Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - novembre 2018.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 181115e
cross-country départementaux UNSS : Sous le soleil d’Épernay

Le groupe des cadettes et des juniors du lycée Arago de Reims.

Près de 1 700 collégiens et lycéens ont pris part au traditionnel rassemblement départemental, hier après-midi, sur les installations du stade Paul-Chandon.

C’est l’esprit collectif qui prime en UNSS. « Le classement se fait par équipes mixtes. Il n’y a pas d’objectif individuel. C’est vraiment du travail d’équipe », avoue Béatriz Garrido, la directrice départementale, se félicitant d’avoir pu compter sur une équipe de sport partagé composée de personnes valides et handicapées qui ont couru en relais en même temps que les minimes garçons.

résultats

Individuel

Benjamins : 1. L. Swynghedauw (collège pensionnat du Sacré-Cœur Reims) ; 2. G. Garrido (collège Eustache-Deschamps Vertus) ; 3. L. Meunier (collège Mont d’Hor Saint-Thierry). Benjamines : 1. Elsa Luthar (collège Léonard-de-Vinci Witry-lès-Reims) ; 2. Chloé Bouyssou (collège Université Reims) ; 3. Maissa Bourhroum (collège Saint-Michel Reims). Minimes filles : 1. Alexia Vicente (collège Saint-Michel Reims) ; 2. Sohane Benaissa Yahia (collège Nicolas-Appert Châlons-en-Champagne) ; 3. Elena Prat (collège Raymond-Sirot Gueux). Minimes garçons : 1. A. Fouchal (collège Mont d’Hor Saint-Thierry) ; 2. M. Lallouette (collège Nicolas-Ledoux Dormans) ; 3. S. Rieu (collège Mont d’Hor Saint-Thierry). Cadets : 1. A. Fétizon (lycée Jean-Jaurès Reims) ; 2. T. Jouineau (LPO François-Arago Reims) ; 3. P. Ludwiczak (François-Arago Reims). Cadettes : 1. Salomé Barret (LPO François-Arago Reims) ; 2. Ylona Sovy (François-Arago Reims) ; 3. Cindy Marceau (François-Arago Reims). Juniors garçons : 1. H. Farnane (LPO François-Arago Reims) ; 2. A. Collus (François-Arago Reims) ; 3. E. Garnier (LPO Étienne-Oehmichen Châlons-en-Champagne). Juniors filles : 1. Alizée Ferrand (LPO François-Arago Reims) ; 2. Lola Demaret (François-Arago Reims) ; 3. Joséphine Palin (lycée Colbert Reims).

Par équipe

Benjamins mixtes : 1. Collège Jean-Moulin Saint-Memmie ; 2. Collège pensionnat Sacré-Cœur Reims ; 3. Collège Nicolas-Ledoux Dormans. Minimes mixtes : 1. Collège Victor-Duruy Châlons-en-Champagne ; 2. Collège pensionnat Sacré-Cœur Reims ; 3. Collège Saint-Michel Reims. Lycées mixtes : 1. LPO François-Arago Reims 1 ; 2. LPO François-Arago Reims 2 ; 3. LPO François-Arago Reims 3. Lycées professionnels : 1. LPO Étienne-Oehmichen Châlons-en-Champagne) ; 2. LA Avize Viti Campus ; 3. LA de la Nature et du Vivant Somme-Vesle.

S.P.

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l’union 181115d
Les Quadrimusicales.

Concert hip-hop, rap avec Pasteur. À 19 heures, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis Debar.

Gratuit.

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l’union 181115c
Conférence-débat

Conférence-débat autour de l’ouvrage « Le Malaise dans la civilisation » de Sigmund Freud. Troisième et dernière conférence « Le surmoi ». À 18 heures, bibliothèque universitaire Robert-de- Sorbon, avenue François-Mauriac.

Gratuit.

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l’union 181115b
Les couturières de l’ACRAP ne veulent pas déménager

« L’ambiance est familiale à l’ACRAP. On veut rester ici. » G.L
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« On veut rester ici. » « Ils nous enquiquinent ! » « S’ils nous envoient à perpet’, on n’ira pas ! » Pour Bernadette et ses amies, qui suivent l’activité couture de l’ACRAP depuis des années, pas question de perdre leur deuxième maison. Le bâtiment de l’ACRAP a été construit par la Ville en 1993.

Aujourd’hui, la collectivité veut le démolir, dans le cadre de la rénovation urbaine. En vue : « un programme immobilier avec de l’activité économique et de la mixité sociale » , selon la direction de la Politique de la ville. Incompréhensible pour les membres de l’association, où une pétition a recueilli 1500 signatures. Entre la Ville et l’ACRAP, c’est désormais l’impasse. La Ville dit avoir fait « trois propositions » de relogement, Jean Monteiro n’en compte qu’une. « La mairie nous a présenté le Polydrome, mais ce sont des bureaux, ce n’est pas du tout adapté à nos activités. »

 

 

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l’union 181115a
Social : Polémique au tennis, une plainte déposée

Jean Monteiro, de l’ACRAP, a porté plainte contre la Ville et le club de tennis.G.L
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Reims Des enfants du Secours populaire, placés par l’ACRAP, sont privés de courts à Géo-André.

Les problèmes se multiplient pour l’Association Croix-Rouge pour l’animation et la promotion. Alors que l’ACRAP, forte de 680 adhérents, se débat pour ne pas être rasée (L’Union du 13 octobre), son président, Jean Monteiro, mène un autre combat : réintégrer treize jeunes privés de tennis au complexe Géo-André. Ces enfants sont confiés par le Secours populaire, qui voit dans cet accès au sport un moyen de « réduire l’exclusion et les inégalités ».

Jean Monteiro détaille le dispositif : « Depuis quatre ans, des jeunes jouent au tennis là-bas. Ils étaient quinze l’an passé, et treize à la rentrée. » Mais le 17 septembre, le club annonce que le cours ne peut avoir lieu. Le 21, le président de l’ACRAP se rend sur place : « J’ai constaté que des cours étaient donnés à des enfants, pendant que ceux de l’ACRAP attendaient dehors. »

L’ACRAP dénonce une “discrimination”, la Ville et le club mettent en avant des raisons de sécurité

Suivent des rafales de mails et d’appels entre son association, le club, la Ville propriétaire des terrains et le Comité Marne de tennis. Au final, le 7 novembre, Jean Monteiro porte plainte. Dans sa déposition, il demande au procureur « d’annuler l’exclusion des enfants de l’ACRAP du Tennis club Géo-André » . Outre la Ville et le club, la plainte vise l’adjointe aux sports de Reims, la présidente du club et sa fille (chargée des cours), le président du Comité Marne de tennis et le directeur de la REMS.

Pour Jean Monteiro, « l’expulsion pure et simple de ces enfants est une discrimination à la pauvreté. C’est une affaire de sous. » Des déclarations que la Ville et le club contestent, mettant en avant des questions de sécurité.

Kim Duntze, adjointe aux sports, à qui nous avons appris le dépôt de plainte, indique : « Il y a un problème de sécurité : les enfants sont en surnombre sur un court, ce n’est pas sérieux et ça peut être dangereux. Des enfants n’ont pas d’assurance et ils ne sont pas encadrés par un éducateur diplômé. » Dans un mail, le président du Comité Marne de tennis écrit à l’ACRAP : « Vous avez exposé des jeunes à des éventuels soucis, en omettant de licencier vos adhérents et donc de les assurer. »

Kim Duntze décèle aussi un « problème de pertinence : l’ACRAP veut un créneau le vendredi soir, alors que c’est impossible pour le club et qu’il s’agit d’enfants. Le mercredi semble plus adapté, mais l’association refuse. »

Nathalie Spooner, présidente du club depuis un an, confirme : « Je veux bien accueillir ces enfants et j’ai des créneaux disponibles le mercredi. Il y a de la place pour tout le monde, mais il faut respecter les règles. » Elle précise : « Ils ont des enfants sans licence, donc sans assurance. Un entraîneur diplômé peut perdre son diplôme s’il y a un souci. Les enfants sont aussi trop nombreux : jusqu’à quinze petits de 5 à 10 ans sur un court, c’est dangereux, normalement c’est cinq ou six. »

Des enfants trop nombreux, mal assurés et mal encadrés ? Jean Monteiro dément à son tour. « Il y a treize enfants, que j’assure avec l’ACRAP. » Bref le dialogue est désormais rompu, et la justice alertée.

Guillaume Lévy

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l’union 181113a

Nos quartiers sensibles


À Reims, les quartiers Croix-Rouge et Wilson sont classés en zone de sécurité prioritaire. Édouard Lantenois
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Parce que le taux de délinquance y est plus élevé que la moyenne, les quartiers dits « sensibles » font l’objet d’une attention particulière. Le département de l’Aisne en compte six : Blanchard et Vaucrises à Château-Thierry, Europe à Saint-Quentin, Presles et Chevreux à Soissons. Les quartiers des trois circonscriptions « police » bénéficient d’un dispositif départemental, intitulé Territoire de prévention et de sécurité (TPS), une déclinaison des zones de sécurité prioritaires. Dans les Ardennes, revient principalement le nom du quartier de la Ronde-Couture à Charleville-Mézières. « La situation s’y est toutefois apaisée , souligne la directrice de cabinet du préfet, en raison des réponses apportées, notamment en moyens humains. » Et de louer l’efficacité du travail réalisé par le centre social de la Ronde-Couture. Dans la Marne, émergent les quartiers Croix-Rouge et Wilson à Reims, puis celui d’Orgeval. Les deux premiers sont classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP), soit une zone géographique au sein de laquelle l’ordre et la sécurité publique sont particulièrement dégradés.

Ils font parler d’eux à travers de faits graves comme des actes de violence, des trafics de drogue, des cas de radicalisation… Le 15 juin 2018 à Vitry-le-François, Mourad Chegrouche, 35 ans, a été abattu dans le quartier Rome-Saint-Charles pendant un barbecue organisé dans le cadre de l’Aïd-el-Fitr. Le 17 août 2018 à Reims, Magomed Oumarov, 17 ans, a été tué par balles au pied d’un immeuble désaffecté du quartier Croix-Rouge. Saïd Kouachi, l’un des deux auteurs de l’attentat terroriste ayant décimé les dessinateurs et chroniqueurs de Charlie Hebdo, a résidé pendant près de deux ans dans le quartier Croix-Rouge à Reims. L’un de ses deux beaux-frères, habitant dans le quartier de la Ronde-Couture à Charleville-Mézières, a été inquiété par les enquêteurs qui avaient fini par le relâcher, mais à l’été 2016, rebondissement : surveillé de près parce qu’il était radicalisé, Mourad Hamyd a été interpellé alors qu’il essayait de partir en Syrie.

D’autres épisodes sont ardennais. Suspecté d’avoir apporté une aide logistique aux frères Kouachi, un Revinois du quartier Orzy avait été mis en cause. L’enquête avait révélé qu’il tenait un garage avec Amédy Coulibaly, auteur de l’attaque de l’hyper Cacher à Vincennes. Citons enfin cet Ardennais âgé de 20 ans qui, originaire des Hautes-Rivières, avait entrepris de faire sauter la tour Eiffel.

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l’union 181112b
Maguy méritait bien une récompense

Vous vous souvenez de Maguy ? C’est la petite chienne Carlin de 2 ans, qui avait été volée dans un cambriolage à Croix-Rouge, avant d’être retrouvée par ses maîtres et par la police dans un immeuble du quartier (L’Union du 2 novembre). On se souvient aussi que deux témoins, qui avaient vu les voleurs pénétrer dans l’immeuble avec le chien, avaient appelé les maîtres de Maguy, et que c’est ainsi que l’animal a pu être sauvé. Bref, une histoire qui finit bien, et même très bien : la maîtresse de Maguy a tenu à faire un geste pour les deux témoins, en leur offrant une récompense. Pour les chiens aussi, quand on aime un chien, on ne compte pas.

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l’union 181112a
Au tribunal, Les stars se dégonflent

Vendredi dernier, jugé en comparution immédiate pour avoir caillassé des policiers au quartier Croix-Rouge (notre édition de samedi), un jeune de 18 ans a passé un sale quart d’heure à la barre. La représentante du parquet lui a grondé dessus, la présidente aussi. L’occasion pour elle de tacler ceux qui roulent des mécaniques devant les copains. « Vous commencez fort ! », s’exclame la magistrate, en faisant référence au casier vierge du caillasseur. « Vous voulez devenir comme les grands , faire comme eux : Croix-Rouge – prison, Croix-Rouge – prison ? Quand ils caillassent la police et ne se font pas prendre, ce sont les rois du quartier. Mais quand on les attrape, je vous garantis qu’ils ne font plus les stars. »

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l’union 181111a
Centenaire : Le 11-Novembre, c’est aussi la renaissance

Arnaud Robinet : « J’invite la population à venir en nombre rendre hommage aux combattants. »
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Reims Bombardée 1 051 jours, la ville a pu, tel le phénix, renaître. Aujourd’hui ce sera aussi le moment de se le remémorer.

Placée à quelques kilomètres de la ligne de front, Reims fut bombardée pendant pratiquement quatre ans. Au cours du conflit, la cité devient un symbole, celui de la France meurtrie (avec l’incendie de sa cathédrale), d’une population qui fait corps aux côtés des poilus et, enfin, après l’Armistice, elle devint aussi le symbole des villes à reconstruire.

Arnaud Robinet, le maire de Reims a souhaité que « les enfants soient au cœur de ces commémorations ».

Ce matin, une cérémonie intergénérationnelle d’ampleur débutera à 11 heures avec « plus de 500 participants hors public, du jamais vu depuis le début des commémorations du centenaire » , explique Arnaud Robinet. En plus des élus, des représentants de l’État et des membres d’associations patriotiques. « Il y aura ainsi 100 militaires du 132 e BCAT (Bataillon cynophile de l’armée de Terre). La Ville signera ce jour-là une convention pour leur présence aux cérémonies de commémorations à venir et on dévoilera un véhicule blindé au nom de Reims. Seront aussi présents à la cérémonie, vingt pompiers du SDIS puisque le drapeau de la compagnie des sapeurs-pompiers de Reims a reçu en juillet 1919, la croix de chevalier de la Légion d’honneur. » Le maire évoque la participation des 70 choristes de Nicolas de Grigny et des 50 musiciens de l’harmonie municipale. « Il y a aura 170 scolaires : trois classes venant des écoles Charpentier, Thillois, Charles-Arnould chanteront la chanson Le soldat de Florent Pagny. Une centaine d’élèves de trois écoles du quartier Croix-Rouge ont confectionné des bleuets à partir de bouteilles en plastique pour orner le site du monument aux morts. Enfin, 60 lycéens de la préparation Marine et Terre seront là. J’ai souhaité aussi que l’ensemble des porte-drapeaux (vingt) participe à la cérémonie. »

L’édile lance un appel : « J’invite la population à venir en nombre pour accomplir le devoir de mémoire et rendre hommage aux combattants. »

Prise de conscience

« J’ai voulu que le programme du 11-Novembre permette aussi de prendre conscience de l’effervescence dans laquelle Reims a pu renaître. La victoire marquait la fin de souffrances. La reconstruction fut longue et s’est étalée sur les années vingt et trente. C’est tout le sens des festivités organisées aux halles du Boulingrin, un édifice emblématique de cette renaissance de la ville » , poursuit Arnaud Robinet.

Parmi les temps forts : « Cent enfants du chœur du Conservatoire à rayonnement régional de Reims vont chanter dans l’après-midi. Nous aurons aussi une cinquantaine de figurants en tenue d’époque, des véhicules de collection seront visibles et la caisse des écoles va préparer de la soupe. » 600 bols et une recette authentique : crème de potimarron et croûtons.

Aurélie Beaussart

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l’union 181110c

Mystérieux coups de feu dans le quartier Croix-Rouge


Hier vers 17 h 30, une détonation, peut-être deux (l’écho ?), ont été entendues au quartier Croix-Rouge à Reims, avenue Bonaparte, là où un adolescent de 17 ans a été tué par balle au mois d’août. Alertée, la police s’est rendue sur place mais n’a rien constaté. D’après un témoignage non confirmé officiellement, « quelqu’un » armé de ce qui pourrait être « un fusil » aurait tiré « une ou deux fois » face à « plusieurs jeunes » rassemblés devant l’immeuble du 1, rue Olympe-de-Gouges, à l’angle de l’avenue Bonaparte. Tout le monde a pris la fuite, et il n’y avait plus personne à l’arrivée de la police. Celle-ci n’aurait retrouvé ni impact, ni projectile. Tir(s) à blanc ? Hier soir, le mystère demeurait sur ces détonations qui ont mis en émoi le quartier.

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l’union 181110b
Faits divers : Trois policiers caillassés, sept jeunes interpellés

Quelques pierres ont volé bas, mercredi soir, au quartier Croix-Rouge. Illustration
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Reims Trois des suspects – mineurs – ont été mis en examen, un majeur condamné, les trois autres mis hors de cause.

Mercredi, 20 heures, Croix-Rouge. Une patrouille sérigraphiée du commissariat tourne dans le quartier lorsqu’elle passe devant une dizaine de jeunes rassemblés allée des Bourguignons. L’un d’eux l’interpelle en termes véhéments : « Dégagez de là ! On est chez nous ! On va reprendre les lieux ! Cassez-vous, fils de p… ! Il n’y aura pas de contrôle ici ! »

La patrouille s’arrête. L’un des fonctionnaires reste en surveillance à côté du véhicule tandis que ses deux collègues se dirigent vers l’insolent. Celui-ci ramasse une pierre qu’il jette dans leur direction, sans les toucher.

Tir de Flash-Ball

Au sein de la bande, d’autres jeunes l’imitent. Une deuxième pierre tombe près des policiers, ainsi qu’une « bouteille en verre qui explose à une distance d’un mètre » . L’équipage tire un coup de Flash-Ball, en ne visant personne, mais la détonation suffit à disperser le groupe. L’arrivée des renforts permet d’interpeller sept fuyards tous placés en garde à vue pour tenter de savoir qui a fait quoi.

Au terme des auditions, trois des suspects ont été relâchés sans suite judiciaire tandis que les quatre autres ont été présentés hier après-midi au palais de justice. Trois d’entre eux, mineurs, ont été mis en examen. Quant au dernier, privilège de la majorité, comparution immédiate !

Âgé de 18 ans, Sekou Soumah reconnaît les faits. C’est lui qui a jeté la première pierre après avoir demandé aux policiers de « dégager » . Pourquoi ? Il reproche à la police de ne pas être intervenue assez rapidement, ce tragique soir du mois d’août où un adolescent de 17 ans a été tué par balle avenue Bonaparte. Il affirme ensuite avoir été insulté par la patrouille, ce qu’aucun de ses amis n’a confirmé. « Suite à ça, je me suis énervé. J’ai pris une petite pierre et je l’ai lancée en direction des policiers. »

Je regrette, c’est une connerie

Aucune condamnation au casier judiciaire. Dénonçant des « faits inadmissibles » , la représentante du parquet requiert cependant huit mois de prison, dont quatre ferme avec incarcération immédiate. « Je regrette d’avoir fait ça. C’est une connerie » , concède le prévenu. Les juges prononcent quatre mois, mais sans mandat de dépôt. Il repart libre avec la possibilité de les purger sous un mode aménagé. Les trois policiers obtiennent chacun 200 euros au titre de leur préjudice moral.

Fabrice Curlier

Le « ras-le-bol » du parquet

Grosse colère de la représentante du parquet, hier, contre le caillasseur. « Ce n’est pas vous qui faites la loi à Croix-Rouge ! La police y est chez elle. Elle est là pour protéger les gens, qui en ont besoin. Je rappelle le contexte : dans ce quartier, depuis le début de l’année, 30 vols avec violence et 147 affaires de violences volontaires. J’en ai ras-le-bol de voir qu’en France, des individus se fixent comme objectif de casser du flic . Cette tendance se traduit dans les chiffres : ce sont plus de 13 000 policiers et 3 000 gendarmes qui sont victimes de violences chaque année. Et parmi eux, une dizaine qui sont arrachés à leurs familles. » Autrement dit, tués.

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l’union 181110a
Il fume dix joints par jour

 

 

Mercredi soir, lors d’une série de contrôles réalisés au quartier Croix-Rouge, un jeune homme de 21 ans originaire de la région parisienne s’est fait prendre esplanade Paul-Cézanne avec sept grammes de résine de cannabis.

Trois grammes supplémentaires ont été saisis à son domicile rémois.

Interrogé, il a déclaré fumer dix joints par jour.

 

 

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l’union 181109c
Les profs abusent parfois

« Certains professeurs tiennent des propos blessants qui poussent à les insulter », racontent nombre de collégiens. Photo d’illustration
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Les enseignants ne sont pas toujours les victimes, à en croire les élèves. « Certains tiennent des propos blessants. Du type balancer méchamment à un élève qui veut faire telle ou telle profession qu’il n’y arrivera jamais » , raconte Wilfried, ancien élève du collège François-Legros à Reims, aujourd’hui lycéen. « Parfois, ils attaquent même sur le physique. J’étais au collège à Bazancourt. Je me souviens d’une fille qui avait posé une simple question au prof de technologie. Il lui avait répondu que s’il mettait de l’acide sur son nez, il raccourcirait. Or, la fille avait un nez particulièrement long. J’ai trouvé cela vraiment nul » , raconte Peter (prénom d’emprunt, tout comme les suivants).

Scolarisée au lycée Joliot-Curie à Reims, Halima n’a pas apprécié la remarque d’un professeur envers une élève arrivée une semaine après la rentrée : « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? Tu perds ton temps ici, lui a lancé la prof en guise d’accueil. » Les élèves font état de mots grossiers employés par les enseignants qui poussent les élèves à déraper. « Rabaisser, c’est leur passion. Parfois, on a envie de les tuer quand ils nous insultent. Ils nous disent qu’on ne fera jamais rien, qu’on finira caissière » , raconte Blair, scolarisée au collège Paulette-Billa à Tinqueux. « L’autre jour, la prof nous a dit qu’on était des truites » , raconte Chloée du collège privé Notre-Dame à Reims. Selon une chef d’établissement qui préfère rester anonyme : « En cas d’insulte envers l’enseignant, neuf fois sur dix l’élève est en tort. Une fois sur dix, n’importe qui à la place de l’élève aurait fini par insulter le professeur. » .

 

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l’union 181109b
Justice tribunal correctionnel : Je vole, tu voles, nous purgeons

Le 10 novembre 2017, une dame s’absente de sa maison située rue Newton à Croix-Rouge. À son retour, une porte-fenêtre est fracturée, les pièces sont fouillées, des bijoux et du multimédia ont disparu.

Aucun témoin n’a vu les cambrioleurs, mais ils ont laissé des traces derrière eux. C’est ainsi que deux jeunes gens du quartier sont identifiés : Nassim Benmourad, 21 ans, et Alan Galleze, 22 ans. Le 15 octobre, les policiers débarquent au domicile de Nassim. Il saute par la fenêtre et insulte ses poursuivants quand il est rattrapé place Georges-Braque.

Les mois de prison s’accumulent

Alan Galleze est appréhendé le même jour… en maison d’arrêt, où il purge les dernières de ses douze condamnations, notamment un an d’emprisonnement pour le cambriolage d’une maison située juste à côté de la rue Newton (il s’était fait prendre en flagrant délit au mois de février).

Comparution immédiate renvoyée pour leur permettre de mieux préparer leur défense, les deux amis ont été jugés mardi après-midi par le tribunal correctionnel. Déclarés coupables du vol par effraction (et des outrages pour Nassim), ils ont chacun été condamnés à un an de prison ferme. Sauf éventuelle confusion de peines, Alan Galleze n’est plus libérable avant 2021.

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l’union 181109a
Haltérophilie : L’équipe 2 rémoise à la maison

L’équipe 2 du Reims Haltérophilie Musculation, 3 e de son groupe de Régionale 2 Grand Est, va chercher à prendre la mesure de ses poursuivants, les Mosellans de Petite-Rosselle (4 e ) et les Bas-Rhinois d’Haguenau (5 e ), aujourd’hui à domicile (gymnase François-Legros), pour le compte de la 2 e journée. Victorieux à l’occasion de la 1 re , les Marnais peuvent prendre la tête de la poule. Première barre à 15 heures.

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l’union 181108b
Course hors stade : Girard et Dechamps lauréats à Croix-Rouge

La 4 e édition de « Tout le monde court à Croix-Rouge » se disputait hier soir à l’appel de l’Efsra .

Les athlètes du club ont trusté les premières places. Chez les masculins, Florian Girard a devancé Maxence Soulet, un nouveau venu dans le groupe de Farouk Madaci (champion de France juniors du 5 000 m), et Antoine Rougieux.

Du côté des féminines, Anaïs Dechamps a dominé le classement devant Meryem El Baakak et Eugénie Lorain.

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l’union 181108a
Culture : La dictée géante attire des dizaines de joueurs

L’esprit de cette « épreuve » est davantage ludique que scolaire. A.P.
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JEAN-PIERRE BAUWENS, RETRAITÉ
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ISABELLE CARAMELLE, MÈRE DE FAMILLE
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Claude rigaud, ancien médecin
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Dans le quartier Croix-Rouge, près de 150 concurrents se sont confrontés hier, dans un esprit plus ludique que scolaire, à un texte de Zola.

Le charretier était debout, un vieillard vêtu d’un tricot de laine violette, coiffé d’une casquette en poil de lapin, pendant que son cheval, un gros cheval jaune, attendait, dans une immobilité de pierre, qu’on eût vidé les six berlines montées par lui…

Cet extrait de Germinal de Zola vous rappelle-t-il des bons (ou moins bons) souvenirs d’école ? En tout cas, hier, c’est lui qui servait de support à la « dictée géante » qui s’est déroulée dans une salle municipale du quartier Croix-Rouge.

Ici, il n’y a pas de note !

Pas loin de 150 amoureux de la langue française y participaient, plutôt encourageant pour une première, même s’il y a eu un peu de perte en ligne puisque l’on avait compté jusqu’à 200 inscriptions.

La dictée géante, c’est un concept imaginé et même labellisé par un journaliste de région parisienne, Rachid Santaki, pour qui se colleter avec les pièges et subtilités de notre langue peut s’avérer finalement plus amusant que rébarbatif. « Il ne faut pas prendre cette dictée comme un marathon de l’orthographe, commente-t-il, mais plutôt comme un jeu. »

D’ailleurs, il fut le premier – et pas le seul – à lever la main quand il posa la question : « Qui n’aime pas faire des dictées ? » , histoire de montrer à son public qu’il n’avait aucun complexe à avoir. « Et de toute façon, ici, il n’y a pas de note ! » rappelait-il.

Une large variété d’âges était représentée à cette occasion, depuis les retraités comme Françoise, une habitante du quartier qui avait « de bons souvenirs de dictée de l’école primaire, même si j’aimais plus les chiffres et les maths », jusqu’au petit Enzo, élève de CP, que le « dicteur » ne manqua pas de féliciter et d’encourager, « parce que vous, les CP, vous en êtes juste à l’âge où on commence à écrire. »

Le hercheur et le galibot

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Fort heureusement, le texte n’était pas tout à fait le même pour les débutants et les aguerris. Ce qui a permis aux premiers, par exemple, d’éviter les peu évidents « hercheur » et « galibot » qui attendaient les autres au détour des phrases. Antoine Pardessus

L’ESSENTIEL

Reims accueillait hier dans le quartier Croix-Rouge sa première « dictée géante », concept imaginé et porté par un journaliste de la région parisienne, Rachid Santaki. Près de 150 personnes d’âges très variés ont participé.

Il s’agissait d’une première pour la cité des sacres, et de la 178 e organisation de cette « épreuve » en 5 ans.

L’idée est de faire redécouvrir la langue française à travers un moment de divertissement autour des mots.

VOTRE AVIS ? : Pourquoi avez-vous voulu participer à cette dictée ?

JEAN-PIERRE BAUWENS, RETRAITÉ

J’ai voulu participer parce que je voyais là une occasion de rencontrer des gens, de passer un moment de convivialité. Vous voyez toutes les tranches d’âge différentes, personne n’a peur ! Pour ma part, j’ai quitté l’école à 14 ans, mais j’étais assez bon en grammaire ; les épithètes, les attributs, tout ça, je connaissais

ISABELLE CARAMELLE, MÈRE DE FAMILLE

C’est la première fois que je viens à ce genre d’animation ; je suis venue parce que j’étais très bonne en dictée à l’école, très forte sur les accords, donc pour moi ça faisait un petit défi : est-ce que je suis toujours aussi bonne aujourd’hui ? Et, comme ma fille est là aussi, cela permet de savoir laquelle de nous deux est la plus forte.

Claude rigaud, ancien médecin

J’ai l’habitude de ce genre d’exercice, j’ai déjà participé à des compétitions de dictée avec la Défense de la langue française. Ce qui m’amuse, c’est quand je me rappelle qu’en CM2 et en 6 e , je ne faisais quasiment jamais de faute. Là, j’ai hésité par exemple sur « charretier », sur « efflanqué ». En 6 e , je n’aurais jamais hésité !

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l’union 181107d
Course hors stade : Tout Croix-Rouge Court ce soir

 

 

L’Entente Family Stade de Reims athlétisme organise la 4 e édition de sa corrida « Tout Croix Rouge Court » ce mercredi 7 novembre.

Première course à 18 h 15.

Épreuve principale à 19 h 40 (5 km).

Départs et arrivées, parking de l’hippodrome de Reims.

 

 

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l’union 181107c
À VENIR

Belote de l’association Étoile Croix du Sud, dimanche 11 novembre à 13 h 30, 10 avenue Léon-Blum. Réservation au 03 26 06 56 66.

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l’union 181107b
Une bestiole peut en cacher une autre.

Lundi à Croix-Rouge, avenue Léon-Blum, alors que nous cherchions un logement infesté de punaises de lit (L’union d’hier), nous sommes tombés sur d’autres insectes, tout aussi dégoûtants. Au 21, v’là les cafards ! « L’immeuble est blindé de cafards, c’est insupportable ! », se plaignent des locataires de la tour. Au 25, ce sont des punaises de lit, le fléau. Le « mal du siècle » selon Reims Habitat, qui s’exprimera bientôt sur le sujet.

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l’union 181107a
Faits divers : Elle tombe mortellement lors d’une dispute, son mari incarcéré

Le drame s’est produit dans un immeuble de l’avenue Bonaparte, où le couple était connu pour ses disputes et tapages récurrents.
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Une dispute conjugale s’est terminée tragiquement dans un appartement de Croix-Rouge : la femme est tombée à la renverse, pour ne plus se relever. Son mari a été mis en examen et écroué.

Des violences intrafamiliales ont encore coûté la vie à une femme. Cette nouvelle victime âgée d’une quarantaine d’années vivait avec son conjoint dans un immeuble de l’avenue Bonaparte, au quartier Croix-Rouge. Une relation tumultueuse, sur fond d’alcoolisme chronique et de misère sociale, marquée par des disputes récurrentes. Jusqu’à la dernière, fatale, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, mais on ne l’a appris qu’en ce début de semaine.

Les secours ont été prévenus vers 4 heures du matin. À leur arrivée, la dame gisait dans une pièce. Elle était déjà morte, depuis deux ou trois heures selon les constatations médicales.

Trop alcoolisé, il ne prévient pas les secours

Interrogé, le mari a d’abord prétendu avoir retrouvé sa femme inerte, après s’être absenté du domicile. Des incohérences dans son récit ont toutefois intrigué les enquêteurs. Poussé dans ses retranchements, il a fini par reconnaître qu’il était bien présent au moment des faits.

D’après ses déclarations, l’homme en est venu aux mains avec sa femme, ce qui est attesté par des traces de griffures qu’il portait sur son corps. Il dit l’avoir repoussée, elle serait tombée à la renverse et il aurait entendu « crac » lorsque sa tête a heurté le sol. La victime ne s’est pas relevée, sans inquiéter outre mesure le mari, trop occupé à cuver ses libations. Ce n’est que bien plus tard que l’alerte a été donnée.

Présenté vendredi au parquet, le conjoint a été écroué après s’être vu notifier une mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » , indique le procureur de Reims Matthieu Bourrette. D’origine portugaise, l’homme âgé de 46 ans encourt au maximum quinze ans de réclusion criminelle.

La police était déjà intervenue à plusieurs reprises au domicile du couple pour « des problèmes de tapage » , mais aucune violence susceptible d’entraîner des poursuites n’avait été constatée. Le seul antécédent judiciaire du mari se limitait à une ordonnance pénale, pour une petite infraction sans lien avec des violences conjugales.

Fabrice Curlier

Deux crimes en deux mois avenue Bonaparte

La dispute mortelle du 1 er novembre est le deuxième crime de sang commis avenue Bonaparte en deux mois. C’est à quelques pas de l’immeuble du couple, devant la barre désaffectée du n ° 9, qu’un adolescent de 17 ans d’origine tchétchène a été tué par balle le 17 août, lors d’une expédition punitive au motif encore obscur. Le tireur présumé et deux supposés complices ont été mis en examen le 18 octobre (notre édition du 19). Les avocats avaient fait appel des placements en détention provisoire. Examinées ces jours derniers, leurs demandes de remise en liberté ont été rejetées par la chambre de l’instruction de la cour d’appel

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l’union 181106a
Environnement : Les punaises de lit démangent à Croix-Rouge

La literie de Gérard Saladé est infestée de punaises, qui lui pourrissent la vie. Photos G.L
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Reims Ils n’en peuvent plus, se fédèrent, font des pétitions. Et souvent perdent le sommeil, à force de démangeaisons.

C es punaises transforment notre vie en enfer. On se sent totalement démunis, livrés à nous-mêmes. Des gens n’osent plus dormir, ça bouleverse tout ! » Gérard Saladé, 63 ans, est confronté aux punaises de lit depuis janvier. Trois interventions d’une société spécialisée n’y ont rien changé. « Elles sont devenues très résistantes, les insecticides classiques ne marchent plus. » Gérard vit au 25 de l’avenue Léon-Blum depuis treize ans, et souffre depuis des mois. « Une femelle peut avoir des centaines d’œufs. Très vite, l’appartement est infesté. Les punaises s’infiltrent partout et attaquent la nuit. »

Cet animal, devenu un fléau national, se nourrit du sang des humains endormis. C’est donc logiquement sous leur lit qu’elles s’installent souvent. « Près de leur casse-croûte » , ironise le locataire. « En suçant le sang, elles déposent de la salive qui provoque de grosses démangeaisons et des réactions plus ou moins importantes, parfois des boursouflures. » Se plaignant d’être peu épaulé par Plurial Novilia, qui « ne prend plus en charge les frais de désinfection » , Gérard Saladé a créé la page Facebook « Halte aux punaises de lit ». Elle regroupe une trentaine d’habitants. « Et encore , beaucoup n’en parlent pas car ils ont honte : ils pensent que ça vient d’un problème d’hygiène. C’est faux, il peut y en avoir dans des logements bien tenus. »

Nous avons visité d’autres logements de Croix-Rouge, certains très propres, confrontés au même problème. Au nº37 de la tour Taittinger, près de l’hippodrome, une pétition a été adressée à Reims Habitat, « signée par tout le bloc » , expliquent des habitants. Parmi eux, Hafeda Abid, au 7 e étage, élève plusieurs enfants et loge sa mère. « On était tellement piqués qu’on n’en pouvait plus. »

« C’était invivable, j’en pleurais la nuit »

Avec le soutien de Nasser Bénadéla, de l’association Entraide rémoise, son logement a été désinsectisé. « Au début Reims Habitat me demandait de payer 300 €, et finalement je n’ai rien eu à payer. » Depuis, le calvaire a cessé. Mais la famille redoute que les punaises contre-attaquent. C’est le scénario déploré deux étages au-dessus, chez Ludovic et Amandine Savetier, parents de cinq enfants.

« Ç’a été l’enfer pendant deux ans, on ne dormait plus » , s’écrie le père. Sa femme a même « quitté (s)on mari avec les enfants, tellement c’était invivable. J’en pleurais la nuit. » L’éradication a été réalisée il y a quelques mois. L’épouse est revenue, mais les punaises aussi. Les enfants montrent des « boutons qui grattent beaucoup » , une fillette a même dû aller à l’hôpital. « On a jeté des matelas, on a déchiré les papiers peints car elles se cachent dessous, on en a tué beaucoup, mais il y en a toujours » , se désespère le couple.

Aujourd’hui, il aimerait déménager. Gérard Saladé, lui, aimerait passer des messages. L’un aux professionnels : « Les logeurs doivent mieux nous aider, et les entreprises doivent utiliser des produits plus efficaces. » Le second message est adressé aux particuliers : comme les punaises arrivent parfois par des literies ou fauteuils récupérés aux encombrants, « il faudrait que les gens qui déposent leurs meubles, écrivent dessus : Ne pas prendre, présence de punaises Cela éviterait qu’elles se propagent à de nouveaux logements. »

Contactés plusieurs fois, Plurial Novilia et Reims habitat n’ont pas pu être joints.

Guillaume Lévy

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l’union 181105a
Deux feux de poubelles dans la nuit

Les sapeurs-pompiers ont été appelés pour éteindre deux feux de poubelles dans la nuit de samedi à dimanche à Reims. Deux premiers containers se sont enflammé place des Oiseaux dans le quartier Europe un peu après 21 heures.

Le second incendie, des détritus dans une poubelle métallique, s’est déclaré au rez-de-chaussée d’un immeuble de l’allée des Tourangeaux à Pays-de-France vers 22 h 30. Si des habitants ont réussi à éteindre les flammes avant l’arrivée des soldats du feu, ces derniers ont procédé sur place à des reconnaissances afin d’éviter toute reprise.

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l’union 181103a
Les bénévoles organisés en équipe ont besoin de renforts

Les bénévoles se retrouvent vers 19 heures pour préparer la tournée, qui durera jusqu’à minuit chaque soir.
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Une quarantaine de bénévoles compose l’équipe du Samu social. « Il en faudrait au moins le double pour que les tours de maraude ne reviennent pas plusieurs fois par semaine pour chacun » , évalue Jean-Luc Geoffroy, responsable de la Croix-Rouge à Reims. Formation, immersion progressive, soutien de la part des autres membres : tout est fait pour faciliter l’intégration.

Envie d’être utile, besoin d’accorder de son temps aux autres quand les enfants sont devenus grands, volonté de « donner un coup de main » quand on a soi-même connu la rue, souhait de « rester connecté » aux réalités que traversent les plus précaires d’entre nous…

Les motivations sont nombreuses et basées sur des principes que tous partagent, rappelés sur une grande affiche, dans les locaux du 3 rue Joliot-Curie. Sept mots structurent la charte de l’association : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité.

Pour devenir bénévole ou faire don de gants et bonnets : 03 26 46 31 93.

 

 

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l’union 181102b
Les poubelles brûlent…

Une poubelle est partie en fumée mercredi à 17 h 50, allée des Bourguignons à Croix-Rouge.

La nuit d’Halloween a aussi été fatale à plusieurs conteneurs : les pompiers sont intervenus à 22 heures rue des Savoyards (Croix-Rouge), puis rue de Dunkerque et rue de Normandie (Wilson), à 4 heures.

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l’union 181102a
Les cambrioleurs venaient pour le chien

Après plusieurs heures éprouvantes, la petite chienne carlin a retrouvé son foyer mardi soir.
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Un couple s’est fait dérober un chien de race, cible unique d’un vol avec effraction à Croix-Rouge.

Christiane est encore « sous le choc » . Mais au moins a-t-elle retrouvé sa chienne, Maguy, deux ans et demi, « qui est un animal, c’est vrai, mais qui fait complètement partie de notre vie » . Pour ce couple d’un certain âge, le cauchemar a commencé mardi après-midi. À 16 heures, le téléphone de Christiane lui envoie un message d’alerte : allée des Normands, dans une partie plutôt pavillonnaire de Croix-Rouge, leur maison, sous télésurveillance, est en train d’être cambriolée.

« Mon alarme s’est déclenchée et je suis rentrée le plus vite possible. Juste à temps pour voir, devant chez moi, un jeune habillé tout en noir, avec une capuche, qui s’enfuyait en courant. » Christiane rentre dans sa maison et découvre que la chienne a disparu. « D’abord, j’ai cru qu’elle s’était sauvée, donc je l’ai cherchée partout. » Sans résultat. Le fils de son compagnon envoie alors un message sur Facebook et sur la page Pet Alert 51, spécialisée dans les animaux perdus. Le résultat ne tarde pas. « Une heure après, une dame m’a appelée pour me dire qu’elle avait vu deux jeunes sortir d’une Clio avec ma chienne, et entrer dans un immeuble. » Celui-ci est aussi situé à Croix-Rouge, secteur Croix-du-Sud, rue Berthe-Morisot, à un kilomètre du domicile cambriolé. Les propriétaires du chien s’y rendent sans attendre, mais se trompent d’immeuble et repartent bredouilles. Une heure après, un autre témoin les contacte, donnant les mêmes informations. Deux jeunes se sont engouffrés dans l’immeuble avec l’animal. Cette fois, le couple appelle la police, qui arrive en nombre au pied de l’immeuble. « On a fait tous les étages, et au dernier, on a fini par la trouver ! » La police se fait ouvrir la porte d’un logement au quatrième étage, et tombe sur un locataire d’âge mûr, qui ne semble pas trop comprendre ce qu’il se passe. Près de lui, trois jeunes qui semblent squatter, dont deux qui tentent en vain de se cacher, de la drogue, et au milieu Maguy, qui se réfugie dans les jambes de sa maîtresse. « Elle a passé environ trois heures à cet endroit et n’avait pas l’air maltraitée. Dans l’appartement, il y avait beaucoup de croquettes de sortes différentes, ça m’a surprise. » De quoi s’interroger sur un éventuel trafic de chiens de race.

Du côté de la police, les agents ont interpellé les quatre individus. Grâce à la vidéosurveillance, l’un d’eux a été identifié comme étant l’auteur ou l’un des auteurs du cambriolage. Les trois autres ont été relâchés. Le mis en cause, âgé de 17 ans, a reconnu le vol avec effraction, ainsi que des outrages commis envers des policiers. Il est convoqué en janvier devant le juge des enfants.

Maguy a retrouvé son foyer et son panier mardi soir. Christiane a quant à elle perdu le sommeil. « Je le vis très mal. » Elle peine encore à s’expliquer ce qui lui est arrivé. « Je pense qu’ils étaient au moins deux, mais ils n’ont volé que le chien. Ce sont des chiens de race, je le sais, mais pour nous c’est beaucoup plus que ça. »

Guillaume Lévy

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l’union 181030b
Immobilier : Nexity s’offre l’ex-CCI de Reims

L’hôtel Ponsardin avait été acquis par la chambre de commerce rémoise en 1880. L’ensemble fait 8400 m2 dont 3200 m2 de parking sous-terrain.
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Le promoteur a été retenu par les élus pour le rachat de l’hôtel Ponsardin et son annexe.

Une longue page d’histoire va se tourner à Reims. Le siège de l’ex-chambre de commerce et d’industrie de Reims-Épernay va quitter les murs de l’hôtel Ponsardin occupé par les équipes consulaires depuis 1880. À la suite d’un appel à candidatures, c’est le groupe immobilier Nexity (3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 7 200 collaborateurs) qui a été retenu par les élus de la CCI Marne pour l’acquisition de cet ensemble de 8400 m 2 dont 3200 m 2 de parking. Le vote a eu lieu en juin et le compromis devrait se signer dans les semaines à venir. Le groupe entend développer un projet mixte comprenant des logements, des bureaux et de la restauration.

Seuls trois dossiers jugés recevables

« I l y a eu beaucoup d’intérêt avec des visites mais au final seuls trois dossiers ont été jugés recevables », fait savoir Philippe Wittwer, directeur de la CCI Marne. La chambre avait mis la barre haute en termes de garanties. Les deux autres dossiers concernaient des projets de bureaux et de résidence seniors. Le montant de l’acquisition s’élève à un peu moins de 7,4 millions d’euros alors que l’estimation était de 8 millions d’euros. « Cela reste dans la marge de négociation acceptée par les Domaines », précise le directeur.

Le bien est composé de deux lots : l’hôtel Ponsardin édifié en 1780 et en partie classé aux Monuments historiques, un bâtiment contemporain de bureaux annexes surmontant un parking sous-terrain. L’hôtel du XVIII e dispose aussi d’une petite salle de spectacles et d’un grand jardin, le toyt situé à un jet de pierre de la cathédrale.

Un déménagement lié à celui de néoma

L’ex-siège de la CCI rémoise est occupé actuellement par 110 à 115 personnes. Il y a environ 50 agents consulaires et le personnel de diverses structures dont le Reims Business Hub. Ils ne seront toutefois pas à la rue demain matin, la CCI ayant négocié de conserver l’usage d’une partie des locaux pendant un an et demi.

En attendant, un appel a été lancé auprès des acteurs immobiliers en vue de trouver de nouveaux locaux de façon définitive ou provisoire. En effet, le départ de Ponsardin est lié aux projets immobiliers rémois de Neoma Business School. Cette dernière envisage de quitter ses deux campus du quartier Croix-Rouge pour rejoindre, éventuellement, les anciens Magasins Généraux dont la reconversion est étudiée par le promoteur Kaufman & Braud, suite à une convention signée le 22 octobre avec Reims et le Grand Reims. Mais rien n’est encore fait, les données de coût et d’espace du projet n’étant encore pas connues. Dans les multiples scénarios envisagés, on ne sait pas si le personnel consulaire suivra l’école de commerce ou s’installerait le « Campus 2 » que libérerait Neoma.

En tout cas, la jolie cagnotte que devrait encaisser prochainement la chambre marnaise va sans nul doute stimuler l’imagination des professionnels de l’immobilier locaux.

Julien Bouillé

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l’union 181030a
Faits divers : Frappée par son petit ami à 14 ans

Samedi matin, c’est une jeune fille de 14 ans qui a été frappée par son petit ami. Illustration
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Deux affaires de violences entre concubins ont occupé les forces de l’ordre rémoises ce week-end.

La première est survenue samedi matin dans un logement de la rue Charles-Marq, dans le quartier Wilson : une dispute a éclaté entre une adolescente de 14 ans et son petit ami, majeur, et a dégénéré. La jeune victime, qui a essuyé les coups du jeune homme, porte des traces de sur le visage. Elle souffre notamment d’un gonflement à l’œil gauche. Interpellé, le compagnon violent était dans un état second : il avait beaucoup bu.

Refus de déposer plainte

Il devra répondre de ses actes à l’occasion d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, jumelée à une convocation par officier de police judiciaire pour le 19 décembre. C’est-à-dire que s’il refuse la peine qui lui est proposée par le procureur, il reviendra au tribunal correctionnel de décider de son sort.

La deuxième affaire date de samedi soir. Vers 20 h 50, les policiers sont appelés place Georges-Braque, dans le quartier Croix-du-Sud, par une femme qui dit avoir reçu une gifle de la part de son compagnon. Ce dernier est placé en garde à vue dans la foulée.

Mais alors que la procédure semble bien engagée, la dame fait machine arrière et refuse de déposer plainte. Une attitude qui ne laisse d’autre choix au parquet que de classer l’affaire sans suite.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. L’individu interpellé aurait pu s’en tirer sans embûche… s’il n’avait refusé de souffler dans l’éthylomètre à son arrivée au commissariat. Pour cette résistance à se soumettre au contrôle, il fera l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 19 décembre prochain.

Marion dardard


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