MESSIEURS. – Demi-finales : Godart (3/6, Reims Europe) bat Jonasz 6-3, 2-6, 7-5, Villenet (2/6, Taissy) bat Dumont (4/6, Cormontreuil) 6-0, 7-6. Finale : Godart bat Villenet 5-7, 7-5, 7-5.

DAMES. – Demi-finales : Élise Renard (1/6, Cormontreuil) bat Maêva Spooner (4/6, Reims Géo-André) 7-6, 6-2 ; Noémie Bellott (0, Strasbourg Ill) bat Camille Kleiber (3/6, Reims Géo-André) 6-3, 7-5. Finale : Élise Renard bat Noémie Bellott 4-6, 6-1, 6-0.

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l’union 190305a
Reims Cour d’assises de la Marne : La mémoire défaillante des témoins

Me Ludot et Me Perez assurent la défense d’Éric Lesieur, accusé d’avoir mortellement poignardé un homme en mai 2016.Remi Wafflart - Agrandir la photo

Depuis hier, Éric Lesieur, 44 ans, comparaît pour répondre du meurtre d’un jeune Rémois. Il conteste avoir voulu le tuer.

Je reconnais à peu près les faits, comme quoi ça s’est passé à peu près comme ça, mais non, je n’ai pas voulu le tuer… » En détention provisoire depuis 2 ans, 9 mois et 15 jours, Éric Lesieur, 44 ans, fait face aux jurés. Debout, dans le box des accusés, il l’assure : « Je n’ai jamais voulu le tuer… C’est pas vrai, j’ai jamais dit que j’allais tuer quelqu’un. Du coup, je suis menacé de mort par les autres détenus… Je le vis mal… J’arrive pas à accepter le fait que j’ai tué quelqu’un, ça me touche personnellement, j’ai des angoisses, du stress… ».

Le 14 mai 2016, un peu avant 9 heures, Gérard Maillot, un jeune Rémois âgé de 29 ans, a été retrouvé mort, gisant au pied d’un immeuble au 4, place Georges-Braque, quartier Croix-Rouge à Reims, poignardé à de multiples reprises, « au moins cinq coups de couteau, des plaies de défense, trois coups au thorax », selon l’expert légiste, dont « l’un, mortel, a traversé le poumon et perforé le cœur. Ça n’a pas duré très longtemps. Avec une telle blessure, il ne pouvait se tenir debout plus de quelques secondes, à peine faire quelques pas… Il est mort en moins de deux minutes. »

Difficile, toujours selon le légiste « d’imaginer que ce soit un geste accidentel. La victime n’a pas pu s’embrocher sur le couteau. Le coup fatal a été porté sur le côté, perforant d’abord le poumon puis le cœur ».

Chut les gars, vous n’avez rien vu…

L’accusé se trouvait-il derrière la victime au moment de l’agression ? La victime essayait-elle de le désarmer ? Y a-t-il eu bagarre entre les deux hommes, comme l’a toujours assuré l’accusé, ou bien s’agit-il d’une agression volontaire ? C’est tout l’enjeu de ce procès, prévu sur trois jours, d’autant que les principaux témoins semblent avoir perdu la mémoire.

Trois squatteurs avaient notamment assuré avoir entendu l’accusé dire qu’il allait « tuer quelqu’un » … Hier, ils ne se souvenaient plus. Ils étaient en effet trois à avoir squatté le palier du 8 e étage de l’immeuble cette nuit-là.

« Il faisait froid, l’immeuble était ouvert, avoue l’un d’entre eux. On avait bu… Je voulais pas rentrer chez moi. C’est mes copains qui m’ont réveillé pour me dire qu’il y avait un mec bizarre. Je l’ai vu passer devant moi avec un couteau dans sa main, caché dans son dos. Je lui ai dit de dégager. Deux, trois minutes après, on a entendu des cris. Arrivés en bas, il y avait un homme à terre. On a appelé la police. »

« On fumait un joint. Je sais pas moi, j’étais bourré… Oui, on l’a vu, il avait un couteau. » C’est entre deux policiers, car actuellement détenu, que cet autre témoin, pour le moins réticent, s’est présenté hier à la barre. À deux doigts de l’outrage à magistrat, il a livré une version édulcorée au regard de ce qu’il avait déclaré à l’époque. Il ne se rappelle pas… « Bon, c’est bon là ! » s’énerve-t-il, se met à sourire, trouve la situation extrêmement drôle, dit avoir oublié que l’accusé lui aurait dit « qu’il voulait sécher un mec » . Personne d’ailleurs ne se souvient de ces mots qu’il aurait également dits : « Chut les gars, vous n’avez rien vu… »

Quant au troisième comparse, il est introuvable. Un mandat d’amener a été délivré à son encontre.

Autre témoin, cette habitante de l’immeuble, qui reconnaît ne pas avoir appelé la police « par peur ». Elle affirme avoir vu l’accusé courir dans l’escalier après la victime en l’insultant « sale file de p… Je vais en finir avec toi. Je vais te percer ».

Après une première journée marquée par le malaise du directeur d’enquête, l’audience va reprendre ce matin avec le témoignage de l’accusé et de la jeune fille dont il était amoureux. Le verdict est attendu demain soir.

Caroline Garnier

Un drame de la jalousie ?

Une jeune fille, âgée de 16 ans au moment des faits, est impliquée dans cette affaire. Elle sera entendue aujourd’hui en tant que témoin. Ce 14 mai 2016, elle serait venue voir l’accusé, qui était son petit ami depuis un an, dans l’espoir de renouer avec lui. Ils se seraient disputés quelques jours auparavant et Éric Lesieur refusait de lui parler. Elle était donc venue avec Gérard Maillot, un simple ami, qui ne connaissait pas l’accusé. Éric Lesieur qui était ivre – il avait 2 grammes dans le sang – aurait alors insulté la victime et l’aurait poursuivie avec un couteau… Il l’aurait vraisemblablement pris pour le nouvel amant de sa petite amie. Hier, l’enquêteur a évoqué un homme « extrêmement jaloux car la demoiselle découchait souvent ».

à savoir

Accusé d’avoir volontairement tué un homme qu’il croyait être l’amant de sa petite amie, Éric Lesieur, 44 ans, encourt 30 ans de réclusion criminelle.

Depuis hier matin, les témoins , pour certains récalcitrants, se succèdent devant la cour d’assises de la Marne. La plupart ont oublié… ce qu’ils avaient vu ou déclaré ce jour-là.

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l’union 190304b
Un meurtrier présumé ce matin face aux jurés

Devant l’immeuble de la place Georges-Braque, où s’était produit l’altercation qui fut fatale à Gérard Maillot, âgé de 29 ans. F.C. - Agrandir la photo

Éric Lesieur est accusé d’avoir tué, en mai 2016, un homme qu’il croyait être un rival amoureux.

C’était au matin du 14 mai, devant un immeuble de la place Georges-Braque, quartier Croix-Rouge, à Reims. À l’arrivée des secours, le décès d’un homme était constaté. Il s’appelait Gérard Maillot et avait 29 ans. Le légiste expliquera cette mort par des plaies au thorax, dont l’une au cœur. À quelques mètres de là, sur l’herbe, l’arme du crime, un couteau de cuisine, était retrouvée. Dans le hall d’immeuble, d’importantes traces de sang désignaient l’endroit où Gérard Maillot avait été mortellement touché.

Parmi les voisins interrogés, l’un expliquait avoir vu, peu avant le drame, un locataire du 10 e étage descendre les escaliers avec son chien et, dissimulé dans son dos, un couteau. Questionné sur le pourquoi de cette arme, l’individu n’avait guère fait de mystère : « C’est pour tuer quelqu’un. » Quelques instants plus tard, des cris en provenance du hall étaient entendus par de nombreux voisins. Deux expliquaient avoir vu ensuite un homme remonter les escaliers d’un pas pressé. Clins d’œil à l’appui, il leur glissait : « Chut, les gars, vous ne dites rien ! »

Rapidement, Éric Lesieur, domicilié au 10 e étage de l’immeuble, était interpellé, ainsi qu’une adolescente âgée de 16 ans, avec lui au moment des faits. Des traces de sang étaient relevées sur leurs chaussures ou habits. Le principal suspect était ivre – deux grammes dans le sang. D’autres témoins venaient renchérir la version initiale : dans le hall, Gérard Maillot avait été mortellement poignardé par Éric Lesieur, mis en examen pour meurtre.

À sa deuxième audition, celui-ci admettait entretenir une relation amoureuse avec l’adolescente, poursuivie pour complicité de meurtre. Il expliquait être jaloux et inquiet que l’adolescente soit en relation avec un autre homme pour qui, en outre, elle aurait revendu du cannabis. Lorsqu’elle était venue, ce 14 mai, accompagné d’un homme, Éric Lesieur certifiait avoir cru que celui-ci venait « régler ses comptes » . Voilà comment il a relaté la suite dans le cadre de l’instruction : « Le gars était en face de moi. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais j’ai vu ma main qui tenait le couteau, et la lame était à moitié rentrée dans lui. J’ai été choqué. »

Selon l’adolescente, la victime n’était en réalité qu’un ami – et le petit ami d’une amie à elle. Deux jours plus tôt, elle s’était disputée avec le meurtrier présumé et y allait ce matin-là dans l’idée de se réconcilier. Par précaution, elle avait toutefois souhaité que Gérard Maillot, qui n’avait jamais encore vu son agresseur, l’accompagne. Lorsqu’Éric Lesieur brandit un couteau, l’adolescente, entendue par un voisin, cria : « Arrête, ce n’est pas lui ! » Las, Éric Lesieur ne l’entendait plus : « C’est comme si j’avais eu des œillères, une crise de folie passagère, je ne sais pas. » Verdict demain à la cour d’assises.

Mathieu Livoreil

Ce que l’on sait du profil de l’accusé

L’accusé, en détention provisoire depuis le 16 mai 2016, a déjà été condamné cinq fois entre 1995 et 2010, notamment pour violences, menaces de mort et trafic de stupéfiants. Selon l’enquête de personnalité, son enfance fut largement chaotique et carencée : il fut placé, à deux reprises durant son enfance, à l’âge de 4 et 16 ans, victime, entre autres, de l’alcoolisme de ses parents. Le psychiatre qui l’a expertisé a notamment diagnostiqué des traits psychopathiques et narcissiques. De son côté, le psychologue a relevé une problématique névrotique d’abandon.

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l’union 190304a
Hommage : Jouer pour ne pas oublier

Hier, 120 jeunes U13 ont participé à un tournoi de football en hommage à trois jeunes du quartier Croix-Rouge : Bouyagui, Mohamed et Magomed. E.L. - Agrandir la photo
Depuis 3 ans, le FC Reims Sires organise le tournoi Bouyagui, en mémoire de ce jeune mortellement renversé. Cette année, il rendait aussi hommage à Mohamed, foudroyé par un arrêt cardiaque. Tous avaient également une pensée pour Magomed, tué par balles. Edouard Lantenois - Agrandir la photo
Sur le bord du terrain, Bemba, 14 ans, petit frère de Mohamed - Agrandir la photo
Diakhoumba, cousine de Mohamed, échange quelques mots avec Maïmouna, mère de Bouyagui.E.L. - Agrandir la photo

Hier, 120 jeunes U13 ont participé à un tournoi de football en hommage à trois jeunes du quartier Croix-Rouge partis trop tôt. Une rencontre organisée par le club où ils étaient licenciés.

C’est très dur en ce moment », lâche Cyril Houppermans, du FC Reims Sires. « Ce tournoi, c’est pour honorer la mémoire de ces trois garçons et compatir à la douleur des familles. Tous les bénéfices des ventes de gâteaux et boissons leur seront d’ailleurs reversés. »

Il est un peu plus de 9 h 30, ce dimanche au stade Geo-André. 120 jeunes des 10 clubs participants sont réunis sur le rond central pour une minute de silence. Certains se tiennent par les épaules. D’autres, regard baissé, ont les mains derrière le dos. Tous, dans le plus grand respect, pensent à Bouyagui, Mohamed et Magomed (lire par ailleurs).

Sur le bord du terrain, Bemba, 14 ans, petit frère de Mohamed, est venu prêter main-forte. Il doit guider l’équipe venue de Creil. Il se devait d’être là « pour (son) frère » et peine à trouver ses mots, envahi par l’émotion. Sa cousine Diakhoumba, 29 ans, le rejoint. Elle aussi est venue représenter la famille (les parents sont actuellement en Guinée, leur pays d’origine, où ont eu lieu les funérailles de l’adolescent). « C’était un enfant si gentil, si doux, si respectueux et tellement souriant. Il rêvait d’entrer au Barça. Le football, c’était tellement important pour lui… » Pour se rendre à Geo-André, elle a dû longer le city-stade, où s’est déroulé le drame. « C’est toujours très compliqué de passer là. Je ne peux pas m’empêcher de le revoir. La dernière chose qu’il m’ait dite ce jour-là c’est : Bientôt, je serai Mbappé ! On lui souhaitait tellement… » La jeune femme est régulièrement en contact téléphonique avec la maman de Mohamed : « Tout cela la touche énormément. Elle n’arrête pas de remercier tout le monde. » Elle se tourne pour aller saluer Maïmouna et Toukara Koité, les parents de Bouyagui. « Avec le temps, la douleur est plus supportable, mais elle est toujours là, nous glisse le père. Surtout chez la maman. Mais ça nous aide de voir que tout le monde nous soutient. »

La famille de Magomed n’est pas présente, mais le décès du jeune homme est aussi dans les esprits. « Nous organiserons un prochain tournoi pour les U19 en son honneur ici même le 9 juin prochain », informe un membre du club. À ses côtés, des jeunes sportifs font tourner une pétition, initiée par des parents d’élèves, des enseignants, des familles et des acteurs du quartier Croix-Rouge. Ils demandent de renommer le city-parc au nom de Mohamed Here Savane. Uni dans la douleur, c’est tout un quartier qui ne veut pas oublier.

Alice Renard

Les familles solidaires

Parce que trois drames l’ont touché dans ses rangs, le club Reims Sires organisait hier une journée de tournoi au stade Geo-André. Il y a d’abord eu Bouyagui Koité, 8 ans, renversé le 28 mai 2016, jour de la fête des mères, par un véhicule en vitesse excessive et qui succomba le lendemain à ses blessures. Le 17 août 2018, Magomed Oumarov, 18 ans, était tué par balles au pied d’un immeuble. Dernier de cette liste insoutenable, Mohamed Here Savane, 15 ans, succombait le 13 février dernier à un malaise cardiaque alors qu’il jouait au foot avec ses camarades.

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l’union 190303a
Tennis : Renard-Godart, duo gagnant

Le tournoi du Géo-André TC a livré son verdict hier. Valentin Godart (3/6, Reims Europe) a inscrit son nom au palmarès de l’épreuve rémoise. Il a battu Bastien Villenet (2/6, Taissy), 5-7, 7-5, 7-5.

Un vrai choc de titans où le Taissotin a bénéficié de plusieurs balles de match !

Chez les dames, Élise Renard (1/6, Cormontreuil) a battu Noémie Bellott (0, Strasbourg), 4-6, 6-1, 6-0.

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l’union 190302d
AUJOURD’HUI

Bourse aux livres du groupe Escapades. Livres pour enfants, romans pour adultes, poche, brochés, scolaires, policiers, spécialisés, livres anciens et BD.

Ils seront vendus pour une somme modique.

Samedi de 9 à 18 heures et dimanche de 10 à 18 heures.

gratuit. Maison de quartier Croix-Rouge – La Nacelle, 3, rue du Docteur-Billard.

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l’union 190302c
Haltérophilie : Les Champagne à Reims

Le championnat de Champagne a lieu ce samedi au gymnase François-Legros de Reims. Il verra une confrontation entre les sociétaires du Reims Haltérophilie-Musculation, les Langrois et les Troyens. Outre le partage des titres, la compétition va offrir une nouvelle chance de se qualifier au Grand Prix fédéral et aux championnats de France. Des tentatives contre des records de France sont également attendues.

Première barre à 15 heures.

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l’union 190302b
Tennis : Villenet favori à Géo-André

En progression (212 inscrits contre 201 l’an passé), le tournoi rémois d’hiver du TC Géo-André devrait proposer cet après-midi de superbes finales. Ainsi, chez les messieurs, Bastien Villenet (2/6, Taissy) sera-t-il grand favori puisque la tête de série n°2 Noa Lopez (2/6, TC Reims) a été éliminée en quart par Valentin Godart (3/6, Reims Europe Club). Si le Taissotin se hisse au stade ultime, il n’aura pas la partie facile face à Nicolas Jonasz (2/6, Montmirail) ou Sébastien Jolly (3/6, Cormontreuil) .

Côté dames, la finale devrait en toute logique opposer les O, Noémie Bellott (TC Ill Strasbourg) et Élise Renard (Cormontreuil). A moins qu’une sociétaire de « Géo », Camille Kleiber (3/6) ou Maêva Spooner (4/6), ne crée une énorme sensation.

Aujourd’hui, 9 heures : demi-finales dames ; 10 h 30 : demi-finales messieurs ; 15 h 30 : finales messieurs et dames.

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l’union 190302a
Faits divers : Le hall de l’immeuble abritait un trafic de drogue

La police a mis fin à un point de vente dans un hall d’immeuble de Croix-Rouge. Illustration - Agrandir la photo

Depuis quelque temps, les policiers du commissariat avaient constaté qu’il se passait quelque chose de pas très clair dans un hall d’immeuble de Croix-Rouge, au 45 de la rue Newton. À proximité d’une aire pour enfants, des individus bien plus grands semblaient s’adonner à une activité commerciale non répertoriée au registre des métiers. De discrètes surveillances permettaient d’établir l’existence d’un point de revente de cannabis qui accueillait la clientèle même en pleine journée.

Condamnés à travailler (gratuitement)

Mercredi, en quête d’un flagrant délit, les enquêteurs ont monté un dispositif. C’est ainsi qu’ils ont vu arriver un client sur les coups de midi. Dès sa sortie, ils l’ont arrêté ainsi que huit jeunes gens présents dans le hall ou à côté et qui semblaient guetter.

Au terme des auditions, cinq des suspects ont été relâchés sans suite judiciaire, faute d’infraction caractérisée. Le client et l’un des membres de la bande ont fait l’objet d’un rappel à la loi, avec obligation d’effectuer un stage de sensibilisation aux dangers des produits stupéfiants. Quant aux deux derniers, ils ont été présentés jeudi au parquet dans le cadre d’un plaider-coupable : l’un détenait 17 grammes de résine, l’autre 22 grammes, identifié par les policiers comme étant le vendeur, ce que le client a confirmé. Une somme de 180 euros a également été saisie. En revanche, les perquisitions domiciliaires n’ont rien donné (il aurait été imprudent de stocker la drogue chez soi ; reste à savoir où).

Les deux garçons devront faire un travail d’intérêt général : 105 heures pour le vendeur, 70 heures pour son ami. Les clients du 45 Newton, eux, devront trouver une autre adresse.

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l’union 190301a
Retour à la normale après la fuite de gaz de mercredi

 

Mercredi à partir de 12 h 30, 700 foyers ont été privés de gaz dans le secteur de l’hippodrome en raison d’une « petite fuite » détectée rue Alfred-Vignau (L’Union d’hier). Le passage des techniciens de GRDF chez les clients pour les rétablir en gaz a pris fin en soirée (des avis de passage – avec un numéro à contacter et la conduite à tenir – ont été déposés dans les boîtes aux lettres des personnes qui étaient absentes).

La fuite a été découverte lors d’une opération « d’entretien et de maintenance qui consiste à manœuvrer les vannes du réseau » , précise GRDF. « C’est en manœuvrant l’une de ces vannes qu’une petite fuite a été détectée. Nous avons isolé le tronçon en fermant deux autres vannes. » La coupure concernait potentiellement 700 foyers, mais GDRF estime à 400 ceux réellement impactés par l’incident (les autres ont bénéficié d’un « réseau resté en gaz » , en raison de la douceur exceptionnelle qui limitait la consommation). Photo d’illustration

 

 

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l’union 190228b
700 foyers privés de gaz à la suite d’une fuite détectée sur le réseau

Hier vers 12 h 30, 700 foyers ont été privés de gaz à la limite des quartiers Croix-Rouge et Maison-Blanche, à proximité de l’hippodrome, avenue d’Épernay. C’est lors de travaux de terrassement réalisés rue Alfred-Vignau, près du lycée François-Legros, que les services de GRDF ont détecté une « odeur de gaz » . Une « petite fuite » fut alors découverte sur une conduite.

Immédiatement, le tronçon a été isolé. La coupure concernait potentiellement 700 foyers, mais GDRF estime à 400 ceux réellement impactés par l’incident (les autres ont bénéficié d’un « réseau resté en gaz » , en raison de la douceur exceptionnelle qui limite la consommation).

Une vingtaine de techniciens ont été appelés en renfort pour intervenir chez tous les clients concernés, afin de procéder à la réalimentation. Hier à 17 h 30, environ 25 % des quelque 400 foyers étaient de nouveau fournis en gaz. L’opérateur espérait en avoir terminé dans la soirée.

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l’union 190228a
Société : Le Grand Débat s’est invité à Croix-Rouge

La députée Aina Kuric (LREM) dans un rôle de médiatrice d’un débat surtout animé par les citoyens. Adrien Hémard - Agrandir la photo

Mardi soir, un échange dans le cadre du « Grand Débat » a eu lieu salle François-Mauriac.

Je suis venue écouter plus que parler. Dans ce débat, mon rôle de députée est d’être la messagère de ce qui sort de ces échanges », prévient la députée de la 2 e circonscription de la Marne, Aina Kuric (LREM). Pour cela, elle et ses équipes se sont juste chargées de « créer un cadre de discussion ».

Un débat entre citoyens

Ce cadre, c’est celui de la salle François-Mauriac à Croix-Rouge. À l’intérieur, quatre tables, chacune dédiée à l’un des thèmes abordés : organisation de l’État et des services publics, transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, et enfin, démocratie et citoyenneté. « L’idée, c’est de créer de vrais échanges entre citoyens, qui peuvent choisir leurs thèmes de débat », explique la députée.

Peu à peu, la salle fait le plein. Quelques gilets jaunes du rond-point de Thillois sont présents, comme Christophe, 41 ans, mobilisé chaque jour depuis le 17 novembre : « C’est mon deuxième débat. Le premier m’a déçu car il s’est mal fini, les gens ne s’écoutaient plus, c’est important d’être là ».

À la table « transition écologique », Malik, 40 ans, est venu avec Kaïna, sa fille de 9 ans : « C’est une première approche du monde des adultes pour elle. Quant à moi, je suis là pour faire entendre ma voix autrement que dans les urnes » . Cette table est d’ailleurs la plus jeune de la salle, au contraire de celle sur la fiscalité et les dépenses publiques, où s’est assis Christian, retraité installé à Gueux : « J’ai reçu une invitation en tant qu’adhérent LREM, c’est mon premier débat ».

Autour des différentes tables, la discussion s’engage sur la base du questionnaire du Grand débat. « Chaque groupe a désigné un référent qui fera remonter les réponses devant tout le monde à la fin de ce premier temps d’échange », précise Aina Kuric. Ainsi, le débat s’anime – se tend, parfois – entre citoyens de tous âges, de tous milieux. Une grosse demi-heure plus tard, la députée appelle au micro les référents de chaque table pour faire un premier point, avant que les participants ne passent à un autre sujet. Chacun expose les idées de son groupe, auxquelles réagissent les autres par un carton rouge ou vert : « Supprimer les départements en transférant leurs compétences », du côté de l’organisation de l’État et des services publics ; « motiver l’achat responsable, investir dans l’écologie et fabriquer les éoliennes et panneaux solaires en France », pour la transition écologique. À la table fiscalité, on déplore le « manque d’information sur l’utilisation des impôts » et demande une « harmonisation européenne des taxes ». Enfin, plus de proportionnelle et des élus plus présents au quotidien sont souhaités par le groupe démocratie et citoyenneté.

Les participants changent de table, et de sujet, débattent et font de nouveau le point. D’autres idées émergent. La députée Aina Kuric les note et n’intervient qu’à la fin, pour remercier tout le monde. « Nous ferons un point le 15 mars sur ces débats et les cahiers de doléances », conclut-elle.

Adrien Hémard

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Grand débat du diocèse et à la maison d’arrêt

Le grand débat national s’invite décidément partout.

Dans la cité des sacres, les entrepreneurs étaient de la partie hier et ce mardi, la députée Aina Kuric organise un rendez-vous dans le quartier Croix-Rouge.

Mais plus insolite, c’est le diocèse qui organise un forum le 2 mars à la maison Saint-Sixte et sur internet, sans parler d’une date aussi cette semaine à la maison d’arrêt.

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CAHIER ECONOMIE- région : Des places en formation vers les métiers qui recrutent

Les métiers du bâtiment recrutent mais le manque de candidats limite la capacité du Greta à ouvrir des formations. Photo d’illustration Remi Wafflart - Agrandir la photo

Du bâtiment à l’hôtellerie, de l’industrie aux services, le Greta de la Marne forme des demandeurs d’emploi et de salariés en reconversion. Pour certains métiers en tension, les candidats manquent.

I l y a de l’emploi, mais pas toujours de stagiaires. C’est dommage pour les demandeurs d’emploi et pour les entreprises » , déplore Rama Guene, directrice du Greta de la Marne. Groupement d’établissements publics locaux d’enseignement, le Greta centralise l’offre de formation pour adultes dispensée dans les structures de l’Éducation nationale. L’année dernière, le groupement de la Marne a formé 4 600 stagiaires autour de ses antennes de Reims, Châlons, Épernay, Vitry-le-François et Sézanne. Collèges et lycées du département accueillent ce public d’adultes, pour des parcours qui peuvent se faire en alternance.

« Nous nous adressons aux demandeurs d’emploi, aux salariés en reconversion, à toutes les personnes qui sont sorties du système de formation initiale » , décrit Frédéric Rennet, conseiller en formation continue. Le catalogue est mis à jour chaque année. « C’est l’environnement économique qui détermine les besoins de formation, explique Rama Guene. Si, demain, une entreprise s’installe à Reims et nous explique qu’elle cherche dix personnes avec une qualification particulière, on pourra mettre en place une formation spécifique. »

Parmi les secteurs en tension, le bâtiment. Une formation de façadier/enduiseur a ainsi été montée cette année au lycée Arago, à Reims. « Le problème, c’est que l’on ne peut pas assurer une formation prévue pour dix personnes si nous ne recevons que deux candidatures » , expose Frédéric Rennet. « Pourtant, les stagiaires sont rémunérés, et avec les financements, il n’y a aucun coût pour eux. » Le conseil régional, Pôle emploi, mais aussi le CIF et les plans de formation pour les salariés, selon les situations, peuvent souvent prendre en charge le coût de la formation.

Certains métiers souffrent d’une mauvaise image

Pourquoi ce manque de candidats ? « Il y a une méconnaissance des métiers, dont souffrent aussi par exemple la cuisine et le service, concernant l’hôtellerie/restauration » , constate Frédéric Rennet. Pour combattre cette image, le conseiller du Greta met en avant une iniative qui a permis à un groupe de demandeurs d’emploi de rencontrer des restaurateurs de la région. « Les professionnels ont ouvert leurs portes, et pour certaines personnes, c’était la première fois qu’elles entraient dans un restaurant. Elles ont pu parler avec les employés, poser leurs questions… »

Pour attirer des candidats, le Greta met en place une autre expérimentation : « Quand les personnes sont trop éloignées de l’emploi, on peut commencer par les former à la périphérie du métier , explique la directrice. Par exemple, en cuisine, elles peuvent aider à la plonge, à la préparation… Une fois qu’elles sont dans le métier, ces personnes vont vouloir y rester, se former pour passer un diplôme… » Déjà testé dans le Rhône-Alpes, ce dispositif permettra à un stagiaire marnais de se former chez un boulanger, un pâtissier et un traiteur. « Cette personne va apprendre à faire du pain, de la pâtisserie, à travailler en cuisine… Et pourquoi pas évoluer dans ce métier » , ajoute Rama Guene.

Les secteurs qui manquent de candidats

En attendant, quelques secteurs manquent cruellement de stagiaires : outre l’hôtellerie-restauration et le bâtiment, le Greta cherche des candidats pour les métiers de l’industrie, ou encore de l’entretien. « Les entreprises recherchent des laveurs de vitres, un métier en réalité assez technique » , indique par exemple Frédéric Rennet.

Si vous êtes intéressé par ces secteurs, pas besoin d’attendre la fin de l’année scolaire : hormis pour les diplômes de l’Éducation nationale, des certifications et qualifications professionnelles peuvent donner lieu à des sessions à plusieurs moments de l’année. Les conseillers Pôle emploi ou, directement, le Greta de votre département pourront vous renseigner : il en existe un dans l’Aisne, dans les Ardennes, à Troyes (Sud-Champagne)…

Charles Montmasson


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